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Présentation de la commune du Verger

Dossier IA35029395 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

L'enquête de 2017-2018 :

"Le territoire Le Verger est une commune de 687 hectares de superficie qui est située à l’ouest du territoire de Rennes Métropole. C’est une commune rurale dont la population est élevée à 1566 habitants (INSEE 2012). Le territoire communal est délimité au nord par la rivière du Serein et au sud par la vallée du Rohuel. La commune est traversée par trois axes de communication qui se croisent au niveau du bourg et structurent le territoire communal. Le Verger est marqué par un paysage varié, caractérisé par une succession de collines, de vallons et de crêtes qui tranche avec l’uniformité du bassin rennais. Le Verger est majoritairement constitué d’un paysage de bocage régulier composé d’un maillage ancien de chemin ruraux et de champs. La commune ne possède pas de forêt, ni de bois mais des taillis sur une part importante de son territoire. Le sud du territoire est marqué par un paysage de 30 hectares de landes et par la présence d’un relief beaucoup plus encaissé qui est lié à la vallée du Rohuel parfois appelée la Vallée Rouge en raison de la présence de falaises de schiste pourpre.

L’historique :

A l’origine, Le Verger constitue une partie du territoire de Talensac. En 1630, l'évêque de Saint-Malo, Guillaume Le Gouverneur, érige Le Verger en trève de Talensac. Le bourg du Verger commença à se constituer à partir de la fin du 16e siècle avec la construction de l'église Saint-Pierre. Cependant, aucun développement significatif du bourg n'est perceptible pendant près de deux siècles et demi, soit durant toute la période pendant laquelle Le Verger était une trève de Talensac. Le bourg connut un premier développement significatif durant la première moitié du 19e siècle. Au milieu du 19e siècle, le cœur du bourg était constitué de maisons mitoyennes organisées autour de cette place. Au milieu du XIXe siècle le bourg commence donc à s'affirmer comme le centre d'habitat de la commune avec environ 80 habitants en 1846.Le développement du bourg ne connut que peu d'évolution durant la deuxième moitié du 19e siècle. Cependant, un léger développement se fait sentir. On remarque à cette époque que l’agrandissement du bourg commence à se caractériser par un développement le long des axes de communication. La commune fit l’objet d’un développement rapide entre 1965 et 1975. Plus localement, ce développement prend la forme de lotissements dans la partie sud-ouest du bourg ainsi que dans la zone du Breil-Monbusson le long de la route de Monterfil comme prolongement du bourg.L’urbanisation continue par la suite de se développer à travers la construction de nouveaux lotissements au sud-est ainsi qu’au nord-ouest du bourg à partir de 1985. Suite aux évolutions du secteur agricole, l’organisation spatiale de la commune a évolué notamment avec la densification du bourg. La structure de la vingtaine de hameaux a quant à elle été peu modifiée.

La commune de Le Verger a fait l’objet d’un inventaire de son patrimoine bâti entre les mois d’octobre 2017 et d’avril 2018. Cet inventaire a fait suite à un recensement préliminaire mené en novembre 2003 et qui a porté sur l’ensemble des œuvres bâties avant le milieu du 20e siècle. 101 immeubles de l’architecture domestique ou agricole ont alors été recensés. Un pré-inventaire réalisé par Catherine Nicol en 1972 avait mis en avant 25 édifices ou édicules ; les photographies en noir et blanc permettent de montrer l’évolution à la fin du 20e siècle. L’inventaire de 2018, s’inscrivant dans l’élaboration du futur PLUi de Rennes Métropole, a donc complété et enrichi ces deux inventaires précédents. 151 édifices et édicules ont été recensés durant ce dernier inventaire."

(Mazarine Godefroy, Pauline Daniellou, Thimoté Lubrun, enquête topographique, 2018)

L'enquête de 2003 :

Le recensement préliminaire à l'étude du patrimoine mobilier et architectural de la commune du Verger a été réalisé, concernant l'architecture, durant le mois de novembre 2003 ; il a porté sur l'ensemble des oeuvres bâties avant le milieu du 20e siècle. Les dossiers qui suivent sont classés du général, ou du thématique, au particulier. Près des deux tiers des 101 immeubles de l'architecture domestique ou agricole recensés par l'Insee en 1946 est documenté individuellement, l'autre collectivement. En 1972, un pré inventaire réalisé par Catherine Nicol, sous la direction de la Commission régionale de l'Inventaire de Bretagne, avait distingué 25 édifices ou édicules ; les photographies en noir et blanc rendent compte de leur évolution à la fin du 20e siècle.

Certaines oeuvres uniques ou au contraire représentatives portant la mention 'oeuvre sélectionnée' ou 'étude souhaitable' dans les observations revêtent un intérêt supplémentaire à l'échelon communal avant qu'une étude comparative à une échelle plus large vienne étayer ce choix. Cependant leur sélection qui découle d'une logique documentaire spécifique à l'inventaire ne réunit pas tous les critères propres à constituer une valeur patrimoniale intrinsèque ; des oeuvres simplement recensées, souvent transformées, peu ou pas commentées ici, peuvent revêtir des intérêts singuliers notamment en termes d'identité et de mémoire.

Note de synthèse :

La trève du Verger autrefois sur l'ancien territoire de la paroisse de Talensac est créée solennellement en 1630 par l'évêque de Saint-Malo dont elle dépendait ; en 1803, la trève soustraite à la paroisse mère devient indépendante.

D'une superficie réduite à 687 hectares, situé au sud-est du canton de Montfort-sur-Meu, le territoire communal repose sur les schistes proches des zones de limons caractéristiques des terrains tendres du bassin rennais ; ils sont limités au sud-ouest par les schistes et poudingues pourprés de Montfort. Cette caractéristique explique qu'une part des constructions vernaculaires sont en terre, toutefois, il est notable que les plus anciennes sont édifiées en pierres.

Parmi les richesses architecturales de la commune, outre l'église paroissiale construite en limite du 16e siècle et du 17e siècle, le château de Bonnay datant de la période médiévale comme l'atteste la motte castrale attenante, reconstruit dans la période moderne, est indéniablement le monument insigne. L'ancienne maison de notable de Belin mérite une attention particulière parmi l'architecture vernaculaire qui compte quelques édifices exemplaires à la Outinais, à la Basse Cocais ou à l'Aultieux Ridel.

(Claude Quillivic, enquête préliminaire, 2003)

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Verger (Le)

Annexes

  • 20033514940NUC : - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents d'archives
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune du Verger, plan terminé en 1810 par le géomètre Lesné, échelle 1/10000e (A. D. d'Ille-et-Vilaine).

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune du Verger, plan terminé en 1846 par le géomètre Dupin, échelle 1/10000e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5575).

Bibliographie
  • Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le Patrimoine des Communes de France).

    tome II, p. 997 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments. Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    tome IV, p. 287-289 Archives départementales d'Ille-et-Vilaine
  • GUILLOTIN DE CORSON. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol.

    tome VI, p. 438-441
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. par MM. A. Marteville et P. Varin. Rennes : Molliex, 1845.

    tome I, p. 506
Périodiques
  • BERNARD, Abbé. Un général de paroisse. Le Verger, trève de Talensac. Revue de Bretagne, 1909.