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Manoir de Kermaner, 76 Voie romaine (Quimper)

Dossier IA29010190 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

AppellationsKeramaner, Kermanoir
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonQuimper
AdresseCommune : Quimper
Lieu-dit : Kermaner
Précisionsanciennement commune de Kerfeunteun

Indiqué Kermaner sur la carte IGN, le manoir est également mentionné Keramaner ou Kermanoir ou Kerarmaner (cadastre napoléonien).

Mentionné en 1509 comme métairie de Kermaner, le manoir appartient à Jean Le Scanff. En 1520, l'évêque Claude Rohan fait don du droit de bail au seigneurs du Faou, Quenechquivilly, sous réserve d'y sceller les armes des Rohan. Le manoir est modifié à cette période. Pierre de Quenec'hquivily fait construire en 1540 la Chapelle de Ty Mamm Doué (chapelle de Mère-Dieu) qui initialement était comprise dans le domaine de Keramaner avant son achat par la commune de Quimper en 2009.

Jehan Furic et sa femme Anne Fily résident à Kermaner à partir de 1551. En 1636, Julien Furic, sieur du Run, avocat à la cour, déclare posséder le manoir appelé Keranmanoir en la paroisse de Cuzon. A la fin du 17e, le manoir devient propriété de la famille Kerléan par mariage avec Anne-Marie-Corentine Furic. En 1766, la terre de Keranmaner est transmise à Yves-Joseph de Kerguélen, seigneur de Trémarec. Elle est vendue par acte du 28 Germinal an IV au sieur Poulain.

Lors de l'aveu de 1775, le manoir est décrit ainsi :"une porte cochère au midi sous toiture et voûte de taille soutenant un pavillon quarré fréquenté par un escalier à vis en pierre de taille formé dans l’épaisseur du mur au couchant de ladite porte et aboutissant à une plateforme, deux guérites construites de taille et couverte d'ardoise aux bouts du levant et couchant de la partie supérieure des murs du midi de la cour."

Période(s)Principale : 2e quart 15e siècle, milieu 16e siècle , daté par source

Le manoir de Kermaner est situé en hauteur, en écart du tissu urbain. Il a conservé son logis ses dépendances et certains murs de clôture.

Le logis s'élève sur un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de combles. Il est maçonné en pierres de taille en grès (pierre de Logonna) et couvert d'ardoise. Originellement ce logis avait pour emprise un plan en demi croix non centré, avec à l'arrière une tour abritant un escalier à vis. Aujourd'hui, cette tour est comprise dans une adjonction s'élevant sur deux niveaux.

Sa façade, refaite au XVIIe siècle, est ordonnancée en trois travées. Orientée au sud, elle est percée dans sa travée centrale par l'entrée, matérialisée par une porte tiercée, qui est couverte d'un fronton cintré mouluré en saillie. L'encadrement de cette porte est orné de deux pilastres engagés surmontés de chapiteaux sculptés supportant un linteau mouluré, lui-même supportant le fronton. Les deux fenêtres du rez-de-chaussée sont similaires aux trois autres de l'étage : de forme rectangulaire, elles sont munies d'un chanfrein à angle droit. Le niveau de combles, présentant un surcroît de maçonnerie, est éclairé par trois lucarnes à frontons cintrés, moulurés, et munis chacun de trois pot à feu. Sur le fronton de la lucarne centrale figure un écusson orné. Une corniche moulurée en forme de doucine relie la maçonnerie au toit.

Les deux pignons supportent chacun une souche de cheminée. Découverts, leurs chevronnières sont décorées de crossettes sculptées. A l'égout du toit, elles sont terminées par des figures animales, loup ou lion.

En face du logis, le puits, à margelle circulaire est maçonné en pierre de taille.

Accolé au mur est du logis se dresse un mur de clôture en moellons.

A l'ouest du logis, en retour d'équerre, deux bâtiments de ferme dont la fonction n'a pas été déterminée s'élèvent sur un seul niveau. Ils sont couverts respectivement d'ardoise et de tôle ondulée, et maçonnés en pierre de taille et moellons équarris. Le premier bâtiment, le plus au nord, porte sur son pignon nord une souche de cheminée. Le second bâtiment est postérieur au début du XIXe siècle, comme l'atteste le cadastre napoléonien. Il a probablement été construit avec des pierres d'un autre bâtiment.

En retour d'équerre par rapport à ces bâtiment, se dresse un autre édifice, maçonné en moellons équarris de granite et couvert d'ardoises. S'élevant sur un niveau au rez-de-chaussée et un niveau de combles, sa façade sud est percée d'une porte au centre, flanquée de deux fenêtres, ainsi que de trois petites lucarnes carrées. Chaque pignon, découvert, supporte une souche de cheminée.

Sur le pignon est de cet édifice s'appuie le portail d'entrée. Celui-ci est couvert par un arc en plein cintre dont le voussoir comporte une série de moulures, qui retombe sur deux pilastres engagés, dotés de bases et de chapiteaux sculptés. Au dessus de cet arc une accolade ornée de crossettes feuillagées est sculptée, sa partie haute a été détruite. Cette accolade retombe sur deux pinacles sculptés. Les bases de ceux-ci sont flanquées de deux figures sculptées représentant un lion. A l'est de ce portail se trouvent les ruines d'un mur de clôture.

L'intérieur :

salle en rez-de-chaussée avec port renaissance surmontée d'un cartouche ovale armoirié des croix héraldiques de la famille Furic. L'escalier en vis en granite est composé de marches monolithes moulurées, intégré dans une tour carrée. Cheminées des 15e et 16e siècle.

A l'est de cet ensemble bâti se trouve une parcelle rectangulaire ceinte de murs de clôture. Seuls le mur sud et une portion du mur est sont conservés.

Le puits : margelle décorée d'un cartouche ovale armoirié.

Mursgrès moyen appareil
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour

CRPS du 31/03/2016

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesmanoir
Sites de protectionzone de protection du patrimoine architectural et urbain
Protectionsinscrit MH partiellement, 1927/09/29
inscrit MH, 2017/01/09
Précisions sur la protection

Manoir de Kermaner (orthographié ainsi sur la notification de protection) inscrit au titre des monuments historiques en totalité : façades, toitures des bâtiments de communs encadrant la cour, le sol d'assiette des parcelles 26 et 88, les murs de clôture du verger et de l'ensemble de la propriété ; section ZN parcelles 26 et 88.

Le puits et le portail étaient protégés par arrêté du 29/09/1927.

Références documentaires

Bibliographie
  • HENRY R., Les manoirs de Kerfeunteun et leurs légéndes, Les Amis de Kerfeunteun, Quimper, 1999.

    Archives municipales de Quimper
  • LE GUENNEC L., Les anciens manoirs des ennvirons de Quimper, extrait du Bulletin de la société Archéologique du Finistère, Jaouen, Quimper, 1922.

    Archives municipales de Quimper
  • LE GUENNEC L., Histoire de Quimper Corentin et son canton, Le Finistère monumental, Tome III, Les amis de Louis Le Guennec, Quimper, 1984

    Archives municipales de Quimper

Liens web