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Manoir, le Haut Ruze (Saint-Erblon)

Dossier IA35047840 inclus dans Écart, le Haut Ruzé (Saint-Erblon) réalisé en 2007

Fiche

Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Bruz
Adresse Commune : Saint-Erblon
Lieu-dit : le Haut Ruze
Cadastre : 1812 B2 ; 1843 B1
Paul Banéat mentionne ce bâtiment comme l'ancien manoir de Ruzé. Au début du 20e siècle, en façade, il existait un cadran solaire en schiste ardoisier qui portait l'inscription suivante : M : IEAN_DU ROCHER_S : DV ; D : LIE_1696. Le centre de ce cadran solaire était gravé d'un soleil de part et d'autre duquel se trouvaient les monogrammes du Christ et de la Vierge : IHS et MAR. Les angles de ce cadran étaient ornés de têtes d'anges. A l'instar des autres bâtiments de ce type, ce manoir possédait une chapelle à l'origine ; elle avait déjà disparu au début du 20e siècle. En 1655, le manoir de Ruzé appartenait à Gillette Even, veuve d'Alain Bergeault, sieur d'Ollivet. En 1688, les Brunet, sieurs de Quénillac, y habitaient et la famille Rocher en était propriétaire à la fin du 17e et au 18e siècle, ainsi qu'en témoigne l'inscription portée sur l'ancien cadran solaire. Bien que le cadran solaire portait la date de 1696, la construction du bâtiment peut être un peu antérieure à cette date. Ainsi, la porte en plein cintre à encadrement en pierre calcaire chanfreiné, la grille de la fenêtre, la poutraison de forte section ou bien encore la présence d'un escalier en vis sont des éléments caractéristiques de l'architecture du début du 17e siècle. Le manoir était composé de deux pièces principales, l'une au rez-de-chaussée, la salle et la seconde, une chambre, à l'étage, au-dessus de la première. Toutefois, la tradition orale nous a rapporté qu'il existait des latrines sur le pignon est, à l'étage, ce qui laisse supposer que cette partie de l'étage était peut-être occupée par une autre chambre à l'origine.
Période(s) Principale : 1ère moitié 17e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Dates 1696, daté par travaux historiques

La maçonnerie de ce bâtiment est composée de moellon de schiste ; le toit à longs pans est couvert d'ardoise. Il présente une très forte pente de toiture et possède un coyau. Les encadrements de baies sont réalisés en pierre calcaire majoritairement ; ils sont chanfreinés et certaines fenêtres sont grillées. La pièce principale, la salle, se trouve dans la partie ouest du rez-de-chaussée. Elle est chauffée par une cheminée monumentale dont les piédroits et les corbeaux sont réalisés en pierre calcaire, alors que le linteau est en bois. Un ancien vaisselier se trouve sur le mur gouttereau nord. De plus, la poutraison est de très forte section. Un escalier en vis en bois se trouve en partie centrale du bâtiment ; il est accolé au mur nord de la construction. Il dessert l'étage, où se trouve une chambre située au dessus de la salle du rez-de-chaussée.

Murs schiste
calcaire
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour

Données complémentaires architecture IP35

HYPOI sans objet
MURS1 schiste ; moellon ; calcaire
SCLE1 1ère moitié 17e siècle ; 4e quart 17e siècle
IAUT typicum
ICHR typicum
IESP unicum
ICONTX intégré
SEL sélection possible
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20073510684NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20073510683NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 377 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)