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Quartiers balnéaires du Pouldu du 20e siècle (Clohars-Carnoët)

Dossier IA29004355 inclus dans Ensemble balnéaire du Pouldu (Clohars-Carnoët) réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées maison, hôtel
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Bretagne - Quimperlé
Adresse Commune : Clohars-Carnoët
Lieu-dit : le Pouldu

Les plages de Clohars-Carnoët, notamment celle des Grands Sables, commencent à être fréquentées par les baigneurs dès les années 1850. Les premières constructions se concentrent à l'origine aux abords de la plage des Grands-Sables pour former le quartier balnéaire originel. A la veille de la Première Guerre mondiale, la station balnéaire s´étend sur de nouveaux espaces. En 1910, un lotissement est constitué dans les dunes de Kervénénas par plusieurs spéculateurs immobiliers, notamment H. de Courville, de Vitré, L. de Kerraoul, de Matignon (Côtes-d´Armor) ou encore le directeur régional du Crédit Nantais, L. de Malherbe, également propriétaire de terrains situés au nord du Pouldu, à Keranquernat. Le programme concerne une dizaine d´hectares situés entre les Grands Sables et Bellangenet. La réalisation d´une voie nouvelle reliant les chemins vicinaux et les voies transversales (futures allée Madame Nestour et rue du Philosophe Alain) permet la division des parcelles. Une servitude de non aedificandi est « imposée de chaque côté des deux voies principales desservant le lotissement, dans le but de ménager l´esthétique et de dégager les vues » (Archives municipales de Clohars-Carnoët). Un grand nombre de terrains (d´une superficie moyenne de 600 m²) est mis en vente dans les dunes. La construction des villas se développe au début des années 1910, ralentit momentanément au moment de la Première Guerre mondiale, puis reprend durant l´Entre-deux-guerres. Parallèlement à ce lotissement, Louis Nestour fait bâtir à l´ouest de la plage des Grands-Sables quatre villas qu´il loue et de nouvelles villas sont construites le long de la rue des Grands-Sables (extension spontanée). Après la Seconde Guerre mondiale, la station balnéaire poursuit son développement en densifiant son espace, notamment le long d´une nouvelle route reliant directement le bourg de Clohars-Carnoët et la plage des Grands-Sables, en passant à proximité des plages de Bellangenêt et de Kerou. Un lotissement est construit à Bellangenêt dans les années 1950 et l´urbanisation balnéaire investit au même moment la plage de Kerou, plus à l´ouest. L´habitat individuel se dissémine aux abords des trois plages qui composent la station balnéaire et dans les campagnes en arrière des quartiers balnéaires.

Période(s) Principale : 20e siècle

L'ensemble balnéaire du Pouldu présente une majorité de villas modestes. Les villas historiques du quartier balnéaire en arrière du quartier originel, souvent à un ou deux étages, demeurent généralement encore préservées, avec leur toit d´ardoise (couverture de toit majoritaire), ou leur toit en tuiles mécaniques. La proximité de la chapelle classée monument historique Notre-Dame-de-la-Paix freine certaines initiatives dans son périmètre de protection de 500 mètres, qui couvre quasiment tout le quartier balnéaire des Grands-Sables. Tout en commençant à être modifiée, la station balnéaire du Pouldu conserve le cachet des petites stations balnéaires qui s´étaient fortement développées à la veille de la Première Guerre mondiale et durant l´Entre-deux-guerres.

Données complémentaires architecture PATMAR

REFC CLC74
THPA Activité balnéaire de loisirs et de santé
DREC peu cité
INGP intérêt de mémoire ; intérêt paysager et pittoresque
PING Les quartiers balnéaires du Pouldu ont été construits au 20e siècle en extension du quartier balnéaire originel, soit en urbanisation spontanée (le long de la rue des Grands-Sables au cours de la première moitié du 20e siècle, autour de la plage de Kerou dans la seconde moitié du 20e siècle), soit sous forme de lotissements (lotissement de la rue du Philosophe Alain dans la première moitié du 20e siècle, lotissement de Bellangenêt dans la seconde moitié du 20e siècle). L´architecture des villas et des anciens hôtels y est modeste, sans ostentation.
RECO Les risques principaux de modification de l´aspect de la station résident dans une évolution qui s´oriente vers une densification urbaine des périphéries des quartiers anciens et qui, de ce fait, seraient noyés dans une nappe urbaine banale. Les coupures vertes qui existent encore aujourd´hui ont pour principale vertu de faire encore apparaître la structure ancienne de la station. Elles doivent être conservées. Les touristes qui, pour l´instant, se promènent uniquement le long du trait de côte, pourraient également s´intéresser aux quartiers balnéaires du Pouldu de la première moitié du 20e siècle. La modestie du patrimoine balnéaire a pour l´instant conduit à son dédain. Or cette modestie est caractéristique de la majorité des stations balnéaires françaises de la côte Atlantique. Les villas du Pouldu doivent donc être mises en valeur : il convient de retrouver leur histoire (en utilisant, entre autres, le recensement effectué par l´Observatoire du patrimoine maritime culturel), et par la suite créer une visite guidée au sein du quartier balnéaire, par exemple à partir du syndicat d´initiatives. Un musée de plein air, avec l´apposition de discrets panneaux explicatifs dans les rues ou à proximité de quelques villas, est même envisageable. Cette mise en valeur permettrait de porter un nouveau regard sur la station balnéaire du Pouldu. Afin d´améliorer l´homogénéité des différents quartiers balnéaires du Pouldu, il convient donc d´encourager, par des conseils ou par des aides, la rénovation des façades des villas, en tenant compte de leur style d´origine. La discussion d´un projet de réhabilitation de la rue des Grands-Sables peut être l´occasion d´un projet d´aménagement plus général sur Le Pouldu. La voirie doit être adaptée au cheminement piétonnier, à condition d´être vigilant sur le mobilier urbain qui y sera disposé (éviter les aménagements passe-partout propres à ce début du 21e siècle).