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Moulin à farine de Tournemine, puis exploitation piscicole (Plélo)

Dossier IA22003708 réalisé en 2005

Fiche

  • Vue générale du site
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bâtiment d'eau
    • bief de dérivation
    • logement patronal

Dossiers de synthèse

Appellations Moulin de Tournemine
Destinations installation aquicole
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, logement patronal
Dénominations moulin à farine
Aire d'étude et canton Arrondissement de Saint-Brieuc - Châtelaudren
Hydrographies Ic l'
Adresse Commune : Plélo
Lieu-dit : Tournemine

Le moulin de Tournemine existe à l'époque moderne. Une pierre d'angle porte la date de 1735 avec un dessin de marteau servant à piqueter les meules. En 1810, il compte une roue hydraulique et peut moudre 8 quintaux de farine par jour. D'après l'enquête de 1848, le moulin, qui est exploité par Jean-Marie Renouard, utilise 10 500 kg de froment, 500 kg de seigle, 2 500 kg de méteil, 1 000 kg d'avoine et 3 000 kg de blé noir, produisant au total 13 300 kg de farine d'une valeur de 1 839 francs. Il occupe 3 hommes et 2 femmes, gagnant respectivement 0,75 et 0,60 franc par jour, ainsi que 5 enfants. L'habitation construite à proximité a été agrandie au début du 20e siècle. Le moulin s'arrête après la Seconde Guerre mondiale. Une pisciculture a été installée sur le site et a fonctionné de 1964 à 1995.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates 1735, daté par source, porte la date

Edifié en moellons de granite, le moulin de Tournemine compte un étage carré et un étage de comble. Il est couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Il possédait deux roues dont on voit l'emplacement sur le pignon ouest dont la partie supérieure est constituée d'un essentage de planches qui a été ajouté lors de l'établissement de l'étage de comble qui n'existait pas à l'origine. On entrait dans le moulin par le pignon est. A l'étage, un logement d'une pièce avec une cheminée a été établi. Il occupe les trois quarts de la surface du moulin et un guichet permettait de surveiller les meules. Son installation est bien postérieure à la construction du moulin car on voit nettement qu'on a transformé une fenêtre en porte, en ajoutant des briques à la base des montants. Le coursier est encore en eau. Les montants de la vanne de régulation sont en granit. Des bâtiments en longère en rez-de-chaussée couverte d'un toit à longs pans en ardoise ont abrité des dépendances agricoles, avant d'être transformé en habitation. Les bassins en ciment de la pisciculture ont été bâtis en aval du moulin.

Murs granite
brique
bois
essentage de planches
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie hydraulique
produite sur place
Typologies moulin de type artisanal, de plan allongé, abritant souvent le logement du meunier à son extrémité (type A2)
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor. Série M ; sous-série 6 M 926. Administration générale et économie (an VIII-1940). Statistiques : état des moulins à farine, à eau et à vent (s. d. vers 1810). Fiches de minoteries et moulins à farine (incomplet) (1840-1844).

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 6 M 926
  • AD Côtes-d'Armor. Série M ; sous-série 6 M 929. Administration générale et économie (an VIII-1940). Statistiques : enquête sur les moulins à eau et à vent ; notice donnant la nature, la quantité et la valeur des matières premières employées et des produits, ainsi que le nombre des ouvriers et leur salaire. De Pédernec à Plougonver, 1848.