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Présentation de la commune de Plouhinec

Dossier IA56007460 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

L'enquête

L'inventaire topographique du patrimoine architectural de la commune de Plouhinec a été réalisé entre 2009 et 2010 ; il a porté sur l'ensemble des éléments bâtis jusque 1950.

Le territoire

L'approche topographique, en considérant avant tout l'oeuvre dans son territoire, fait de l'Inventaire un interlocuteur privilégié des organismes et des responsables locaux chargés de la gestion du patrimoine et de l'aménagement du territoire. Partout, la richesse et les particularismes du patrimoine constituent des leviers de développement. Les travaux de l'Inventaire permettent non seulement d'accompagner une démarche de reconnaissance culturelle tant dans des secteurs ruraux qu'urbains, mais aussi de fournir un outil d'aide à la décision en livrant des arguments essentiels à la compréhension historique et esthétique du territoire.

La restitution des données

La restitution des données découle de la méthode d'analyse. A chaque élément étudié correspond une notice. Chacun de ces éléments fait partie d'une famille d'édifices (maisons et fermes, moulins, manoirs et châteaux, églises et chapelles, écoles ...) ou d'édicules (croix, fontaines et lavoirs, ponts) ou d´un thème d´études (l´influence de l´architecture urbaine dans l´habitat rural) représenté par un dossier qui en restitue les caractères communs. Certains de ces éléments particulièrement bien conservés, représentatifs d'une famille ou au contraire uniques, sont sélectionnés et font, en général, l'objet d'une notice plus approfondie.

Les dossiers qui suivent sont classés du général ou du thématique (dossiers collectifs), au particulier (par lieu-dit). Parmi les 802 logements et immeubles datant d´avant 1946 recensés par l'INSEE en 1999, 678 habitations (manoir, maisons, presbytère et fermes) ont été recensées dont 18 sont sélectionnés pour étude : ce sont des bâtiments uniques ou au contraire représentatifs de l'architecture locale. On doit y ajouter 6 édifices religieux et 2 écoles (4 recensées), ainsi qu'une villa romaine. Sur les 39 édicules repérés (menhir, stèles, croix, monument aux morts, fontaines et lavoirs), 13 sont sélectionnés pour étude. 12 bâtiments datant de la 2e Guerre mondiale sont encore identifiables. Enfin l'architecture artisanale compte 6 édifices recensés dont deux moulins à marée, ainsi qu'une pêcherie. Le génie civil compte 19 ouvrages recensés, principalement maritime (cales, quai...).

INTRODUCTION

Plouhinec est situé au sud-est du canton de Port-Louis et de la communauté de communes de Blavet-Bellevue-Océan. D'une superficie de 3558 hectares, elle est bordée au nord par Merlevenez, à l'est par la rivière d'Etel, au sud par la mer et à l'ouest par Gâvres et Riantec. Elle était peuplée de 5230 habitants en 2006.

Le paysage très plat est contrasté : le rivage est formé de dunes et d´étangs lagunaires, exploités communautairement par les habitants des hameaux voisins jusqu´à la Révolution (il existe les restes d'une pêcherie à Kervran). A l´arrière de ces dunes, les terres sableuses sont propices depuis longtemps à la culture légumière (oignons, carottes). Ces terres sont parsemées de grandes pinèdes au sud-est et au nord du bourg, à la frontière de Merlevenez.

Le sous-sol est constitué de granite, utilisé dans la construction. L'enquête administrative de 1837 sur les carrières en exploitation signalait pour Plouhinec des carrières au Guerno, à Kervily, au passage d´Etel et à Kerzine : "ce sont de mauvaises pierres on peut en tirer cent tonnes (?). mais il existe beaucoup de rochers de pierre dure au Gueldro près de Kervihan et près du Passage Neuf où on pourrait extraire pendant quelques années près de 100 tonnes par an, il (y a ?) en ce dernier lieu une carrière en exploitation".

Le préfixe de son nom, Plou, indique une paroisse primitive très ancienne, tandis que l'origine du nom associé à ce plou demeure obscure ; il est attesté dans le cartulaire de Quimperlé au 11e siècle sous la forme de Plebs Ithinuc, ou paroisse d´Ithinuc, personnage inconnu, parfois identifié comme Guethenoc, frère de saint Guénolé ; au 13e siècle dans les actes de l'abbaye de la Joie, le nom de la paroisse apparaît sous une forme proche de la forme actuelle, Ploezinec, Ploihinec, Plohinoc.

Malgré les nombreuses destructions intervenues au 19e siècle, les périodes archéologiques sont riches en vestiges prouvant une occupation très ancienne de la commune : comme le reste de la ria, le territoire est au néolithique moyen, fertile à l'implantation humaine et lié aux grands sites mégalithiques voisins d'Erdeven, Belz, Plouharnel, Carnac, Locmariaquer. Les alignements du Gueldro Hillio devaient être les plus remarquables, mais leurs vestiges sont très fortement perturbés : au 19e siècle, ils s´étendaient sur 8 rangées. Bien qu´interrompus en maints endroits, on pouvait voir d´autres vestiges aujourd´hui disparus à Kerouzine, Keroué et Kervelhué d´après le chanoine Le Méné : dirigés du nord-ouest vers le sud-est et suivant la côte, ces alignements semblaient les plus importants du secteur avec ceux de Carnac. Le menhir solitaire dans un champ au sud de Kervelhué en faisait sans doute partie (fig. 42).

D´autres vestiges tels le dolmen à galerie de Beg er havr fouillé en 1884 par Félix Gaillard n´a pas été retrouvé. Celui de Kerouaren au nord de Pont-Mouton, également fouillé par F. Gaillard, est encore visible bien que partiel. Un autre à Kerliscouet est encore plus détérioré. Enfin plusieurs menhirs ont été identifiés dont le plus important au nord de Kerfourcher (fig. 41) mesure près de 5 m. de hauteur et faisait sans doute partie d´alignements plus importants dont des vestiges subsistent à Penpont.

De l´époque gauloise on notera principalement l´oppidum ou éperon barré de Mane Coh Castel : avançant profondément dans la rivière, il en permettait le contrôle (fig.6, 44). Près de Pen-er-Pont, la trace d' un éperon barré est perceptible au confluent de deux vallées : il pourrait cependant s´agir d´un site de motte.

Les stèles (ou lec´hs), témoins de sites funéraires, semblent plus rares que dans d´autres communes de la Ria : seules deux d´entre elles ont été identifiées : l´une à Kerfourcher remployée comme chasse-roue (fig. 45, la seconde à Kermainguy, christianisée et déplacée depuis le remembrement. L´inventaire effectué en 1997 par Daniel Tanguy en révélait 16.

Comme au néolithique, la ria d´Etel est un site privilégié pour l´époque romaine et gallo-romaine : la rivière est un havre protégé et base d´un trafic commercial avec le monde méditerranéen : la villa de Mane Vechen découverte lors de premières fouilles en 1966 se révèle d´un intérêt majeur au fur et à mesure des nouvelles campagnes menées à partir de l´an 2000 par l´archéologue Alain Provost, en raison d´un exceptionnel décor peint et sculpté. Probablement construite à la fin du 2e siècle ou au début du 3e siècle, la villa semble un palais au somptueux décor, unique en Bretagne et qui se compare à de rares autres exemples européens.

A l´époque médiévale se met en place l´organisation du territoire, religieuse et civile, dont certains témoins sont encore présents. Outre le siège paroissial, qui dépendait du doyenné de Ponbelz (ou Poubelz), dont l´église d´origine romane subsistait encore dans la 2e moitié du 19e siècle, l´abbaye de la Joie (Hennebont) et le prieuré de Gâvres possédaient de nombreuses tenues sur le territoire : vendues à la Révolution, elles ont été reconstruites par leurs nouveaux propriétaires. Ressortissant de la sénéchaussée d´Hennebont qui compte 40 paroisses, la paroisse est sous la juridiction des princes de Rohan-Guéméné : le moulin et l´étang du Bisconte (vicomté de Plouhinec, unie aux fiefs de Léon) témoignent de cette ancienne juridiction liée à des possessions aujourd´hui inconnues. Quant aux lieux nobles, sièges de manoirs, les réformations du 15e siècle en comptent probablement 4 (Kerdrennou, le prieuré de Gâvres, Beringue) et 5 hommes nobles ou se disant nobles (à Lézévry, Kermainguy, au bourg, à Keridro et Kerbrézel, peut-être à identifier comme Kerfrézec aujourd´hui en Sainte-Hélène ?). Au 16e siècle, seul Porh Beringue, à Guion du Bahuno est maintenu, Talhouet, Kergune et Kereuzesene n´étant pas identifiés. La réformation de 1666 transcrite au 19e siècle par Louis Galles compte cependant beaucoup plus de manoirs et métairies nobles : outre Porh Berringue avec deux métairies, le prieuré et la vicomté de Plouhinec, apparaissent le Gueldro Marrec (détruit au début du 20e siècle), Kerfrézec (en Sainte-Hélène), Quérien, Keramplat, Guernevé (non identifiés).Le Méné signale en outre Kerdanvé, le Loch et Manéguen. Aucun de ces lieux ne révèlent aujourd´hui de traces de manoirs, à l´exception des murs d´enclos du prieuré et de Gueldro Marrec. Mais à Kerzo, une demeure du 16e siècle pourrait être le logis de l´officier seigneurial des vicomtes de Plouhinec.

L´architecture religieuse a laissé plus de traces malgré les reconstructions. On comptait sous l´Ancien Régime 9 édifices religieux, dont trois au bourg : l´église Saint-Pierre d´origine romane, avec prééminences du Roi, des vicomtes de Guéméné et des Lopriac, famille de Kervignac seigneur de Beringue, la chapelle Saint-Avit qui lui était accolée, siège d´une chapellenie fondée par les seigneurs de Kerfrézec, déjà détruite à la Ré »volution, et la chapelle Notre-Dame de Grâces, construite entre 1511 et 1519 : on ne peut que regretter la disparition de ces édifices au profit de la grande et aujourd´hui disproportionnée église construite à leur place entre 1869 et 1873.

La chapelle de la Madeleine était située à l'ouest du bourg, au sud de Keryvon : la grande parcelle qui l'entoure en 1837, vide de construction, signale peut-être le village de lépreux, devenu depuis la disparition de la maladie un village de cordiers, village détruit par le recteur Rogon en 1690.

5 chapelles, dont Locquénin devenue église paroissiale en raison de l´augmentation de la population littorale, ont été étudiées : toutes de plan rectangulaire simple sont d´un intérêt architectural médiocre. L´église de Locquénin, malgré la transformation de son plan par l´architecte Caubert en 1923, conserve quelques vestiges d´architecture romane, ce qui permet de l´associer avec les autres sanctuaires romans du territoire de la Ria d´Etel : l´église de Merlevenez, la chapelle Saint-Cado, l´église de l´ancien prieuré de Locoal.

La plus ancienne des autres chapelles, quoique très simple, est celle de Kervarlay, dont les maçonneries en grand appareil et les portes profondément moulurées de tores remontent au 15e siècle ; la chapelle de Kervener, est plus composite : si la porte ouest, du même modèle que celles de Kervarlay révèle un premier édifice du 15e siècle, les autres ouvertures sont remaniées au 17e siècle (porte et fen^tre sud-est) et 19e siècle (fenêtre sud-ouest). Sa situation au sein d´un hameau peu perturbé est à préserver. La chapelle Saint-Guillaume malgré sa modestie, jouit également d´un emplacement exceptionnel au bord de la rivière et remonte au 17e siècle. Enfin, la chapelle Saint-Cornély, reconstruite en 1766 selon la date portée, elle est surtout intéressante pour la bénédiction des chevaux qui s´y pratiquait au pardon, confirmant probablement une tradition d´élevage de ces animaux. C´est la seule chapelle enduite de la commune et il faut souhaiter que l´enduit ôté au 20e siècle sur l´élévation ouest soit rétabli, conformément à l'usage à l´époque de la construction.

Les croix

Plouhinec est la commune du territoire où a été recensé le plus grand nombre de croix : 17 dont 9 ont fait l´objet d´un dossier d´étude, auxquelles on intégrera la croix remontée dans la fontaine de Kervener. Les plus anciennes pourraient avoir été taillées dans un menhir (croix au sud du bourg sur la route du Moulin Gueldro Hillio, croix près de Croix Audran, croix surmontant la fontaine de Kervener ou croix du bourg, malgré son déplorable environnement) ; non mentionnées dans les textes anciens, aucune ne peut être datée précisément, certains auteurs refusant une datation avant le 12e siècle, quand d´autres en proposent une autour des 7e et 9e siècles. On remarquera que Plouhinec est la seule commune à l´ouest de la ria à conserver des croix aussi anciennes, que l´on trouve plutôt à l´est de la rivière (Belz, Locoal-Mendon, Ploemel).

La croix de Kermainguy, christianise au 17e siècle une stèle de l´Age du fer.

Seules trois croix portent une date correspondant à leur érection ; la croix de la ZA du Bisconte datée 1667, est probablement déplacée lors de l´ouverture de la route au 19e siècle. Elle appartient à une série de croix du 16e au 18e siècle, qui souvent brisées et remontées, parfois après la Révolution, sont toutes sculptées d´un Christ en croix sur le croisillon ; on remarquera le Christ revêtu d´une robe de la croix près de Kerbascuin, dénotant une origine très ancienne également révélée par ses bras irréguliers.

Autre date portée, la croix du cimetière (fig.56) érigée lors du déplacement de ce dernier sur la route de Port-Louis. Datée 1873, elle est faite d´un monolithe de marbre, un matériau très inhabituel pour les croix en Bretagne. La dernière croix érigée à Plouhinec en 1936 lors d´une mission, près de la chapelle Saint-Guillaume est également la seule croix en béton (fig.59) : ancrée dans son époque, elle adopte le style Art Déco, rarement usité pour les croix en Bretagne ; son avenir semble incertain.

Enfin, on soulignera l´intérêt de la croix des apôtres qui aurait été édifiée au début du 19e siècle pour commémorer la chapelle de la Madeleine érigée plus au nord et disparue. Sa parenté avec les calvaires érigés par l´atelier Cabedoche en pays de Baud et de Pontivy doit être soulignée.

Parmi les fontaines recensées, seule celle de Saint-Cornély offre un grand intérêt : datée de 1716, soit précédant de 50 ans la chapelle actuelle, c´est la plus ancienne des fontaines morbihannaises à couvrement galbé reposant sur de gros balustres galbés dont plusieurs spécimens ont été reconnus sur le territoire (Merlevenez, Kervignac).

L´architecture des maisons et des fermes

L´architecture rurale représente la part la plus importante des édifices recensés : 244 fermes ou anciennes fermes et 430 maisons sans oublier quelques dépendances recensées individuellement en raison de leur qualité, de leur caractère exceptionnel. C´est aussi dans ce domaine que ce sont révélés les édifices de plus grande qualité : 19 fermes, auxquelles il faut ajouter trois dépendances remarquables : une grange de 1636 à Nestadio (fig.91), un puits à superstructure en forme de cheval à Kerbavec, fig. 88-89 (on pourrait y ajouter un autre puits en forme de cheval à Kercado, mais ce dernier détruit pendant la dernière guerre, a une tête refaite en béton, fig.90). On note également à Kerjean un hangar à bois sur piliers maçonnés, fig. 77-78 (d´autres piliers maçonnés sont visibles au Manéguen, mais la disparition du toit de ce hangar rendent ces piliers énigmatiques). Enfin, au moins deux ruchers ou murs à abeilles ont été recensées, un à Kerfaute (fig. 92-93) et celui de la grande ferme de Kerprat, construite vers 1905, ce qui montre que cette activité était encore traditionnelle au début du 20e siècle.

Parmi les fermes et maisons émergent principalement deux édifices remarquables. Le plus ancien, à structure de manoir, remonte à la fin du 16e ou au début du 17e siècle : c´est la maison de Kerzo dont en l´absence de sources, on ignore la destination initiale : sachant que plusieurs terres proches dépendaient de la vicomté de Rohan (bourg, le Bisconte, l´Ile), on peut émettre l´hypothèse d´un logis de réserve pour le seigneur ou pour l´officier seigneurial. Malheureusement en ruines, la ferme de Kermorin, datée 1688 était un des deux seuls exemples de la commune de ces fermes anciennes à logis à étage qui ne se distinguent des manoirs que par leurs parties agricoles. Un peu plus ancien, un autre de ces logis de grande qualité a été restauré récemment à Kermainguy : il est attesté comme métairie noble dans les réformations au 15e siècle, puis n´est plus mentionné. Ces fermes sont le reflet d´une paysannerie très aisée.

Le schéma le plus fréquent au 17e et 18e siècles, un logis bas avec dépendances en alignement, l´ensemble en moellon couvert de chaume a aujourd´hui presque disparu, le chaume remplacé par des matériaux tels que la tôle, la tuile ou l´ardoise, les logis souvent très remaniés ; les matrices cadastrales en 1855 font état de maisons détruites par un incendie sur la place de l'église : les couvertures en chaume même dans le bourg était la cause de ces fréquents incendies. La ferme sud de Kercado du 17e siècle est un exemple remarquable de ce schéma très morbihannais regroupant en un très long alignement étable, salle et chambre (voir ce dossier).

La riche paysannerie va acquérir à la Révolution les fermes dont elle était édificier (soit propriétaire des logis, mais non des terres) et les reconstruire. Postérieures à la Révolution, plusieurs fermes présentent un même modèle de maison à étage habitable, avec une façade très régulière sans doute influencée par les modèles urbains : à Porh Berringue, la plus soignée datée 1818, reconstruite sur le site d´un ancien manoir ou d´une ancienne métairie noble, trois fermes de Lézévry, contemporaines, ainsi que Kervran (1832), Kercado, peut-être reconstruite en 1832 avec des matériaux du 17e siècle. On remarquera que dans plusieurs cas, le logis comme dans tout l´ouest de la Ria est doté d´un faux-étage carré à usage de grenier. Ce modèle, apparu dès la fin du 18e siècle (Kerdalvas, 1787, logis remanié) perdure plus tardivement : Kerdaniel en 1880, Kervégant en pierre de taille en sont les exemples les mieux conservés. On mettra également en évidence la ferme concertée de Gueldro Marrec entièrement reconstruite en cour fermée avec ses dépendances sur le site de l´ancien manoir (dont ne subsiste que le mur d´enclos) probablement en 1902.

A la même époque, on reconstruit également des fermes plus modestes, sans étage, mais également soignées (Kerris, 1831, fig.83, Kerdanvé, datée 1848, fig.82, ferme de Kervener au nord de la chapelle, voir ce dossier).

Entre 1850 et 1861, 69 maisons sont construites à Plouhinec d´après les matrices cadastrales, la plupart au bourg : cette intense période de construction d´une architecture très stéréotypée voit également le développement des villages de pêcheurs le long de l´Etel. Les maisons ne diffèrent pas de celles d´Etel, enduites, basses à une ou deux pièces surmontées d´un grenier servant au rangement des engins de pêche, éclairé d´une lucarne axiale, ou au contraire à étage, habitat partagé ou maison dite « de capitaine ». L´activité maritime est souvent liée à une activité agricole d´appoint à laquelle est associée une remise indépendante ou un appentis avec cheminée d´angle (dossier du Vieux Passage, fig 27, 40).

Les écoles de Plouhinec

Le premier projet d'école (sans mairie) est établi par l'architecte d'arrondissement Lussault en 1838 : l'école, petite devait être construite dans la cour au sud du presbytère. Mais ce projet fut écarté au profit d'un nouveau projet : la première mairie école de Plouhinec est construite en 1840 sur des plans de Lussault à l'emplacement de la mairie actuelle d'après le plan conservé aux archives départementales. Très proche de celle de Mendon, construite en 1844, elle se voit sur les cartes postales anciennes du bourg.

Cependant, les habitants du rivage de l'Etel et l'inspecteur de l'école primaire réclamaient une autre école. En 1882, le conseil refuse l'installation d'une école à Kervarlay, allégant que "le village de Kervarlay est mal choisi, étant à l'extrémité du quartier, que les enfants des pêcheurs habitant ce côté de la commune n'assitent à l'école que pendant l'hiver, et qu'étant à la pêche l'été en qualité de mousses, l'école serait déserte durant cette partie de l'année, sauf s'il s'agit d'une école mixte".

Pour contrer cette demande, une grande école de garçons fut créée à l'Arlécan, plus central, en 1906 sur des plans de Dutartre d'inspiration très classique

Dutartre proposa ensuite 1906 un plan pour l'appropriation de l'ancienne école en école de filles. Moins inspiré que par celle de Merlevenez, sans doute en raison de son emplacement en alignement de la mairie-école, Dutartre dessine un bâtiment à élévation classique à quatre travées, mais dont les larges ouvertures à linteau en ciment contrasté annoncent comme à l'Arlécan, l'architecture des années 1920 (doc.8). Il n'est pas certain que cette école ait été réalisée.

Cependant la taille de la commune et le développement des villages le long de la rivière en raison du fort développement de l'activité maritime (pêche, conserveries) avait justifié le projet d'une seconde école mixte pour 200 élèves, plus proche de la rivière, à Cordanguy. Le plan très moderne, également oeuvre de Dutartre et datée 1912, ne sera jamais réalisé (doc. 10, 11, 12). C'est une école privée, l'école Sainte-Anne à Locquénin qui viendra combler le manque.

En 1938, une nouvelle école de filles-mairie bureau de PTT (aujourd'hui seulement mairie) est construite au bourg à l'emplacement de la première mairie-école sur des plans signés de l'architecte vannetais Bardet, mais plus probablement oeuvre de son gendre Lamourec d'après le style très moderne qui est adopté. Sa destination actuelle de mairie a cependant permis la conservation de l´essentiel de son plan d´origine.

Le monument aux morts

Plan et devis sont comme l'école de l'Arlécan, signés Dutartre, Caro et Ramonatxo et datent de novembre 1921. La demande émanait du conseil municipal ; il sollicite "d'étudier un sujet religieux" pour les 147 morts de la commune. L'emplacement sera la place publique. Le devis prévoit un monument en granite de Kersanton, taille fine dite 'monument funéraire', les attributs (épée, ancre de marine, croix) sont en bronze. La proposition du projet amène quelques modifications dont : que le monument soit construit en pierres bleues et qu'il y ait une inscription en breton, que les attributs soient en pierre, l'ancre de marine posée au pied du monument. Le monument est réalisé en 1923 par le marbrier Lépinard, de Lorient, mais il sera réalisé en granite de Guendol, considéré comme plus dur et résistant que le kersanton (fig.102).

Les moulins

Il ne reste plus de moulins conservés sur la commune, le dernier, moulin à marée de Beringue ayant été détruit à la fin du 20e siècle. Ils étaient pourtant plusieurs, attestés dans les actes des diverses seigneuries. L´absence de relief avait empêché l´établissement de moulins sur des ruisseaux, remplacés par trois moulins à marée sur l´Etel : moulins de Berringue, du Bisconte, de Kercadic. Les moulins des princes (représentés sur le plan cadastral de 1837), et le moulin de Kerouzine, à vent, dépendaient respectivement de la vicomté de Rohan et du prieuré de Gâvres sous l´Ancien Régime.

Les matrices cadastrales révèlent la construction de plusieurs moulins à vent au milieu du 19e siècle : en 1840 pour Jean Larboulette, puis en 1850 pour Efflam Le Bas tous deux au nord de Gueldro Hillio. Un en 1853 à Louis Caudal et un autre en 1854 (A 954) pour Guillevic, à la place d'un des moulins des Princes qui figurent tout proches sur le plan de 1837, le second semblant en ruine (A 967). Dans le même temps, en 1857, est détruit un moulin à eau appartenant à Charles Le Pontois qui semble le moulin à marée du Bisconte (F 857).

On rapprochera enfin des moulins, une construction encore visible (fig.) alors qu'elles ont presque toujours disparu, la pêcherie-barrage de l'étang de Kervran ; révélée par un habitant du lieu, elle dépendait du prieuré de Gâvres tout proche. De cette activité sans doute systématique sur les étangs littoraux et peut-être sur la petite mer de Gâvres ne sontt aujourd'hui conservées que les archives.

Aires d'études Ria d'Etel
Adresse Commune : Plouhinec

Annexes

  • A. D. Morbihan. 2J 43 : Louis Galles. Tableau par paroisses des terres nobles du diocèse de Vannes d´après la réformation de 1666

    La terre, le fieff et seigneurie de la vicompté de Plouhinec s´étend en la dite paroisse, moulin à mer et à vent, rolle rentier appartenant au seigneur prince de Guéméné avec ses prééminences.

    Itel : la terre et le fieff de Beringue s´étend aussi en la dite paroisse de Plouhinec moulin à mer, rolle rentier et cheff rente.

    Le lieu noble de Querdrou Marec (Gueldro Marec)

    Le manoir et la maison noble de Querien

    Une méthairie au proche de ladite méthairie de Querian

    Le manoir et maison noble de Kerfrézec et terre dépendante.

    Une méthairie dépendant dudit lieu de Querfrézec.

    La terre et maison de Keramplat

    Une méthairie noble avec ses appartenances et dépendances situées au village de Quermainguy.

    Autre méthairie noble nommée la méthairie de Guernévé.

    Autre méthairie noble appelée la méthairie de Beringue

    Autre méthairie noble appelée la méthairie de Porh Beringue

    Une autre méthairie noble située dans le bourg appartient à Guy de Lopriac, sieur de Kermassonnet (Kervignac)

    La maison noble du prieuré de Gavre cheff rente et moulin à eau dépendant du couvent de St Gildas de Rhuys.

  • AD Morbihan. 2O 269/1424. Edifices cultuels

    Lettre du 10 pluviose an X, du maire de Plouhinec ou sous-préfet de Lorient.

    Edifices non aliénés servant à l´exercice du culte

    1) dans notre bourg, deux églises l´une appelée Saint-Pierre cy-devant notre église paroissiale qui était ravagée dans l´intérieur et qui à l´extérieur tombait en ruines dans toutes les parties, au moyen des aumônes nous avons rétabli la couverture et les murs, l´intérieur est tout nu, cette église peut contenir 3000 individus.

    L´église dite église Notre-Dame est absolument en ruines et à l´extérieur et à l´intérieur et peut contenir 2500 individus.

    Depuis Noël nous avons la messe dans notre église Saint-Pierre.

    2) A 1/2 lieue du bourg sur la côte vers le midi il existe une autre chapelle dite chapelle Saint-Corneil en assez bon état pouvant contenir 1500 individus.

    3) Du même côté de la commune au village de Loquinin existe une autre petite chapelle dite chapelle Saint-Guénin en mauvais état pouvant contenir 500 individus

    4) Au village de Kervarlay autre chapelle en assez bon état à l´extérieur mais l´intérieur ravagé, pouvant contenir 700 individus.

    5) Au nord du bourg et à 1/2 lieue de distance du village de Kervener autre chapelle ditte Saint-Fiacre en réparation à l´estérieur et ravagée dans le dedans pouvant contenir 700 individus

    6) Sur le passage de Saint-Cado une petite chapelle ditte de Saint-Guillaume pouvant contenir 80 à 100 personnes

    7) Dans le grand champ de Plouhinec au couchant du bourg et à un demi quart de lieue une petite chapelle ditte La Madeleine abattue et ne restant plus que les murs.

    Signé du maire Danigo.

  • 20075607486NUCA : Carte, 2007 - Syndicat mixte de la Ria d'Etel

    20095606393NUCB : Plan aquarellé, 1837 - Archives communales de Plouhinec

    20095606392NUCB : Plan aquarellé, 1837 - Archives communales de Plouhinec

    20095606208NUCB : Plan aquarellé, 1837 - Archives départementales du Morbihan - 3 P 215.

    20095606248NUC : Plan, élévation, 1840 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606246NUC : Plan, 1909 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606247NUC : Plan, 1909 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606245NUC : Elévation - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606252NUC : Plan, 1912 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606250NUC : Elévation, 1912 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20095606251NUC : Elévation, 1912 - Archives départementales du Morbihan - 2O.

    20105607215NUCB : Carte postale - Archives départementales du Morbihan - 9 Fi. Plouhinec.

    20105607214NUCB : Carte postale - Archives départementales du Morbihan - 9 Fi. Plouhinec.

    20105607199NUCB : Photographie - Archives départementales du Morbihan - 3 Fi 174/12.

    20105607216NUCB : Carte postale - Archives départementales du Morbihan - 9 Fi. Plouhinec.

    20105607203NUCB : Photographie - Archives départementales du Morbihan - 3 Fi 174/2.

    20105607200NUCB : Photographie - Archives départementales du Morbihan - 3 Fi 174/1.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives communales de Plouhinec. 1837. Plans cadastraux.

  • A. D. Morbihan. Série B. B 2527. 1729-1731. Bail des biens de Messire Guy-Marie de Lopriac, chevalier, seigneur comte de Donges, marquis d'Assérac et autres lieux, composant, les seigneuries de Rongouët, de Coatrivas, Béringue, Kermassonnet et Coetmadeuc, le Dréors, Crémenec etc... ledit bail adjugé à dame Marie-Agnès Pérard de Kersula, veuve de Charles-Florimond Cardé sieur des carrières, trésorier et receveur de l'émolument du sceau de la chancellerie près le parlement de Paris.

    Archives départementales du Morbihan : B 2527
  • A. D. Morbihan. 2O. Administration communale. 2O 169/1420. Plouhinec. Travaux communaux.

  • A. D. Morbihan. 2O. Administration communale. 2O 169/1421. Plouhinec, écoles. 1904-1917. Ecole de l'Arlécan. Plans, devis, correspondances. 1936. Mairie-école de filles bureau de poste.

  • A. D. Morbihan. 2O. Administration communale. 2O 169/1422. Plouhinec, Travaux communaux. Monument aux morts.

  • A. D. Morbihan. 2O 169/1428. Plouhinec. Travaux communaux. 1913-1935. 1913 : Réparation du pont de Kerichard et empierrement du chemin, par Kergosien, entrepreneur à Ste-Hélène.

  • A. D. Morbihan. 2O 169/1428. Plouhinec. Travaux communaux. 1913-1935. Projet de lavoir à Kervarlay. Puits au Vieux Passage.

  • A. D. Morbihan. 2O. Administration communale. 2O 169/1428. Plouhinec, Travaux communaux. 1936 : Mairie-école, bureau de postes. Plans, coupes, devis, correspondance.

  • A. D. Morbihan, 2J43. GALLES, Louis. Tableau par paroisse des terres nobles du diocèse de Vannes d'après la réformation de 1666, vol. 4.

    Archives départementales du Morbihan : 2J43
  • A. D. Morbihan. 149 J 35. Fond Joseph Caubert de Cléry. Plouhinec, Loquénin, chapelle. - Agrandissement : extraits du registre des délibération du conseil municipal, devis descriptif, marché, pièces comptables, honoraires, correspondance. J. Caubert de Cléry, architecte. 1923-1927.

  • A. D. Morbihan. 149 J 237. Fond Joseph Caubert de Cléry. Plouhinec, Loquenin, chapelle. - Agrandissement : 1 rouleau de 8 plans calque, 1 affiche de l'adjudication. 1923-1925. J. Caubert de Cléry, architecte. 1923-1927.

  • A. D. Morbihan. 49 J 1395. Fond Xavier Caubert de Cléry. Plouhinec, presbytère et école libre. - Reconstruction (dommages de guerre) : décision du délégué départemental, estimation des dommages causés, plans pliés, pièces comptables, honoraires, correspondance. 1945-1948.

Documents figurés
  • A. D. Morbihan. 3P 215. 1837. Plouhinec. Plan cadastral. Plan d'assemblage et plan par sections. 3 P 2414 et 3P 2415. Plouhinec. Matrices cadastrales.

    Archives départementales du Morbihan : 3P 215 ; 3 P 2414 ; 3P 2415
  • A. M. Lorient. 5 Fi 12061. 4 septembre 1949. Plouhinec. Nestadio, chaumières. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis..

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12066. 4 septembre 1949. Plouhinec. Nestadio, fermes avec four. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis..

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12062. 4 septembre 1949. Plouhinec. Nestadio, fermes avec four. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis..

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12075. 4 septembre 1949. Plouhinec. Nestadio, ferme. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12079. Vers 1945 ? Plouhinec. Kercado, chaumière (disparue, ferme médiane). Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12403. Vers 1920 ? Plouhinec. Le Pont-Lorois. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12404. Vers 1920 ? Plouhinec. Le Pont-Lorois. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12405. Vers 1960. Plouhinec. Le Pont-Lorois. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12407. Vers 1960. Plouhinec. Le Pont-Lorois. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12406. Vers 1960. Plouhinec. Le Pont-Lorois. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12435. Mai 1951. Plouhinec. Village de Nestadio, chaumières. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis..

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12070. 4 septembre 1949. Plouhinec. Nestadio, Maison de 1640. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12436 et 16 Fi 916. Août 1949. Plouhinec. Village de Nestadio, maison, vers 1640. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis..

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12069. mai 1951. Plouhinec. Ancien moulin à vent de Beringue à Nestadio. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12427. Vers 1946. Plouhinec. Village de Kerroze ou Kerso (Kerrous) : puits-cheval (peut-être au village de Kercado ?). Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12076. 14 juillet 1946. Plouhinec. Village de Kerroze (Kerrous). Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12428. Mai 1951. Plouhinec. Moulin à marée de Beringue. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

  • A. M. Lorient. 5 Fi 12078. Vers 1945 ? Plouhinec. Moulin à marée de Beringue. Photographie, collection Crolard. Editeur Laurent-Nel, Rennes, H. Laurent, Port-Louis.

Bibliographie
  • AUBERT, Ch-F. (V. Vattier d´Ambroyse).Le littoral de la France. Paris, 1886.

    p. 67-68
  • DUHEM, Gustave. Les églises de France. Morbihan. Paris : Impr.-édit. Letouzé et Ané, 1932.

    p. 135-136
  • LE MENÉ, Joseph-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes, Galles, 1891-1894.

  • MOISAN, abbé Joseph. La propriété ecclésiastique dans le Morbihan pendant la période révolutionnaire. Vannes, Lafolye, 1901.

    p. 147-148
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, nouvelle édition augmentée par Marteville et Varin. Rennes, 1843.

  • YHUEL BERTIN, Emmanuelle. Plouhinec, cité morbihannaise : entre bois et mer, grands champs ouverts.Le Faouet, Liv'Éditions, 2010.

Périodiques
  • BUFFET Henri-François. La toponymie du canton de Port-Louis. In : Annales de Bretagne.. Tome 59, numéro 2, 1952.

    p. 313-336
  • LE NEZET, Thierry. La préhistoire et Plouhinec. In Bulletin de la société d'Histoire et d'Archéologie du pays de Lorient. 2004.

  • LUCO, abbé. Pouillé historique de l'ancien diocèse de Vannes. Vannes, Galles, 1901.

    p. 550-558
  • LUCO, abbé. Les paroisses du diocèse de Vannes. Bulletin de la société polymathique du Morbihan.

    1879, p. 181-189