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Ouvrages fortifiés de la pointe du Toulinguet (Camaret-sur-Mer)

Dossier IA29004071 réalisé en 2006

Fiche

Parties constituantes non étudiéesblockhaus, réduit, mur défensif, logement, batterie
Dénominationsouvrage fortifié
Aire d'étude et cantonBretagne - Crozon
AdresseCommune : Camaret-sur-Mer
Lieu-dit : pointe du Toulinguet
Cadastre : CM

Le site du Toulinguet a été occupé depuis la Préhistoire (traces de camp barré). Il fut ensuite fortifié par Vauban en 1695 par une batterie basse composée de six canons, dont il ne reste quasiment plus rien, et située devant l´ancien phare. Des fortifications importantes sont construites en 1812 sous Napoléon Ier dont un des éléments les plus remarquables du site, la Tour de l´entrée, construite selon les plans des « tours-modèles 1811 ». Elle pouvait accueillir 18 hommes et est très bien conservée. Le rez-de-chaussée abritait un magasin à poudre, une réserve de vivres et le petit matériel d´artillerie. Le site est modifié en 1884 et 1889 : quatre batteries de gros calibres sont installées et un mur d´enceinte est édifié en 1893. À côté de la tour de 1812, une porte monumentale a été édifiée à la fin du 19e siècle et permet toujours l'accès au site.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1812, daté par source

La Tour de l´entrée, construite en 1812, montre une section carrée de 9 mètres de côté. Les angles sont abattus à pans coupés à partir du second niveau. Les matériaux utilisés sont le grès armoricain, le schiste, les granites de l´Aber Ildut et de Trégana. Le rez-de-chaussée est voûté en briques rouges. La porte d´entrée s´ouvrait au premier étage par un pont-levis aujourd´hui disparu. Au premier étage, se trouvait le logement de la garnison (avec deux cheminées) où le plafond en briques rouges est voûté. Un escalier permet d´atteindre la plate-forme dallée et limitée par un parapet avec mâchicoulis et meurtrières. La porte, percée à la base à la fin du 19e siècle, est en pierre de kersanton gris de la rade de Brest (kersantite). Les batteries, installées à la fin du 19e siècle, sont protégées du côté du large par d´épais merlons de terre et de pierres et soutenues à l´arrière par des murs maçonnés composés de grès armoricain et de kersantite. Le mur d´enceinte est long de 300 mètres environ et présente une forte pente au nord. Il est en grès armoricain et percé de meurtrières. La porte monumentale, en kersantite grise, est haute d´environ 6 mètres. Son linteau a été partiellement restauré avec du ciment.

États conservationsinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Sites de protectionsite classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protectionsclassé MH, 2013/04/25

Annexes

  • Ce dossier électronique a été réalisé par l´Observatoire du patrimoine maritime culturel de Bretagne du laboratoire Géomer (UBO) dans le cadre d´une étude thématique régionale sur le patrimoine maritime culturel. Un autre dossier, complémentaire de celui-ci, a été rédigé dans le cadre d´une étude thématique régionale sur les fortifications littorales de Bretagne-nord :

    Voir aussi enquête thématique régionale (fortifications littorales) - 2002 - Guillaume Lecuillier : Tour-modèle n° 3, année "1813" et mur défensif, année "1884" :

    Voir aussi enquête thématique régionale (fortifications littorales) - 2004 - Guillaume Lecuillier : Batteries (4 canons G de 24 cm modèle 1876, 4 canons de 19 cm modèle 1875-1876, 4 canons G de 95 mm) : .

Références documentaires

Bibliographie
  • TRUTTMANN, Philippe. Architecture miliataire. In La presqu´île de Crozon, L. Calvez (dir. par), Paris : Nouvelle Librairie de France, 1975.

    p. 345-362
Périodiques
  • CHAURIS, Louis. La trilogie du Toulinguet : fortifications, phare, sémaphore. Crozon : Avel Gornog, 2003, n° 11.

    p. 40-45

Liens web