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Moulin à marée de Plouër, puis de la Société du moulin de Plouër Dibonnet et Gourga fils, puis de la Société Gourga fils, puis usine de confection, actuellement immeuble à logements et bureau d'études (Plouër-sur-Rance)

Dossier IA22001364 inclus dans Ecart de la Minotais (Plouër-sur-Rance) réalisé en 2002
Précision dénominationmoulin à marée
Appellationsmoulin de Plouër, puis de la Société du moulin de Plouër Dibonnet et Gourga fils, puis de la Société Gourga fils
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bâtiment d'eau, bassin de retenue, digue, logement patronal
Dénominationsmoulin, minoterie, usine de confection
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Hydrographiesla Rance
AdresseCommune : Plouër-sur-Rance
Lieu-dit : Moulin de Plouër
Cadastre : 1844 D1 1 ; 1998 AM 95, 96

Le moulin de Plouër est mentionné dès le 15e siècle (en 1480) ; il s'agit alors d'un bâtiment sommaire édifié en bois. Il appartient à l'époque moderne à la famille de La Haye, seigneurs de Plouër. Il semble avoir été reconstruit en maçonnerie vers 1780. A cette époque et au début du 19e siècle, il appartient pour un tiers, à madame de Bizien qui en a hérité de son grand-père Jean Charles Pierre de La Haye, et pour les deux tiers restants à Auguste de Bizien et Jeanne de Robien, comme succession de Rosalie de La Haye de Plouër. Détruite au cours de l'hiver de 1830, la digue du moulin de Plouër est reconstruite la même année avec autorisation de l'avancer de 50 m vers la rivière. La surface de l'étang est ainsi augmentée d'environ 75 ares. Le 20 décembre 1835, Jean-Marie Burgot achète le moulin et l'étang. Par un contrat de vente daté du 2 avril 1879 passé chez Maître Lemée-Trébry, notaire à Plouër, Ernest Burgot (son fils) acquiert l'ensemble de la propriété comprenant le logement patronal. Le 22 septembre 1880, celui-ci est autorisé à prolonger de 5, 50 m vers l'est sa maison, située sur le bord du chemin conduisant du moulin à la cale de Plouër. En 1902, la minoterie est agrandie côté mer et E. Burgot fait réparer la digue afin d'empêcher l'enlèvement de la marne qui lui sert d'appui. La digue est formée d'enrochements jetés sur la vase et retenue par des pieux plantés dans la vase. La crête seule est maçonnée et formée de moellons posés sans mortier ; elle est percée de deux déversoirs et d'une écluse pour le remplissage. A partir de 1926, la minoterie est exploitée par la famille Dibonnet et Gourga. En 1936 la capacité d'écrasement journalier de l'usine est de 130 q ; elle passe à 150 q trois ans plus tard. Le 15 décembre 1941, formation d'une société entre Emile Gourga fils et Romain Dibonnet fils inscrite sous la raison sociale Société du moulin de Plouër Dibonnet et Gourga fils. Le 11 octobre 1947, Dibonnet fils laisse ses fonctions de cogérant à son père, avant que celui-ci ne cède ses parts le 12 décembre 1947. La société n'est plus gérée que par le fils Gourga. La minoterie cesse de fonctionner en 1970. Après avoir été occupé par un atelier de confection, le bâtiment, restauré, abrite actuellement des logements et un bureau d'études d'architectes. En 1480, le moulin de Plouër abrite deux roues à aubes. En 1902, le moteur hydraulique se compose de deux turbines développant une force totale de 55 ch. A partir de 1929, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région, le moulin est actionné par un moteur diesel. En 1936, la force motrice est fournie par un moteur à gazoil, de type Ruston, qui développe 60 ch ; la minoterie est électrifiée par la suite. En 1936, le matériel de mouture se compose de cinq broyeurs, six convertisseurs, deux plansichters, une bluterie centrifuge, deux bluteries rondes et une hexagonale. En 1939, la minoterie de Plouër emploie huit salariés.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates1830, daté par source
1880, daté par source
1902, daté par source

Édifié en moellons de granite, le moulin de Plouër compte un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un étage en surcroît couvert d'un toit à croupes en ardoises. Restauré en bureaux et logements, le moulin a été profondément remanié notamment sur sa façade sud-ouest qui a été flanquée d'une aile en retour d'équerre construite en béton armé recouvert d'enduit. Sur cette même façade, un troisième corps de bâtiment accolé, construit lors de l'industrialisation du moulin, est entièrement recouvert d'essentage de tôle. Par ailleurs, sa façade nord-est a été percée de nouvelles baies. La digue, toujours in situ, est dans un parfait état de conservation. Le bassin de retenue a, quant à lui, été aménagé en port de plaisance. L'ancien logement patronal, édifié dans les mêmes matériaux, se situe en face, de l'autre côté de la route. Il compte un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises.

Mursgranite
béton
métal
enduit partiel
essentage de tôle
moellon
béton armé
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Énergiesénergie hydraulique
énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
produite sur place
achetée
Typologiesminoterie dite à l'américaine, de plan allongé, comptant au moins deux étages carrés et trois travées (type D2)
États conservationsétablissement industriel désaffecté, remanié
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • 20022216724NUCB : Mairie de Plouër-sur-Rance, Non coté.

    20022216725NUCB : Mairie de Plouër-sur-Rance, Non coté.

    20022216727NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, 10 S 5 (9) V.

    20022216726NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, 10 S 5 (9) V.

    20022216728NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, S supplément 19.

    20032201542NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, 16 Fi.

    20032201543NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, 16 Fi.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série M ; sous-série 6 M 835. Administration générale et économie (an VIII-1940). Statistiques : enquête sur les moulins en vue de préparer leur contingentement, 1936.

  • AD Côtes d'Armor. Série M ; sous-série 6 M 838. Administration générale et économie (an VIII-1940). Statistiques : état des moulins et minoteries, 1939.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 10 S 5 (9) IV. Service des ponts et chaussées : voies navigables, intérieures et maritimes. Canal d'Ille-et-Rance et Rance maritime. Plouër, concessions et réglementations de prises d'eau, 1830.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 10 S 5 (9) V. Service des ponts et chaussées : voies navigables, intérieures et maritimes. Canal d'Ille-et-Rance et Rance maritime. Plouër, alignements, permissions de voirie, 1854-1895.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; S supplément 19. Service des ponts et chaussées, la Rance maritime, 1902.

  • Tribunal de Grande Instance de Dinan à compétence commerciale. Registre du commerce : dépôts d'actes de sociétés (archives antérieures à 1954 non classées).

Bibliographie
  • RAULT, Didier. Les moulins à marée sur les bords de Rance. Le Babillard : Bulletin de l'association le moulin du Prat, août 1995, n°1.

    p. 6-11
  • RAULT, Didier. Un moulin à marée Le Prat : la Vicomté-sur-Rance. Le Babillard : Bulletin de l'association le moulin du Prat, 1995.

    p. 16-26
  • Vieux Moulins du pays de Dinan. Cahiers de l'Université du Temps Libre, mai 1987, n° 2.

    p. 19 ; 36