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Manoir de Keringant (Saint-Quay-Perros)

Dossier IA22007799 réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale de situation
    Vue générale de situation
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • mur de clôture
    • portail
    • cour
    • logement
    • chapelle
    • colombier
    • vivier
    • ferme
AppellationsKeringant
Parties constituantes non étudiéesmur de clôture, portail, cour, logement, chapelle, colombier, vivier, ferme
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Perros-Guirec
AdresseCommune : Saint-Quay-Perros
Lieu-dit : Keringant
Cadastre : 1819 B1 191, 202, 204, 205, 207 ; 2004 BN 4-7, 19-29, 38-39

Manoir datant des 15ème, 16ème, 17ème et 18ème siècles, relevant d'après Henri-Frotier de La Messelière de la seigneurie de Barac'h (Bretagne, 22, Louannec) et possédant des droits honorifiques dans la chapelle Saint-Meen (Bretagne, 22, Saint-Quay-Perros). Il a appartenu aux familles Estienne (15ème-16ème siècles), de la Haye (17ème-18ème siècles) et de Belingant (18ème siècle). Il comprend un corps de logis construit en trois étapes (15ème siècle, 16ème siècle et 17ème siècle), un logis-porte du 17ème siècle et un portail datant de la 1ère moitié du 18ème siècle. Il possédait un colombier et une chapelle aujourd'hui disparus. D'après René Couffon, cette chapelle dédiée à Saint-Yves existait encore en 1765. L'ensemble a fait l'objet de travaux de remaniement à la fin du 20ème siècle.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 1ère moitié 18e siècle

Situé à l'extrémité sud du territoire communal, le manoir de Keringant occupait autrefois une position isolée avant l'aménagement de la zone commerciale de Keringant. Caractérisé par la présence de grandes pièces de terres limitées par un enclos à l'état de vestiges au nord-est, le site manorial comprend un grand corps de logis situé dans une cour protégée par un mur de clôture, un logis-porte au sud-est et une ferme au sud-ouest (métairie de la porte). Le cadastre de 1819 signale en outre la présence autrefois d'un colombier et d'un vivier à proximité du corps de logis, ainsi que celle d'une métairie, qualifiée de métairie neuve, au nord-est du site. Si l'entrée actuelle résulte d'une modification intervenue probablement au cours du 19ème siècle, voire plus tard, la présence du logis-porte suggère une entrée par le sud-est, ou entrée latérale, au 17ème siècle, tandis que la présence d'un portail monumental ouvrant la cour au sud-ouest, dans le prolongement d'une longue avenue représentée sur le cadastre de 1819, suggère une entrée frontale à partir du 18ème siècle (hypothèse). Orné d'un décor de style Renaissance, le portail est édifié en granite et présente un appareil à bossage à chanfrein. Il est percé d'une porte cochère à arc segmentaire surmontée d'un écu placé entre deux lions traités en haut-relief et portant, d'après la tradition orale, les armoiries des familles La Haye et Belingant. Le corps de logis, situé au fond de la cour, est aspecté au sud-ouest. Edifié en trois étapes sur un plan rectangulaire simple en profondeur divisé par deux murs de refend montant de fond et portant souche de cheminée, il se compose d'un rez-de-chaussée à quatre pièces, d'un étage carré et d'un étage en léger surcroît. La partie de droite, la plus tardive, est ouverte de deux portes à l'avant et abrite notamment un escalier monumental tournant à retours avec jours en maçonnerie (source et tradition orale). La façade antérieure, qui ne présente pas d'ordonnancement, est édifiée en moellons de granite (partie ancienne à gauche) et en grand appareil (parties rapportées vers la droite aux 16ème et 17ème siècles). La façade postérieure est percée de plusieurs baies et présente quatre lucarnes éclairant l'étage de comble. La lucarne de droite, la plus ancienne, est une lucarne à gable orné de crochets, les trois autres, à gauche, sont des lucarnes à fronton brisé disposées en alternance (deux lucarnes à fronton-pignon triangulaire et une lucarne à fronton-pignon cintré). Le logis-porte, localisé au sud-est du corps de logis, est un corps de bâtiment volumineux de plan rectangulaire simple en profondeur composé d'un rez-de-chaussée traversé au centre par un passage couvert, d'un étage carré et d'un étage en surcroît éclairé, côté cour, par cinq lucarnes à fronton-pignon disposées en alternance (deux lucarnes à fronton-pignon triangulaire et trois lucarnes à fronton-pignon cintré).

Mursgranite
moellon sans chaîne en pierre de taille
grand appareil
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée sans travées
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
Typologieslogis à quatre pièces au rez-de-chaussée. Cour fermée. Style Renaissance. Logis-porte
États conservationsremanié
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • 20062210162NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/28, Numplan 1.

    20062210161NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/48, Numplan 4.

    20062210319NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/48, Numplan 4.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : E 2057.

    seigneurie de Keringant (1538-1782)
  • AD Côtes-d'Armor : E 2058.

    seigneurie de Keringant (1616-1783)
  • AD Côtes-d'Armor : 7 bi 118 (4), Frotier de La Messelière, Henri. Manoirs et principaux fiefs du département des Côtes-du-Nord. IV : Kergu (suite) - Launay-Gicquel.

    <I>folio 13</I>
Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/28, plans par masse de cultures de l'an XII (1804).

    Numplan 1
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/47, plans cadastraux parcellaires de 1819.

    Numplan 4, section B, 1ère feuille
Bibliographie
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 759
  • FLOHIC EDITIONS. Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Charenton-le-Pont : Flohic éditions, 1998, 2.

    p. 830
  • LE SAULNIER DE SAINT-JOUAN, Régis. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Conseil Général des Côtes-d´Armor, 1990.

    p. 709