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Manoir de Kermarquer (Caouënnec-Lanvézéac)

Dossier IA22017439 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Destinations maison, ferme
Parties constituantes non étudiées dépendance
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Lannion
Adresse Commune : Caouënnec-Lanvézéac
Lieu-dit : Kermarquer

Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 1300 mètres à l'est du bourg de Caouënnec-Lanvézéac et à 89 mètres d´altitude. Il se trouve à proximité immédiate du ruisseau homonyme qui prend sa source à Ty Placen au sud, non loin de Kerloscant, un autre manoir. Le manoir était immédiatement desservi par la voie de communication reliant Caouënnec à Lanvézéac. Le toponyme "Kmarquer" (Kermarquer) est mentionné sur le cadastre de 1826. Son interprétation pourrait être en breton : "le lieu habité aux marches", c'est à dire "à la frontière", ici de deux paroisses : Caouënnec et Lanvézéac.

La seigneurie de Kermarquer appartenait en 1426 à Rolland de Kernechriou (Cavan / Lanvézéac) puis à son fils, Raoul de Kernechriou marié à Marguerite de Tournemine (qui héritera de la moitié de la seigneurie de Barach en Louannec en 1524). Se succèdent ensuite : Rolland de Kernechriou (1535) ; Charles de Kernechriou ; Françoise de Kernechriou (1583) qui a épousé Jean de Clisson en 1573 ; Claude, seigneur de Keralio en Plouguiel, fils de Jean de Clisson et de Françoise de Kernechriou, marié à Bonaventure de Rosmadec (1602-1610). En 1610, Claude de Clisson vend les terres de Kermarquer située en Caouënnec et d'autres paroisses à Pierre de Larmor pour la somme de 4100 livres. Ce dernier cède la seigneurie de Kermarquer à sa sœur en 1614. Elle est l'épouse de Rolland de Coitéloury (Coetloury) dont la famille récupère la seigneurie. Dès le 15e siècle, la seigneurie de Kermarquer détenait un pouvoir de basse et moyenne justice seigneuriale qu'elle exerçait à la Roche-Derrien. La seigneurie de Kermarquer avait des prééminences dans l'église tréviale de Caouënnec.

L'édifice actuel comporte quelques éléments stylistiques datables du 16e siècles (fenêtres à traverse et appui notamment) et de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle (linteaux en arc segmentaire). En 1614, la description de la seigneurie de Kermarquer est la suivante : "Le lieu et manoir de Kermarquer, situé en la trève de Caouënnec, avec le colombier, fief, juridiction, prééminences d’église, convenants et terres en entier". L'alignement vers le sud-ouest, figurant sur le cadastre de 1826, n'existe plus. La grange à double poteau est datable du milieu du 19e siècle tout comme l'étable qui a par la suite été remaniée.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle

De plan rectangulaire orienté vers le sud-est, ce logis manorial est construit en moellon de granite à l'exception de l'entourage des ouvertures qui a été réalisé en pierre de taille de granite gris. Il est couvert d'un toit à longs pans en ardoise ; pignons couverts. La travée de gauche conserve deux fenêtres étroites à appui saillant (un troisième appui saillant est visible immédiatement sous la gouttière). En position centrale, porte moulurée en arc plein cintre. La travée de droite présente des ouvertures à linteau en arc segmentaire.

De part et d'autre du logis, remise-grange et étable.

Murs granite moellon
Toit ardoise
États conservations bon état

Recensement réalisé sur le terrain par Tristan Le Nedellec.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Iconographie

    20122213610NUCA : Archives départementales des Côtes-d'Armor

Liens web