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Manoir, la Noë ; la Noë d'Etole (Noyal-Châtillon-sur-Seiche)

Dossier IA35047425 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées parc
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Bruz
Adresse Commune : Noyal-Châtillon-sur-Seiche
Lieu-dit : la Noë la Noë d'Etole
Le manoir de la Noë d´Etole a été construit en plusieurs campagnes. La plus ancienne est datable des années 1600. Un décor peint dans la chambre de l'étage représentait le roi Louis XIII à cheval sous un dais de parade. On sait par ailleurs, que Louis XIII à séjourner dans le manoir de Fontenay, situé dans la commune voisine, lors de l'été 1626. Ainsi, ce décor mural pouvait commémoré le passage dans la région de cette hôte illustre. Le second logis pouvait remonter quant à lui d´une deuxième campagne datable également du 17e siècle. Les photos prises lors de l´enquête de 1976 témoignaient de remaniements du 19e siècle. Cet ensemble a fait l´objet d´une récente restauration et peu d´éléments anciens ont été conservés. Intérêt historique.
Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle

Orientation est pour le premier logis et sud pour le deuxième. Organisation autrefois de plan en U autour d´une cour quadrangulaire. L´aile est ayant été détruite. Deux anciens accès sont visibles sur le cadastre de 1813, l´un étant vraisemblablement destiné au manoir, l´autre à la ferme adjacente. Le logis plus ancien est situé dans l´aile ouest. De plan rectangulaire, il se distingue par sa tourelle hors oeuvre placée en façade arrière. Cette dernière contient toujours un escalier en vis en bois. Deux cheminées anciennes ont été également maintenues, l´une au rez-de-chaussée, l´autre à l´étage. La chambre conservait autrefois un décor mural peint représentant le roi Louis XIII. De ce décor il ne subsiste actuellement que quelques fragments de fleur de lys sur l´intrados du linteau de porte. Le deuxième logis au fond de la cour a été très restauré et il ne subsiste plus rien d´ancien. Son plan rectangulaire régulier coiffé par une toiture à la Mansart indiquait probablement une construction initiale datable du 17e siècle. Cette dernière si l´on se réfère à l´enquête de 1973 avait été reprise au 19e siècle.

Murs terre
enduit
Toit ardoise
États conservations restauré

Données complémentaires architecture IP35

HYPOI sans objet
HYPOE sans objet
MURS1 terre (?) ; enduit
SCLE1 limite 16e siècle 17e siècle ; 17e siècle ; 19e siècle
IAUT sans objet
ICHR nsp
SEL sélection possible
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de Paul Banéat, p. 515.

    Il conserve une tourelle circulaire et, dans un grenier, une chapelle sécularisée. Une des salles du premier étage présente les traces d'un semé de fleurs de lis rouge sur fond blanc, et de curieuses peintures murales dont l'une figure Louis XIII à cheval. Le roi a environ 1M 80 de hauteur. Il porte un chapeau noir à larges bords orné de trois grandes plumes rouge, blanche et bleue, un justaucorps bleu à crevés blancs, des manchettes de dentelle, un pantaln bouffant rouge terminé par un flot de dentellles, et des houssines à éperons jaunes ; la croix du Saint-Esprit est suspendue sur sa poitrine à un codon bleu ; un large baudrier rouge brodé de jaune soutient son épée. Il est sans gants et tient de sa main droite un sceptre fleurdelisé. La tête est malheureusement effacée. Le cheval est caparaçonné de jaune ; des plumes rouge, jaune et bleue se dressent au-desssus de sa tête ; la selle est grenat. Au-dessus de l'ensemble se voient les traces d'un dais chargé de fleurs de lis bleues et suspendu par des cordons rouge. Une peinture en damier orne le trumeau de la cheminée de cette salle. L'extérieur de sa porte d'entrée présente sous son linteau des fleurs de lis jaunes et des hermines noires.

    Le jardin renfermait une tonnelle en 1726.

    Le manoir était en 1654 aux Boysart sieurs de la Gérardière, aux Laquiton en 1683 et en 1708 ; et fut vrndu en 1725 par les du Liepvre sieurs de la Riolais aux Bidard sieurs de la Gendrie qui l'avaient encore en 1763. Il est passé par alliance vers la fin du 19e siècle des Richelot aux Villemain.

    Noë signifie lieu marécageux.

  • 20083505918NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Série P.

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 515 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)