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Manoir, la Bâtardière (La Bazouge-du-Désert)

Dossier IA35048560 réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées chapelle
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Louvigné-du-Désert
Adresse Commune : Bazouge-du-Désert (La)
Lieu-dit : la Bâtardière

La Bâtardière appartenait aux Godelin en 1412, propriétaires de la Godelinais à Mellé. En 1461, la Bâtardière passe par alliance aux de Saulnières. En 1540, le lieu appartient à la famille Lasne, dont les armes se trouvent encore au-dessus de la porte d'entrée ouest de la chapelle datée 1587. En 1690, la Bâtardière est vendue aux de la Jaille et passe au début du 18e siècle par alliance aux du Bouexic, seigneurs de Guichen. Bien que le manoir de la Bâtardière soit mentionné dès le début du 15e siècle, les bâtiments actuels ne témoignent pas de cette époque. Ainsi, la partie la plus ancienne conservée dans son état d'origine est la chapelle qui est datée 1587. Elle a conservé en façade ouest les caractéristiques de l'architecture de cette époque, particulièrement sa porte en anse de panier surmontée d'une accolade. Le logis de cet ancien manoir a été très transformé et ce dès le milieu du 19e siècle vraisemblablement. Ainsi, à cette époque, la Bâtardière fait partie du domaine de Monthorin (Louvigné-du-Désert) et est l'une des fermes La Riboisière (du nom du propriétaire du château de Monthorin). A la fin du 19e siècle, la ferme de la Bâtardière dépendait en effet de la laiterie de Monthorin et couvrait une surface de 24 hectares. La ferme voisine de l'ancien manoir a été construite en 1868 ; il est logique d'imaginer que dès cette époque, le manoir était déjà devenu une ferme puisque deux étables La Riboisière sont construites sur le site, l'une pour la ferme nouvellement construite en 1868 et l'autre pour l'ancien manoir déclassé en ferme. Outre les pignons débordants à crossettes décorées de trilobes et la position centrale de la souche de cheminée qui indique la présence de cheminées sur un mur de refend intérieur, il ne subsiste que peu de vestiges du logis du manoir. Ainsi, ce logis peut avoir été construit à la même époque que la chapelle, c'est-à-dire à la fin du 16e siècle ; toutefois, il peut être antérieur à la construction de la chapelle car, il n'est pas rare que des manoirs soient construits sans chapelle à l'origine et que, quelques années plus tard, une chapelle et d'autres annexes propres à ce type de bâtiment (colombiers, moulins...) soient ajoutées. Lors de la levée du premier cadastre de la commune en 1834, le bâtiment de dépendance accolé au pignon Est de l'ancien logis du manoir existait déjà, ce qui semble indiquer qu'à cette date, le manoir avait déjà été déclassé en ferme. La grange actuellement située au sud de la cour est également figurée sur le cadastre de 1834. De plus, face au logis, dans la cour actuelle, il existait en 1834, un bâtiment de plan circulaire qui peut correspondre à un ancien colombier. L'étable La Riboisière située au sud-est de la cour a été construite après 1834, elle ne figure en effet pas encore sur le cadastre réalisé à cette date. De plus, le logis de la ferme étant daté de 1868, il est très probable que les étables aient été construites plus ou moins en même temps, c'est-à-dire dans les années 1860-1870.

Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle

L'ancien logis du manoir est construit en moellon de granite ; seuls les chaînages d'angles et les encadrements de baies sont réalisés en pierre de taille. Le toit à longs pans est couvert d'un matériau synthétique ; les pignons sont débordants, à crossettes décorées de trilobes. La souche de cheminée se trouve quasiment au centre du faîtage et non au niveau des têtes de pignons. Les cheminées d'origine se trouvaient donc au centre du logis et non sur les pignons. A l'est de l'ancien logis, est accolé un bâtiment construit en moellon de granite dont les encadrements de baies sont quadrangulaires. Les linteaux des baies sont surmontés d'arcs de décharges composés de claveaux de granite. Une porte haute pendante en plein cintre en brique donne accès au comble de ce bâtiment. Une étable La Riboisière se trouve au sud-est de la cour. Elle est construite en moellon de granite, excepté le pignon nord qui est élevé en moellon équarri de granite. Les encadrements de baies et chaînages d'angles sont réalisés en pierre de taille. Le toit à longs pans est couvert d'un matériau synthétique. Cette étable présente des dimensions très importantes. Des latrines en brique s'élèvent à l'ouest de l'étable, au-dessus de la fosse. Au sud de la cour, subsiste une ancienne grange dont la maçonnerie est composée de moellon de granite et qui est couverte d'un toit à croupes en matériau synthétique.

Murs granite
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20093505507NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20103500096Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 018-35-78-bande20.

    20103500095Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 018-35-78-bande20.

    20103500068Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 018-35-73-bande14.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Loire-Atlantique. Série B : Cours et juridictions : B 1355.

  • A. D. Loire-Atlantique. Série B : Cours et juridictions : B 1360.

Documents figurés
  • La Bazouge-du-Désert. Section E dite de la Frachetière, en trois feuilles, 3eme feuille, du n°971 au n°1299, par Declaye, géomètre. [1834], échelle 1/2500 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CHATENET Monique, MIGNOT, Claude (dir.). Le manoir en Bretagne. 1380-1600. Paris, Caisse nationale des monuments historiques et des sites/Editions du patrimoine/Imprimerie nationale Editions, 1999.

  • DUCOURET, Jean-Pierre, LAISIS C., HAMON Françoise, TOSCER Catherine. L'habitat rural en Pays de Fougères.

  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. Le guide de l'Ille-et-Vilaine. Plouagat : GP Impressions-Kervaux, 1994.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MAUPILLE, M., L. Louvigné-du-Désert et ses environs. Reproduction en fac-similé de l'édition de Rennes : Imprimerie C. Catel, 1877, Paris : Res Universis, 1992.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • ORAIN, Adolphe. Petite géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine pour servir de guide aux voyageurs dans Rennes et le Département. Rennes : P. Dubois Libraire-éditeur, 1884.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.

  • POIRIER. Monthorin et les Lariboisière. Société archéologique et historique de Fougères. Tome XXV, p. 39-44, 1986.

  • POIRIER. Entre Glaine et Airon, L'Hermitage Saint-Clair. Société archéologique et historique de Fougères. Tome XIX, p. 61-73, 1980.

  • POIRIER. Le Petit Maine, Terre de privilèges. Société archéologique et historique de Fougères. Tome XIV, p. 12-21, 1971.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

  • Livre d'or. La Bazouge-du-Désert. La Bazouge-du-Désert, 1951.