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Usine métallurgique dite forges des salles, actuellement maison (Perret, fusionnée en Bon Repos sur Blavet en 2017 - également sur Sainte-Brigitte, 56)

Dossier IA22008216 réalisé en 2007

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • logement patronal
    • four industriel
    • bureau
    • atelier de fabrication
    • école
    • logement d'ouvriers
    • logement de contremaître
    • chapelle
Appellationsdite forges des Salles
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéeslogement patronal, four industriel, bureau, atelier de fabrication, école, logement d'ouvriers, logement de contremaître, chapelle
Dénominationsusine métallurgique
Aire d'étude et cantonArrondissement de Guingamp - Gouarec
AdresseCommune : Bon Repos sur Blavet
Lieu-dit : Perret Salles (les)
Précisionsoeuvre située en partie sur la commune Sainte-Brigitte

Les forges des Salles sont construites de 1621 à 1623 par le duc Henri II de Rohan. Leur activité a cessé en 1878. Le lieu reste habité et la cantine a continué de fonctionner sous la forme d'un café-épicerie jusqu'en 1954.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Le site est constitué d'une multitude de bâtiments, tous construits en moellon de schiste. Le bâtiment patronal, où logeait le régisseur, a un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît. Il a un toit à longs pans en ardoise et possède deux pavillons avec toit à la mansard. Un jardin, appelé "thabor", se développe sur la pente et porte à son sommet une orangerie, avec un comble à surcroît et des ouvertures à linteau de bois. Une menuiserie, qui a un comble à surcroît, possède deux grandes portes en plein cintre encadré par deux pilastres à chapiteau en granite. Elle comprend également une porte plus petite de même forme, sans pilastre. Le pignon porte également une fenêtre en plein cintre à l'étage. L'école a un étage de comble, un toit à longs pans en ardoise, avec des encadrements à linteau de bois. Le haut fourneau possède un étage carré et un comble à surcroît. Sa façade antérieure a une grande porte en plein cintre. Sa façade postérieure possède à son sommet une ouverture, à laquelle on accède par une passrelle en bois sur laquelle est posée une voie Decauville. La halle à charbon où l'on entreposait le charbon de bois nécessaire au haut fourneau est en rez-de-chaussée. Elle possède une grande ouverture encadrée par deux contreforts. Une grande baie vitrée avec un linteau en béton. Elle possède un gros contrefort sur sa façade postérieure. La "rangée"abritait 12 maisons avec chacune un jardin. Elles ont un comble à surcroît. En 1841 : 73 personnes y logeaient. La cantine a un étage carré et un comble à surcroît. Ses ouvertures ont un linteau en bois. Les 4 bâtiments des "commis" (contremaîtres) sont une succession de maison à un et deux étages carrés, avec chacune un comble à surcroît. Ces bâtiments construits au 18e siècle possédaient un jardin. La régie, bâtiment administratif où l'on faisait les comptes, possède un étage de comble. La chapelle a un toit à longs pans avec une croupe sur un pignon.

Mursschiste
granite
bois
béton
moellon
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
États conservationsétablissement industriel désaffecté, restauré
Statut de la propriétépropriété privée
propriété d'une association
Protectionsinscrit MH, 1981/10/26
inscrit MH, 1993/12/24

Annexes

  • Lettre du Directeur des forges, 8 septembre 1811

    Monsieur, la forge des Salles dont je suis directeur existe, telle qu'elle est, depuis un temps immémorial et j'ignore absolument comment elle fut établie.

    Elle ne fait exploiter que du minerai de fer d'alluvion et elle est forcée de chercher le minerai partout où elle peut en trouver, le plus souvent à des distances fort éloignées et jusqu'à 5 ou 6 lieues autour d'elle ; ce qui lui cause de très grands frais.

    Les fouilles qui sont faites pour extraire le minerai étaient autorisées par les anciennes lois. Elles le sont encore par celle du mois d'avril 1810, sauf l'observation des formalités que cette loi prescrit.

    Il serait bien impossible de déterminer le produit de chacune de ces fouilles puisqu'il en est beaucoup qui ne produisent rien ou presque rien.

    Il le serait également de fixer leur produit entier par années, puisqu'il varie à l'infini et est tout à fait incertain.

    Elles se font, soit sur les terres du propriétaire de la forge, Mr de Janzé, soit sur d'autres terres de particuliers.

    Tous les minerais qui s'emploient à la forge des Salles se tirent à ciel ouvert et sans puits ni galleries. Leur exploitation qui ne peut donner lieu à une concession ne doit par conséquent être assujétie (sic) qu'aux dispositions de la loi du mois d'avril 1810, relative aux minières et le décret du 6 mai, même année, dont vous me parlez, Monsieur le sous préfet, doit être, je pense, regardé comme leur étant totalement étranger.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série M ; sous-série 6 M 936. Administration générale et économie (an VIII-1940). Commerce et industrie : statistique industrielle : instructions et correspondance ; liste des fabricants et manufacturiers ; tableau des industries ; états trimestriels ou annuels de la situation industrielle du département, etc., 1806-1913.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 80 S : 80 S 3 (3). Mines. Contrôle de l'industrie minérale et métallurgique. Dossiers d'usines métallurgiques. Forges des Salles, en Perret, 1811-1866.

Bibliographie
  • Jean-Yves Andrieux Les forges des Salles. Un ensemble sidérurgique des XVIIIème et XIXème siècles au coeur de la Bretagne. Imprimerie du centre, Loudéac.

    21 p.
  • Jean-Yves Andrieux Forges et hauts-fourneaux en Bretagne : du XVIIe au XIXe siècle : Côtes-du-Nord. CID Editions, 1987.

Périodiques
  • Jean-Yves Andrieux Histoire de la métallurgie bretonne. Ar Men, n°18, 1988.

Liens web