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Prieuré de chanoines réguliers, église paroissiale Saint-Etienne puis Saint-Hubert (La Nouaye)

Dossier IA00130759 inclus dans Village de La Nouaye réalisé en 1994

Fiche

Œuvres contenues

Genre de chanoines réguliers
Vocables Saint-Etienne, Saint-Hubert
Parties constituantes non étudiées cimetière, croix monumentale, calvaire
Dénominations prieuré, église paroissiale
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Montfort-sur-Meu
Adresse Commune : Nouaye (La)
Cadastre : 1983 AI 88

La paroisse est donnée à la fin du 12e siècle, par l'archevêque de Dol, à l'abbaye Saint-Jacques de Montfort qui y fonde un prieuré. L´église de la moitié du 15e siècle était dédiée à Saint Etienne, seule la chapelle nord était à l´origine dédicacée à Saint-Hubert. Les armes de la famille des Boitravers, alors seigneurs de La Rabine Boutin et La Marche en Bédée y sont inscrites. Le porche monumental, collé contre la façade ouest remonte quant à lui au début du 16e siècle. Il a longtemps passé pour avoir été réservé aux lépreux. Il est ouvert sur trois faces ce qui constitue son originalité. Il semble résulter d´une reprise ancienne : ses arcades latérales ont été ouvertes après coup en sous-œuvre. Celle de l´ouest, est percée d´une baie dont la grille prévoit les fixations d´un vitrail. Il importe de rattacher cette singularité architecturale au mariage d´une dame noble avec Pierre de Rohan, futur maréchal de France, et d´observer que les contreforts de plan polygonal rappellent ceux de Broualan, autre chantier dû à cette famille. L´intérieur rhabillé au 19e siècle, a conservé sur le bras du transept nord une voûte d´ogive construite sur des arcs en bois. Au 19e siècle, la verrière du chevet a été déplacée au bras sud probablement à l'occasion de l'installation du retable, et le mur sud de la nef a été repris ainsi que la flèche du clocher.

Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle

L'église comprend un vaste porche ouvert sur trois côtés à double arcade à l'ouest. La nef unique est terminée par un chevet droit. Une chapelle au nord forme un volume saillant. Le clocher reconstruit postérieurement est situé en bas de nef. Cimetière conservé, avec vestiges d'un ancien calvaire protégé au titre des Monuments Historiques. Style ogival.

Murs granite
schiste
pierre de taille
moellon
appareil mixte
Toit ardoise
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
fausse voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
flèche polygonale
pignon couvert
noue
pignon découvert
Escaliers
Typologies porche, clocher en façade, chevet plat
Techniques vitrail
sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Armes de la famille de Boistravers.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 2014/10/03

Annexes

  • Extrait du Pouillé historique de Rennes du Chanoine Guillotin-de-Corson.

    Dans cette église, trois parties sont vraiment dignes d´attention : le porche, la chapelle et le chevet.

    Le portique de La Nouaye rappelle les beaux porches de Basse-Bretagne : carré, il présente en façade deux arcades ogivales correspondant aux deux jolies portes du bas de la nef ; deux autres arcades plus évasées relient cette façade au mur occidental de la nef ; au-dessus de l´entrée est une belle fenêtre de style flamboyant. Tout ce porche est en granit et travaillé avec soin ; les portes sont élégamment décorées, les contreforts ouvragés sont surmontés de jolis pinacles, et le tout est une véritable œuvre d´art dans le style ogival fleuri. (…).

    La chapelle septentrionale dédiée à Saint Hubert est de même style que le porche et communique avec la nef par deux élégantes arcades que sépare une colonne monocylindrique. Voûtée en pierre et d´une architecture très soignée, ayant jadis une porte extérieure bien sculptée, et étant couverte d´écussons tant en dedans qu´en dehors, cette chapelle fut évidemment construite par les seigneurs des environs. La tradition veut que ce soit l´œuvre de Jean de Penhouët, seigneur de la Marche en Bédée, au 15e siècle ou de sa petite fille, Françoise de Penhouët, également dame de la Marche, qui épousa en 1475 Pierre de Rohan, si connu sous le nom de Maréchal de Gié. Cependant, le seul blason lisible sur les murailles de cette chapelle est celui des sires de Boistravers : d´argent chevronné de gueules. Il se peut, au reste, que ces derniers aient possédé la Marche au 16e siècle et achevé l´œuvre commencée par les Penhouët. (…).

    Le chevet droit de l´église est orné d´une intéressante verrière représentant l´histoire de Saint Etienne. Outre la légende de Saint Etienne, on voit dans cette verrière le christ dominant toute la scène, et au bas le donateur agenouillé, à côté de ce dernier est encore l´écusson des seigneurs de Boistravers. (…).

  • 20033512125NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • LA NOUAYE Section Unique En deux Feuilles 1ère Feuille du N°. 1er Au N°. 233 levée par Roger, Géomètre de première Classe le Mars 1845.

Bibliographie
  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Ille-et-Vilaine. Eglises et Chapelles, par ORAIN Véronique, avec la collaboration de BARBEDOR Isabelle, DUFIEF-MOIREZ Denise, RIOULT Jean-Jacques. Rennes : Association pour l' Inventaire Bretagne, 1996, (Indicateurs du patrimoine).

    Notice n°277
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd[1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

    p. 454
  • PEROUSE DE MONCLOS Jean-Marie (sous la direction) Dictionnaire, guide du patrimoine, Bretagne. Paris : Centre des monuments nationaux/Monum, Editions du patrimoine, 2002.

Liens web