Logo ={0} - Retour à l'accueil

Presbytère, actuellement maison, rue du presbytère (Guénin)

Dossier IA56001672 inclus dans Village de Guénin réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesécurie, enclos, portail, verger, jardin, croix monumentale
Dénominationspresbytère
Aire d'étude et cantonBaud - Baud
AdresseCommune : Guénin
Adresse : rue du
Presbytère
Cadastre : 1829 K1 254, 253, 251 ; 1987 AA 17
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Dates1840, porte la date

Logis enduit de plan en T : à l'arrière du bâtiment principal sont placés une tourelle d'escalier rectangulaire avec un escalier en bois sur mur noyau et un appentis postérieur à étage dans deux constructions indépendantes. L'enclos ceinturant le bâtiment et sa cour, le verger et le jardin est en moellon de granite et de schiste ; le portail est en pierre de taille de granite. La pierre de schiste portant les armoiries est insérée dans l'appareil de l'enclos, à gauche du portail.

Mursgranite
schiste
enduit
pierre de taille
moellon
moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
toit en bâtière
appentis
pignon découvert
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
Techniquessculpture
Précision représentations

Armes d'alliance : à dextre, blason à trois merlettes au chef chargé de trois quintefeuilles, à sénestre une fasce échiquetée à trois tires. Le fond est un semis de besants et d'hermines. La forme originale de l'ensemble des écus n'est pas sans rappeler le manteau héraldique.

La structure à faux plan double, cage d'escalier et corps postérieur en demi-étage, est celle d'un manoir, même si les remaniements qui ont affecté la façade au milieu du 19e siècle, peut-être en 1840, date portée sur le portail, ont gommé les caractères d'origine.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Les armoiries insérées dans le mur de clôture du presbytère présentent certaines caractéristiques particulièrement intéressantes.

    Elles portent les armes d'alliances des familles de Lannion et Caillard, soit à dextre un blason à trois merlettes au chef chargé de trois quintefeuilles et à sénestre une fasce échiquetée à trois tires. Le fond est un semis de besants et d'hermines.

    L'originalité de la représentation, la forme en goutte peu orthodoxe des armoiries est sans doute une interprétation quelque peu fantaisiste du manteau héraldique. Ces manteaux sont théoriquement portés par les souverains, les princes, les ducs et pairs ; dans le cas de la famille de Lannion, issue d'un ramage Penthièvre-Avaugour, cette entorse à la règle souligne avec force l'ancienneté de sa noblesse. Les manteaux sont en principe armoriés à l'extérieur, doublés d'hermine et sortent d'une couronne placée très au-dessus de l'écu. Danc le cas présent, la couronne a probablement disparu. Le fond du manteau semé de besants et d'hermines rappelle à la fois la baronnie de Malestroit (d'azur à neuf besants d'or) détenue depuis déjà longtemps par la famille de Lannion et la prétention de cette famille à descendre d'un ramage de la famille ducale de Bretagne.

  • Certains éléments de l'aménagement intérieur de l'ancien presbytère méritent d'être soulignés. Au rez-de-chaussée, une cheminée du 15e siècle est en place dans la cuisine, ainsi qu'une pierre d'évier en granite avec écoulement extérieur. Une porte 17e siècle, dans l'axe de l'entrée, permet l'accès à la tourelle d'escalier abritant un escalier tournant à retours en bois. A noter également, toujours au rez-de-chaussée, une cheminée du 18e siècle dont l'âtre est hémisphérique.

    Le décor est essentiellement constitué de lambris de revêtement contemporain des modifications extérieures, soit du 1er quart du 19e siècle.