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Nappe dite have à chevlin

Dossier IM22005101 réalisé en 2002

Fiche

Dénominations nappe
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
Adresse Commune : Saint-Cast-le-Guildo
Lieu-dit : Saint-Cast

Pendant la saison de la pêche aux maquereaux, appelée en Gallo "maquerloazon", Les chevlinouères ou chevrinouères de Saint-Jacut et de Saint-Cast oeuvraient à marée basse dans la rivière de l'Arguenon, à hauteur du port du Guildo, par équipe de deux femmes, attachées à un bateau maquereautier, auquel elle fournissait l'affare (chevlin, ou encore manceaux et coques écrasées au pilon ou à la moulinette). Ces "équipières" touchaient 3/4 d'une part. Vers 1930, on comptait encore une trentaine d'équipes de chevlinouères, la plupart originaires de Saint-Jacut. Il faut préciser que l'applet es un outil de pêche à pied, spécifique de Saint-Jacut, utilisé par les Castins. Le chevlin, ce minuscule frai de crevette, fin comme des cheveux, se pêchait à l'aide d'une grande have dite "applet", de près de 4 mètres de longueur sur 2,50 m de largeur. Les deux femmes tenaient fermement, à deux mains leurs quenouilles, et traînant le haveneau dans le plain ou bien "sognaient" dans les gués jusque sous le Guildo, c'est à dire tiraient leur applet, en remontant le guet, une chevlinouère sur chaque berge, s'il était étroit. Elles tendaient la quenouille des deux bois et "piquaient " dans la vase, en attendant que la mer descende. Cette pêche se pratiquait de jour comme de nuit, pendant la saison estivale du maquereau. Les femmes allaient aussi pêcher des manceaux avec une baleine de parapluie, une tige de fer, recourbée à son extrémité. L'hiver, les femmes allaient faire un mannequin de coques, Elles allaient "dégrèver", enlever de la grève un sac. Les coques pouvaient aussi servir d'afarre, broyées à la moulinette. L'hiver, les "coquères" mettaient à leurs pieds des "claques", de vieilles galoches usées ou des chaussettes. Elles "pilotaient" pour faire monter les coques. Cette pêche avec un applet a complètement disparu après la seconde guerre, et il ne semble pas exister trace matérielle de ce type de havenet. La senne ou le havenet ont remplacé la have à chevlin pour ces pêcheurs à pied, lorsque le chalutage a remplacé la pêche aux maquereaux de ligne et déplacé les "pêcheries". Collectage réalisé auprès de Michel Duédal et Pierre Aubin de Saint-Jacut de la mer (bandes numériques).

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle

Le filet, d'une construction complexe, était fait d'un assemblage trapézoïdal de six pièces de toile, taillées dans un tissu de lin à la trame peu serrée. La gueule de cet engin était maintenue ouverte, à l'aide de deux quenouilles, sorte de manches en bois d'1, 50 m, munies d'une ralingue plombée. Un gousson cylindrique formait le cul ou fond du filet, qui devait traîner dans l'eau, pour prendre le chevlin. L'ensemble mesurait environ 4 mètres de long pour une largeur maximum de 2,40 m à la base.

Catégories crochet
Structures pliant en barre
Matériaux bois
lin
Précision dimensions

l = 400 ; la = 240

Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Bibliographie
  • DUEDAL, Michel. Hommes et femmes de Saint-Jacut, les canots jaguens. In Le Chasse-Marée, 1981, n° 1.

    p. 50-52.
  • DUEDAL, Michel. Les chevrinouères. In Le chasse-Marée, 1981, n° 1.

    p. 50-52.