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Manoir puis "malouinière" de Launay-Guibert (Miniac-Morvan)

Dossier IA35044405 réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

« La terre de Launay – ou mieux L’Aulnaie, car ce vocable désigne un lieu planté d’aulnes – portait autrefois le nom de Launay-Québriac, tiré d’une ancienne famille, qui dès le 16e siècle en possédait le fonds, mais ne parait pas y avoir habité. » Ainsi Théophile Perrier d’Arc, propriétaire du château de Launay Guibert, et descendant de la famille Guibert, justifie-t-il en 1938 le nom de sa propriété dans une étude manuscrite non publiée.

C’est au 17e siècle que la terre de Launay-Québriac devient la propriété de la famille Lelarge, armateurs originaires de Saint Malo.

En 1731, un Lelarge, sieur de Launay, fait construire la demeure actuelle. Une partie des matériaux, provenant de la démolition de l’ancien manoir du 16e, a servi à la construction du nouvel édifice et de ses communs. On retrouve, notamment dans la ferme, quelques belles pierres sculptées issues de l’ancienne demeure.

Le nouveau château fut à peu près ce qu’il est aujourd’hui : « c’est le type de la « malouinière », de ces grandes maisons de campagne construites par les armateurs et négociants à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle au temps de la splendeur de Saint-Malo. » (Th. Perrier d’Arc).

On retrouve dans cet édifice les caractéristiques architecturales des « malouinières » : l’élégance des proportions, la symétrie des ouvertures, l’absence de décor, la toiture à croupes avec ses pots à feu, les lucarnes, et les cheminées à épaulements.

La façade d'entrée comporte un niveau de soubassement qui abrite des caves et rachète le dénivelé entre la cour et le jardin. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, sur les quatre oculi qui encadrent la travée centrale, ceux du rez-de-chaussée éclairent respectivement une descente de cave et un placard sous la montée de l'escalier.

Par ailleurs, la simplicité de la rampe d’escalier d'origine, dépourvue de tout ornement témoigne du goût pour la sobriété et le fonctionnel, fréquent dans les demeures des armateurs malouins.

La propriété reste dans la famille jusqu’en 1775, date à laquelle le dernier des Lelarge meurt sans héritier direct. Le château de Launay-Québriac passe alors entre plusieurs mains, avant d’être acheté le 6 juillet 1828, par M. Mathurin Joseph Guibert, armateur-corsaire et maire de Saint-Servan. Parmi les répercussions liées à ce changement, la charpente de la grande étable de la métairie est alors réparée avec des mats de bateau en pin, renvoyant à l'activité maritime de la famille, de même que le petit canon de navire marchand posté près de l'entrée.

Le colombier, enfin, fait en 1919 l’objet d’un détournement inattendu de inattion : suite à un vœu, Théophile Perrier d’Arc, descendant des Guibert, transforme le vieil édifice en chapelle à son retour de la guerre de 1914.

Précision dénominationmalouinière
Parties constituantes non étudiéespigeonnier, écurie, logement, fossé
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonIlle-et-Vilaine - Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine
AdresseCommune : Miniac-Morvan
Lieu-dit : Launay
Cette malouinière se trouve près de l'emplacement d'un ancien manoir qui portait le nom de la famille qui le possédait au 16e siècle, Launay-Québriac. Mathurin Guibert, armateur et corsaire, fait construire ce château en 1731 qui prendra son nom Launay-Guibert en 1848.
Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Dates1731, porte la date

La maçonnerie du château est enduite, les chaînages d'angles et les entourages de baies sont en pierre de taille de granite. Le toit à croupes est orné de deux épis de faîtage en céramique. La date de 1731 est sculptée dans un linteau situé au centre de la façade. Un escalier de style Louis XV à double perron souligne l'entrée. La façade principale est percée au rez-de-chaussée et à l'étage de deux oculi. L'aménagement intérieur est resté semblable à l'époque de sa construction : lambris, tapisserie, peintures, mobilier. Dans le parc un colombier a été aménagé en chapelle en 1920. Le château est entouré de douves et possède une écurie et un pavillon d'entrée en brique construits à la fin du 19e siècle.

Mursgranite
enduit
moellon
Toitardoise
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • 20073505881NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20073505882NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine