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Secteur urbain programmé, dit Le Colombier (Rennes)

Dossier IA35024448 inclus dans Ville de Rennes réalisé en 2000

Fiche

Œuvres contenues

Le Colombier, conçu en deux entités fonctionnelles initialement reliées par une passerelle récemment détruite, constitue également deux entités formelles qui s'opposent par leur volumétrie.

A l'est l'espace est évidé par la présence du Champ-de-Mars, vaste parking le plus souvent couvert de voitures en stationnement ; les édifices qui le cernent au nord, à l'est et au sud sont desservis par des voies externes.

A l'ouest, la densité du bâti forme une masse compacte, bien que rythmée d'espaces libres, mais ceux-ci sont tous contenus par le volume bâti dont les textures accentuent la matérialité. Dans cet ensemble combinant activités résidentielle, commerciale et de services, on retrouve la hiérarchisation des espaces imaginés par le maire Ange de Léon au milieu du 19e siècle. Les habitations bourgeoises sont positionnées au nord, au contact de la ville ancienne, les espaces de commerce et de bureaux sont au centre et l'habitat populaire est reporté à la périphérie, au sud et à l'ouest.

La place piétonne qui constitue, en théorie, un pôle fédérateur est un espace minéral et froid, en raison des courants d'air. Une rénovation récente l'a dotée de chemins de planches et de fontaines.

Mal perçu par les habitants du centre historique jusqu'au début des années 1980, le Colombier est aujourd'hui devenu un pôle d'activité important de la ville. Les manifestations saisonnières qui se déroulent sur le Champ-de-Mars ou au Liberté (salle omnisport) mais également la galerie marchande construite dans les années 1980 attirent quotidiennement les Rennais mais également les habitants des communes voisines.

Parties constituantes non étudiées galerie marchande, immeuble, immeuble de bureaux, cinéma, hôtel de voyageurs, immeuble, cité, gymnase, place
Dénominations secteur urbain
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes

Selon l'ouvrage d'Henri Fréville, le secteur du Colombier doit jouer le rôle de centre directionnel régional. L'acquisition de la caserne du Colombier, en 1958, forme la première emprise (9 hectares) de l'opération de rénovation urbaine, portée la même année à 28 hectares, dont 12 correspondant à l'îlot de la rue de Nantes. L'enquête publique est lancée en 1961. Le chantier débute en 1962, sur les terrains libérés par l'armée. L'emprise publique y est passée de 30 382 m2 à 76 312 m2, dont 60 762 m2 de voirie. Le projet prévoit la suppression de la rue Edouard-Turquety, d'une partie de la rue Thiers, la création d'une voie large prolongeant la rue de Plélo, constituant un nouvel axe est-ouest. Conçue à une échelle européenne, par l'urbaniste Louis Arretche, l'opération répond à trois besoins : la création d'un centre administratif, le maintien des fonctions commerciales dans le centre de la ville, l'impossibilité de conserver des faubourgs incohérents et lépreux, dans la proximité de ce nouveau centre urbain. Pour constituer un secteur central, au lieu d'un simple quartier de bureaux, le projet comprend la création de plus de 2500 logements, 5600 places de stationnement, de près de 40 000 m2 de commerces, dont un grand magasin, un centre artisanal, et de 42 500 m2 de bureaux destinés à des sociétés privées et à des organismes publics, enfin 4 salles de cinéma. La cité administrative, regroupant les locaux de la CAF, de la CPAM et de l'URSSAF, ainsi que le bureau de la douane sont construits sur les plans de l'architecte Flambeau. La Maison des Métiers est construite sur les plans de l'architecte Pierre-Edmé Derrouch.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1962, daté par source
Auteur(s) Auteur : Arretche Louis,
Louis Arretche (1905 - 1991)

Architecte en chef des Bâtiments civils et Palais nationaux.


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architecte urbaniste, attribution par source
Auteur : Flambeau, architecte, attribution par source
Auteur : Derrouch Pierre-Edmé, architecte, attribution par source

Secteur urbain délimité au nord par le boulevard de la Liberté, à l'est, par le boulevard Magenta, au sud par le boulevard du Colombier, enfin à l'ouest par le boulevard La-Tour-d'Auvergne. L'ensemble est formé de deux pôles, l'un cernant le champ de Mars, à l'est de la rue d'Isly, regroupe des immeubles de bureaux et des équipements publics (salle omnisport, restaurant universitaire, maison des Métiers, douane, gare routière, cité administrative) l'autre, à l'ouest de la rue d'Isly, associe des fonctions commerciales aux immeubles de bureaux et aux immeubles d'habitation. On distingue plusieurs types d'opération différents, au sud deux cités conçues comme des entités cohérentes (squares Emile-Souvestre et du Colombier), au nord une composition imbriquée d'immeubles, de squares et de place. A l'est de la rue d'Isly, le pôle administratif s'organise autour d'une "place", vaste parking utilisé pour les manifestations saisonnières. Seuls les bâtiments construits cours des Alliés sont orientés sur cet espace central ; au nord, la salle omnisport et le restaurant universitaire sont orientés sur le boulevard de la Liberté et la rue d'Isly et à l'est les immeubles de bureaux sur le boulevard Magenta.

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO secteur urbain programmé : rénovation urbaine
SCLE1 1960 vers
IAUT typicum
ICHR typicum
IESP unicum aire d'étude
ICONTX structurant
ITOPO site de centralité
POS 2
SEL sélection requise
NATURE mixte
RESEAU autre cas
Statut de la propriété propriété publique
propriété privée

Annexes

  • Extrait de l'ouvrage d'Henri Fréville, p. 263-264

    "La rénovation urbaine étant, à la fois, une mesure d'assainissement et de modernisation, sa réalisation exigea un plan d'ensemble, d'où l'ampleur du projet initial. Il n'était pas possible, en effet, de laisser subsister un tout petit secteur vieilli, partiellement insalubre, mal équipé, dans un ensemble sain et moderne. C'eût été se préparer, et préparer les habitants de celui-ci, à mille difficultés ultérieures, de tous ordres.

    [...]

    Il m'a été reproché [...] d'avoir sacrifié le "Champ de Mars", [...] d'avoir conduit le Centre historique de Rennes à sa perte.

    [...] compte tenu de sa situation géographique, de ses structures foncières, de l'agencement des grandes voies qui la desservent - Rennes ne peut véritablement espérer un avenir prospère et durable que dans la mesure où seront conjugués à son profit et sur son territoire central, au sens large du terme - les deux concepts de "centre" urbain et de "centralité" si heureusement cernés dans les remarquables travaux de Jean Labasse dont la compétence et l'autorité sont incontestées.

    [...] Pour que cette notion de "centralité" continue de correspondre avec celle de "centre", il est indispensable que le centre puisse s'accroître en surface et en capacité d'accueil physique et technique pour permettre cette coïncidence.".

Références documentaires

Bibliographie
  • FREVILLE, Henri. Un acte de foi. Trente ans au service de la Cité. Rennes : éditions Sepes, 1977.

    tome 1, p. 250-251, 261-270