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Manoir, la Pyrie (Le Hinglé)

Dossier IA22018068 réalisé en 2012

Fiche

L’environnement du manoir : l’apport du cadastre napoléonien

Les cadastres de 1811 et de 1843 nous permettent de restituer l’environnement du manoir à cette période, ses multiples accès, l’emplacement de l’ancienne métairie et sa basse cour, le jardin d’agrément dessiné à la française, clos de murs avec ses deux pavillons. Ils permettent également d’entrevoir l’organisation du domaine agricole : verger, pâtures, prés, vivier, bois et futaies. On sait grâce aux matrices cadastrales que certaines parcelles étaient réservées à la culture de l’osier (parcelle A 141 « le bois des saules », parcelle A 121 « l’Oseraie »). Traditionnellement l’osier est coupé en hiver et mis debout dans un bassin pour être écorcé au printemps. Le système d’adduction des eaux, nécessaire au rouissage est représenté sur le plan de 1843 avec son pertuis ou écluse (A 122) pour réguler l’arrivée d’eau dans l’oseraie.

Le domaine ne semble pas avoir été modifié entre 1811 et 1843, on peut toutefois s’interroger sur les formes rectangulaires des pavillons de jardin mentionnées dans le premier cadastre, erreur du géomètre ou témoignage d’une reconstruction.

Prestige et fonction : le maintien de signes architecturaux distinctifs

En l’absence d’archives et de visite intérieure, il est difficile d’évoquer les origines de la construction du logis. Le plan en T renversé, la tourelle arrière, les vestiges d’anciennes ouvertures ainsi que la corniche à modillons témoignent d’une campagne ancienne pouvant remonter au 16e siècle. Les ouvertures rectangulaires à linteau droit sont davantage dans l’esprit du 18e siècle tandis que la travée centrale avec ses baies en plein cintre sont à la mode jusqu’au milieu du 19e siècle. Un pavillon arrière en pierre de taille de granite a été également édifié dans le courant du 20e siècle et concurrence l’impact visuel et symbolique de la haute tour d’escalier.

Les bâtiments d’exploitation construits par les Querhoent au milieu du 19e siècle traduisent toujours la noblesse du lieu. Le colombier, intégré aux dépendances, est recouvert d’une toiture en pavillon qui contribue à son identification.

Parties constituantes non étudiées enclos, ferme, jardin d'agrément, colombier
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Hinglé (Le)
Lieu-dit : Pyrie (la)

Le manoir de la Pyrie, mentionné dès le 15e siècle, appartient à Jean Dibart en 1480 qui comparait porteur d’une brigandine et armé d’une jusarme. Ses revenus des plus modestes sont de 10 livres. Le logis actuel, avec sa haute tourelle arrière, ne semble pas posséder d’éléments remontant à cette période. Il a été reconstruit au 16e siècle puis transformé aux 18e et 19e siècles pour les familles Solain Baron et de Querhoënt.

L’ancienne métairie qui entourait la cour, à l’ouest, a été détruite dans la deuxième moitié du 19e siècle pour faire place à une ferme moderne, close de murs, bâtie au nord du jardin avec dépendances, colombier, étables, remise, écuries et grange.

Période(s) Principale : 16e siècle
Secondaire : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Orientation sud du logis. Plan en T renversé. Tourelle d’escalier hors œuvre, à l’arrière. Gros œuvre en moellons et pierre de taille de granite.

Vestiges de l’ancienne porte de la salle avec une fleur de lys gravée.

Distribution non vue.

Blasons losangés d'argent et de sable de la famille de Querhoent.

Murs granite moellon
granite pierre de taille
Toit ardoise, ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour

Annexes

  • Registre des états de sections du cadastre de 1843, Le Hinglé

    A 114, la vallée girout, étang

    A 115 futaie

    A 117, futaie

    A 118, le pré devant

    A 119, vallée de devant

    A 120, le petit étang

    A 121, l’Oseraie

    A 122, le pertus chaux

    A 123, le bois de derrière

    A 124, l’avenue de derrière

    A 125, la pâture des vaux

    A 126, courtil de la ferme

    A 125, le bois de derrière

    A 127, le four de la ferme

    A 128, la basse cour

    A 129, la Pyrie sol et basse cour

    A 130, le petit étang près de la maison

    A 131, le jardin

    A 132, l’avenue de devant

    A 133, le verger

    A 134, le pavillon

    A 136, le pavillon

    A 137, la prairie de derrière

    A 139, le haut de la prée

    A 141, le bois des Saules

    A 145, lande des champs doléens.