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Quai de la Prévalaye (Rennes)

Dossier IA35023942 inclus dans Canal de navigation, rivière canalisée de la Vilaine (Rennes) réalisé en 2000

Fiche

Parties constituantes non étudiéesimmeuble, maison, immeuble à logements, usine d'engrais, hôtel, scierie
Dénominationsquai
Aire d'étude et cantonRennes ville - Rennes ville
AdresseCommune : Rennes
Adresse : quai de la Prévalaye

Quai construit au moment de la canalisation de la Vilaine depuis le pont de Chaulnes jusqu´au pont de l´Abattoir ou des accostages nombreux nécessitent un entretien important du lit de la rivière. Trois tracés sont proposés par l'architecte communal Jean-Baptiste Martenot pour ce projet lié à un plan d´aménagement destiné à l´extension à l´ouest, mais on retiendra celui de la rivière rectifié, moins coûteux. Les terrains sont acquis en 1867 et 1868 pour dresser l´alignement de la voie. Une réclamation des habitants adressée au maire en 1905 indique que la chaussée est construite en 1868. Un second document atteste de la réparation des trottoirs en 1872 et du fait que le quai est devenu le seul lieu de débarquement après la suppression des cales de Viarmes et du Pré-Botté. Sa fréquentation est également augmentée par la sortie des ouvriers travaillant dans les nombreux établissements industriels environnants et par la circulation voitures, en direction des abattoirs.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1861, daté par source
Auteur(s)Auteur : Martenot Jean-Baptiste architecte communal attribution par source
Personnalité : Ville de Rennes commanditaire attribution par source
Typologiesmutation
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Rectification de la Vilaine et achèvement des quais

    « L´Empereur a bien voulu promettre à la ville de Rennes l´achèvement de ses quais, et prescrire le redressement de la rivière de Vilaine, en aval du pont de Chaulnes, jusqu´à l´extrémité ouest du Mail.

    Assurément il a entendu doter l´ancienne capitale de la Bretagne d´une oeuvre digne d´elle et de Lui.

    Mais le projet dressé en conséquence de sa décision ne répond pas à sa haute et généreuse pensée.

    Ce projet, qui coûtera très cher, est très incomplet, très défectueux, et tel qu´on serait réduit à en désirer l´ajournement, parce qu´une fois exécuté il ferait obstacle à toute opération ultérieure.

    En effet, il conserve le cours oblique de la rivière sans le redresser dans l´ensemble de sa direction.

    Après avoir fait au départ et tout près d´un pont un coude très prononcé avec les quais qui traversent la ville en ligne droite, après avoir rompu cette lige, il vient faire un nouveau détour en sens contraire, au point d´arrivée ;

    Il se dirige sur l´Abattoir et arrive en écharpe sur la porte de cet établissement, qu´il faudrait cacher ;

    Il rend impossible, à cause de la proximité des bâtiments, le pont qui doit réunir l´Abattoir aux routes de Brest et Vannes, d´où viennent la plus grande partie des bestiaux ;

    Il laisse entre la rivière et le Mail, au sud de cette promenade, que les maisons assombriraient, un îlot irrégulier, insuffisant pour des constructions de quelque importance.

    Une autre direction se présente à l´esprit plus naturellement et a toujours été regrettée ; c´est le prolongement en ligne droite des quais jusqu´à la rencontre de la rivière de l´Ille, au pied de Saint-Cyr et au nord du Mail. Ce serait encore aujourd´hui plus simple et plus beau.

    Ce plan, qui de longtemps n´obligerait pas de refaire des ponts, coûterait bien moins, parce qu´il est plus court, qu´il emprunte d´une part des terrains appartenant à la ville ou à l´Etat, et d´autre part, qu´il traverse des terrains non bâtis, non couverts encore de chantiers et moins chers en ce moment.

    Il abrégerait d´ailleurs les routes de Brest et de Vannes ;

    Il rendrait plus facile le raccordement du vieux quartier de la rue de Brest, qui réclame avec raison des améliorations ;

    Il procurerait une belle perspective sans que pour cela la ville parût plus courte, parce que la vue serait arrêtée par le bureau d´octroi que l´on construirait à l´extrémité de la ligne droite, sur le coteau de Saint-Cyr ;

    Enfin, il donnerait à la ville, ce qui est très important pour les étrangers souvent égarés par les détours de la ligne centrale, comme à Paris par la Seine, et surtout à Londres par la Tamise, un seul axe, celui des quais, qui s´étendrait dans sa longueur entière, la ville dût-elle avoir 450 000 habitants.

    Ainsi, sous tous les rapports, ce plan serait préférable et digne du Donateur. L´Empereur a voulu faire à la ville de Rennes un don impérial ; il ne voudrait pas qu´on la gratifiât en son nom d´un travail aussi incomplet que le projet mis à l´enquête, et il suffira de lui faire connaître le meilleur projet pour qu´il en ordonne l´adoption. ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série C ; C 2 - 5. Rapport du maire de Rennes, M. de Léon, au conseil municipal sur les travaux urgents à exécuter dans la ville de Rennes et les moyens de faire face aux dépenses qu'ils entraînent, Rennes : Oberthür, 1860.

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 52. Voirie urbaine. Quais sur la Vilaine. Quai de la Prévalaye (1857-1907) .

Documents figurés
  • [1900 ca]. Rennes. [le pont de l'abattoir et les quais de la Prévalaye et de Saint-Cyr], carte postale, éditions des Magasins Modernes, 1er quart 20e siècle (A. P.).

    p. 12
  • [1900 ca.]. Rennes. Le quai de la Prévalaye et le Mail, carte postale, E. Mary-Rousselière éditeur, 1er quart 20e siècle, in Rennes et pays de Rennes en 1900, Cesson : Jean-Luc et Jean-Marie Boure éditeurs, Mémoire photographique de notre siècle, 1992.

    p. 15
  • Plan d'alignement de la rue Chicogné, dessin par Martenot, 1861, 1 : 500e, 83x49 (A. C. Rennes : 3 Fi 48).

  • [1900 ca]. Le mail et les quais de la Prévalaye et de Saint-Cyr, photographie, par Le Couturier, 1er quart 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine, 8 Fi 264).

  • [1855 ca]. Projet de rectification de la Vilaine. Achèvement des quais, imprimé, vers 1855 (A. C. Rennes).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 433