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Trésorerie, actuellement presbytère, 4 rue Saint-André (Tréguier)

Dossier IA22133194 inclus dans Rue Saint-André (Tréguier) réalisé en 2017

Fiche

  • Vue générale nord
    Vue générale nord
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • jardin
    • cour
    • écurie
    • logement
    • puits
    • séchoir

Demeure d'un grand dignitaire ecclésiastique, la trésorerie se distingue par son caractère imposant et l'occupation d'une grande parcelle en coeur de ville. Elle est construite au début du 18e siècle entre une cour "en parterre" ouverte sur la rue Saint-André et un grand jardin enclos de murs qui a conservé ses terrasses. La disposition intérieure du logis et ses aménagements sont en place, précieux témoins de l'espace privé chez les chanoines de Bretagne.

Parties constituantes non étudiéesjardin, cour, écurie, logement, puits, séchoir
Dénominationsperception
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Tréguier
Adresse : 4 rue Saint-André

Ancien hôtel particulier construit dans le premier quart du 18e siècle, peut-être à l'emplacement d'un précédent édifice. Avant la Révolution, ce bâtiment appelé la maison de la Trésorerie est habité par le chanoine trésorier, un des cinq dignitaires du chapitre de la cathédrale. Il se situe au sein d'un environnement ecclésiastique très prégnant qui comprend, outre la cathédrale, les bâtiments voisins de la Psalette, de la Chantrerie, du couvent des Soeurs de la Croix et de l'archidiaconé aujourd'hui disparu. La Trésorerie est vendue le 7 avril 1792 à Jean-Joseph Daniel de Kerbriand. Elle abrite aujourd'hui le presbytère.

Dans la cour, le puits témoigne de l'occupation antérieure des lieux. Sa forme hexagonale et son corps de moulures (quart de rond et cavet) permettent de le dater de la 1ère moitié du 16e siècle. Sa base moulurée est cachée sous la terre, peut-être posée sur un dallage destiné à protéger le puits des projections d'eau boueuse. Le blason aux armes du trésorier du chapitre est aujourd'hui muet. Un couronnement en ferronnerie surmontait probablement la margelle.

La dépendance située à proximité immédiate du corps de logis, à l'ouest, est construite tardivement dans l'ancienne basse-cour de la trésorerie. Au cours du 19e siècle ou au début du 20e siècle, le jardin est agrandi à l'ouest par l'acquisition d'une parcelle en coeur d'îlot dans laquelle est construit un séchoir avec logis de domestique associé.

Période(s)Principale : 1er quart 18e siècle

Corps de logis sur cave, entre cour et jardin ceints de hauts murs. Au nord, le portail d'entrée ouvre sur la rue Saint-André. L'édifice présente une double orientation et des façades Nord-Sud identiques : ordonnancées selon une composition symétrique à cinq travées avec des extrémités en saillie formant pavillon. La mise en oeuvre des murs est en moellon de schiste et les linteaux des baies en granite sont en arc segmentaire à claveaux. La porte d'entrée nord est desservie par un escalier à double volée et à perron.

Le rez-de-chaussée s'articule selon une disposition symétrique de part et d'autre du vestibule et de la cage d'escalier. Côté Ouest, un corridor placé au Nord dessert la cuisine et l'ancien office, lequel communiquait à l'origine avec l'escalier de la cave. Côté Est, une porte à double battant donne sur la salle à manger et le salon placé en enfilade. Bien que simple, le décor est très soigné : lambris d'appui sur le contour des pièces, cheminées à tablette boisée sur toute la hauteur, embrasures boisées, volets intérieurs. Les moulures sont dépourvues de sculptures, encore très inspirées par le style Louis XIV, sans aucune référence à la Rocaille. Le décor néo-gothique de la salle à manger date de la seconde moitié du 19e siècle.

L'escalier monumental en bois, tournant à retours, est orné d'un garde-fou à balustres. Les quatre chambres de l'étage sont desservies par deux corridors placés au nord : deux grandes chambres situées aux extrémités, chacune dotée d'une antichambre et d'un cabinet ; deux petites chambres. Chacune dispose d'armoires d'attache de part et d'autre de la cheminée boisée sur toute la hauteur et de lambris d'appui sur le contour de la chambre.

Une petite cour est aménagée au sud le long du corps de logis, limitée par un talus servant à soutenir les terres du jardin auquel on accède par un escalier. Bout au sud du jardin, une levée soutenue par un talus servait d'appui à des fruitiers en espaliers.

Une dépendance en maçonnerie et charpente, à usage de remise et de séchoir, est établie au Sud-Ouest du jardin. Elle intègre un logis de domestique très rudimentaire à l'étage.

Mursschiste moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couvertures
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en charpente

Annexes

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbal d'estimation. Biens nationaux de première origine. Arrondissement de Lannion. 1Q1/33 Tréguier

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 1Q1/33
Bibliographie
  • GUILLOU, Adolphe (préface d'Anatole Le Braz). Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois. F. Guyon, Saint-Brieuc, 1913 (réédition collection Monographies des villes et villages de France. Paris, 1993, 204 p.)

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7382
(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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