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Manoir de Boursoul Bihan (Ploubazlanec)

Dossier IA22010917 réalisé en 2008

Fiche

Parties constituantes non étudiées puits, chapelle, pigeonnier, grange, jardin, croix de chemin
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Bretagne - Paimpol
Adresse Commune : Ploubazlanec
Lieu-dit : route de Launay, Raden Hiré
Cadastre : 1080 AM 70

Le manoir de Boursoul Bihan daterait de 1640 d'après les archives ; cependant, sa datation pourrait être plus ancienne et remonter au 16ème siècle pour le bâtiment principal. Il est aujourd'hui difficile de suivre de façon précise la chronologie des transformations successives des bâtiments, communs et annexes. Le portail date de 1660 et le puits dans la cour porte la date de 1681. La porte de l'aile Est porte la date de 1731 (date d'une réfection). Selon la tradition orale, cette grande bâtisse aurait servi de maison pénitentiaire pour l'abbaye de Beauport aux 17ème et 18ème siècles. Elle dispose d'une chapelle intérieure. L'escalier de l'aile Est est datable du 18ème siècle. Le manoir a été habité et restauré au cours du 20ème siècle par le peintre symboliste Georges Cornélius (1880-1963). Il appartient toujours à la famille.

Période(s) Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Dates 1640, daté par travaux historiques, porte la date
1681, porte la date
1731, porte la date

Le manoir a subi beaucoup de remaniements et d'adjonctions. Pour exemple, l'ouverture de gauche du bâtiment principal n'est pas d'origine. Les nombreuses ouvertures sont en tiers point ou en plein cintre, en particulier sur la façade Sud, ce qui permet de caractériser une datation plus ancienne. Les pierres de maçonnerie, de nature différente (grès, granite, schiste et pierre volcanique), ont été repointoyées récemment pour les murs de parement. Le plan général est en 'U' (fig.1, plan au sol du manoir) . Cet ensemble est constitué de quatre bâtiments accolés. L'aile gauche 'moderne', très remaniée, située à l'Ouest, présente un décrochement avec un modeste bâtiment plus ancien, conservé dans l'état d'origine. Ces bâtiments ont tous un étage carré sous combles. La façade Nord de l'édifice principal, donnant sur la route de Launay, est soutenue par trois contreforts. Ces contreforts et, à l'intérieur, les très hauts lambris en tiers point, font penser qu'il pouvait autrefois s'agir d'une chapelle. Le mur extérieur est percé d'une porte à arc surbaissé et de plusieurs fenêtres, protégées par une grille. La façade Sud donne sur une cour fermée par de hauts murs. Celle-ci est située en dessous d'un jardin surélevé. Le bâtiment Ouest, de plan rectangulaire, se différencie des trois autres par des pierre de taille (en grès) en chaîne d'angle, des linteaux droits aux fenêtres de l'étage, des ouvertures récentes et un toit en croupe. Il a subi un ravalement de couleur blanche, qui le distingue des ouvrages plus anciens et moins transformés. L'aile droite, à deux travées, dispose d'une ouverture avec porte en tiers point à cavet, surmontée d'une archivolte, desservant la cour. Le mur Est de ce bâtiment a été percée de plusieurs ouvertures avec des linteaux droits et une porte en plein cintre. L'escalier intérieur est droit avec des rampes à balustres plates. La couverture est à longs pans comme celle du bâtiment principal. Ce bâtiment principal, à usage de séjour permanent, comprend trois travées, séparées par une loggia. Le pignon Ouest est percé de petites fenêtres très hautes. La façade Sud communique avec l'aile gauche Ouest par une ouverture en tiers point chanfreinée. Une ancienne fenêtre, transformée en porte-fenêtre avec archivolte, communique avec l'extérieur dans l'angle de ces deux bâtiments. La pièce, intérieure servant de salle à manger, est décorée au sol avec un carrelage moderne et couverte au plafond avec un lambris envoûtant. La seconde pièce (à 2 travées), servant de salon, a un sol en dalles de schiste et un plafond à solives. La seconde travée donnant sur le pignon Est a une porte en tiers point chanfreinée (portant la date de 1731) et une fenêtre chanfreinée. La cheminée intérieure du séjour, au rez-de-chaussée, est construite en pierres de taille de granite, avec des pieds droits chanfreinés. La hotte est immense et apparente sous lambris. Un cerf est sculpté sur le linteau. Les consoles sont moulurées. A l'étage, la cheminée porte une inscription sur le linteau : Le NICOL (ancien juge de paix), avec le dessin d'un chapeau, symbolisant cette fonction. De nombreuses lucarnes agrémentent les façades Sud et Est des bâtiments, surmontées d'un épi de faîtage. Le jardin est surélevé par rapport à la maison. Il comprend une croix (non étudiée), avec un soubassement plus récent où le socle d'origine, daté de 1671, est demeuré. Le fût et la croix sont de facture différente.

Murs granite
schiste
grès
Toit ardoise
Plans plan régulier en U
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
croupe
États conservations bon état, remanié
Techniques maçonnerie

Le manoir de Boursoul mérite d'être signalé pour son ancienneté, son architecture particulière, ses relations historiques avec l'abbaye de Beauport et comme maison d'homme célèbre (Georges Cornélius).

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • 20082207441NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 Num 1/25.

    20082207263NUCB : Service Régional de l'Inventaire, Rennes

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor. 4 NUM 1/25. Plans cadastraux parcellaires de 1832, Numplan 1/25. Documents consultables sur le site Internet http://archives.cotesdarmor.fr.