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Maisons, 5, 7 rue Brizeux (Vannes)

Dossier IA56006736 inclus dans Rue Brizeux, anciennement rue des Prêtres, puis rue Saint-Jean, puis rue du Nord (Vannes) réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Appellations maisons prébendales
Parties constituantes non étudiées jardin, cour, dépendance
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Vannes
Adresse Commune : Vannes
Adresse : 5, 7 rue Brizeux
Cadastre : 1807 I3 695 à 699 ; 1844 K8 1627, 1630, 1631, 1633, 1634 ; 1980 BR 340

Le 5 et le 7 correspondent aux deux maisons prébendales mentionnées en 1455 dans le rentier ducal et au 17e siècle dans "la déclaration et dénombrement de 1677 des maisons des sieurs vénérables chanoines et gens du chapitre de la cathédrale Saint-Pierre". Les deux documents indiquent que ces deux maisons, n'en formant qu'une au départ, sont

partagées par moitié à partir de 1455. Elles appartiennent dans le rentier de 1455 à Jehan Duvot et à Guillaume Coetmeur, chanoines de Vannes.

La déclaration de 1677 liste les propriétaires-chanoines successifs dont Raymond Le Doux commanditaire de Limur, et indique plus ou moins la situation de ces deux maisons pourvues de cours et de jardins : une maison est dite "donnant sur la rue" ; l'autre comme étant "plus retirée et derrière".

Des quatre bâtiments, deux sont attestés dater de la deuxième moitié du 15e siècle par l´encadrement des fenêtres, celui des portes en anse de panier, la présence d'une cheminée de cette époque et de sablières sur corbeaux. Les systèmes de distribution d´origine n'existent plus aujourd'hui et sont remplacés par les 2 escaliers actuels édifiés, un au 18e siècle et l'autre repris au 19e siècle ; ce dernier escalier est réalisé vraisemblablement sur l´emplacement d'un ancien escalier en vis.

Des transformations voient au 17e siècle l´édification d´un pavillon qui relie par l´arrière les deux premiers bâtiments et au 18e siècle la réalisation, pignon sud du bâtiment touchant l´enceinte, d´une grande cage d´escalier à jour central et à balustres, qui les distribue. Ces travaux entraînent la condamnation de la porte ou de la fenêtre ouverte à cet endroit. L´ensemble des bâtiments montrent une dénivellation importante par rapport au jardin, à l´origine plus grand, qui arrive au niveau du plafond du rez-de-chaussée.

Le pavillon montre des cheminées de la 1ère moitié du 18e siècle ou de l´extrême fin 17e siècle. Les boiseries en place et l´alcôve datent du 19e siècle ou de la fin du 18e siècle.

Pendant la période révolutionnaire, ces deux maisons sont vendues à François Hervieu et Alfred Fouquet. Le bâtiment accolé à l´enceinte, construit en retrait de la rue avec avancée sur le jardin postérieur, donnait à l'est sur une cour, couverte d'une autre maison dite "La Providence" dans les courriers et construite d'après les plans cadastraux en 1807 et 1844 ; Les archives municipales conservent pour cette nouvelle maison une demande de travaux pour mademoiselle Hervieu en février 1848 concernant la réparation de lieux d'aisance et pour ce faire l'ouverture d'une porte pratiquée dans le mur de face donnant rue du Nord ou rue Brizeux aujourd'hui ; le second bâtiment, en arrière du premier, s´ouvre sur une autre cour plus étroite et profonde. Ces deux bâtiments ont été surélevés au 19e siècle par un étage en pan de bois.

Un bâtiment perpendiculaire comprenant l'escalier édifié au 18e siècle assure la liaison entre ces deux bâtiments et un troisième donnant sur la rue. Il est vraisemblable que ce bâtiment sur rue ait été transformé à une date non encore connue à chacune de ses extrémités. Ainsi au nord, le passage initial, sorte de petite cour, visible sur le plan cadastral de 1844 menant à la porte d´entrée du 7 rue Brizeux aurait été fermé.

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Ulliac de Kerleau Gabriel-Marie, architecte, attribution par source
Personnalité : Hervieu François-Pierre,
François-Pierre Hervieu

Les matrices cadastrales de 1844 indiquent Francois-Pierre Hervieu, ancien notaire, comme propriétaire de la maison dite "La Providence".


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propriétaire, attribution par source

L'ensemble est édifié en bordure d'enceinte et se compose de trois corps de bâtiments reliés entre eux par un bâtiment perpendiculaire comprenant deux cages d'escaliers.

Murs granite moellon enduit
pierre de taille
pan de bois
Toit ardoise
Étages sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
noue
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Typologies en alignement de rue, en retrait de rue, simple en profondeur, double en profondeur

Trois corps de bâtiment formant deux maisons prébendales dont il est difficile de connaître les limites séparatives car le ou les escaliers d´origine témoins du fonctionnement de ces deux maisons ont disparu. Cependant, pour le 17e siècle, grâce aux documents d´archives, on peut avancer deux propositions. Le corps donnant sur la rue comprendrait aussi le bâtiment perpendiculaire correspondant à la cage d´escalier, laissant les deux bâtiments rectangulaires en retrait formés la seconde habitation. La deuxième proposition, la plus probable, qui reprend la division parcellaire du cadastre de 1844, consisterait à penser que la maison donnant sur la rue comprend aussi le corps intermédiaire en retrait distribué par le même escalier. Reste à trouver pour finir l'emplacement dans l'autre maison de l'escalier d'origine détruit et remplacé par celui réalisé au 18e siècle.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • Rentier du domaine ducal, 1455-1458

    A. D. Loire-Atlantique. B 2339 fol. 11 v Rentier du domaine ducal à Vannes, parchemin, 1455-1458.

    Item la meson que tint autreffoiz dom jehan derian p[er]sonne desene que dempuix ont tenu dom guill[aum]e gonziou et mestre pierres lermite Channoenne de vennes par moitie et que ap[rese]nt teinne[n]t en celle manie[re] mestre jehan duvot et mestre guill[aum]e coetmeur Cha[n]noennes de vennes joigna[n]t aumur delaville alad[ite] Ruelle devant lostel alabbe de prieres Et Contient jucques alaRue es asnes droit au coign dicelle Ruelle Et doit p[ar] an ausd[its] termes IIII s[ous]

  • Déclaration et dénombrement, 1677

    A. D. Loire-Atlantique B 2340 1677 : déclaration et dénombrement des maisons des sieurs vénérables chanoines et gens du chapitre de l´église cathédrale de Saint Pierre de Vannes savoir en la rue des Chanoines de la maison archidiaconalle chanoines de la dite cathédrale de Vannes et que possède à présent noble et discret messire Charles Le Ny Sr de Coadellay et archidiacre et chanoine, deux maisons prébendalles qui autrefois n´en composaient qu´une et qu´a possédé Jean Derien recteur de Séné et que depuis ont tenu dom Guillaume Gouriou et maître Pierre Lhermitte chanoine de la dite cathédrale par moitié en l´an 1455 tenoit en icelle manière maître Jean du Bot et maître Guillaume Couet aussi chanoines et depuis ont tenus savoir celle donnant sur la rue défunt noble et discret messire Vincent de Rosmadec et noble et discret messire Raymond Le Doux aussi chanoines et à présent possédée par noble et discret messire René Bigaré chanoine et chantre de la dite cathédrale et celle qui est plus retirée et derrière possédée cy-devant par noble et discret messire Guillaume Le Gallois chanoine honoraire et à présent par noble et discret messire Laurent Neveu aussi chanoine scolastique et officiel du dit Vannes lesquelles maisons en leurs entrées contiennent de long sur la rue depuis la dite maison de la Psalette jusqu´à la dite muraille de la ville 121 pieds et de profondeur depuis la dite rue jusqu´à la dite maison archidiaconale les cours et jardins compris 96 pieds.

  • Marché et devis pour l'escalier de la prébende, 1761

    15 mai 1761 : Marché et devis passé entre le

    Sieur Ulliac architecte et les chanoines de la cathédrale de Vannes pour

    l’escalier de la prébende où demeure M. de Kerronic, conseiller au parlement de

    Bretagne demeurant rue Saint Jan., pour et en faveur de la somme de 1100 £.

    Le dit escalier sera fait suivant le plan donné par le Sieur

    Ulliac , les parties de maçonne peintes en jaune au dit plan seront de moellons

    posés en mortier de terre, établis sur un fond solide. Les murs auront 2,5 pieds dans les fonds

    et 2 pieds d’épaisseur hors de terre, ils seront unis à plomb par dedans et auront deux

    lignes par pied de fruit par dehors.

    MASSONAGE

    Seront pratiqués dans la longère du midy une porte de quatre

    pieds de large entre les tableaux, de huit pieds de hauteur sous clef, trois

    croisées de trois pieds de large entre les tableaux et de six pieds et demie de

    hauteur sous clef, en outre une petite ouverture quarrée de 18 pouces sur un pied de

    largeur, les dites ouvertures seront de pierres de taille en leur appuis

    jambages et fermetures en claveaux posés en mortier de chaux et sable, à la

    porte du dit escalier sera mise uen marche d’environ cinq pieds de long, de 18 pouces de large d’une

    ou trois pierres élevées d’environ six pouces au-dessus du pavé de la cour.

    Les dites ouvertures seront couvertes par dedans de palatres

    de bois de chêne d’environ six pouces d’épaisseur. Le pignon de la prébende de

    feu Mr de Coëtlogon qui fera partie de la cage du dit escalier sera dépouillée

    de ses enciens enduits par dedans et par dehors et on y assujettira avec éclats

    de pierre et mortier de chaux et sable toutes le spierres qui y sont mourantes

    dans toute la largeur du dit escalier et toute la hauteur qu’il a depuis le

    plancher au dessus des caves.

    On massonnera en plein avec moellons et mortier de terre les

    deux croisées qui sont dans le dit pignon, ensuite le dit pignon sera enduit de

    chaux et sable des deux côtés dans les hauteur et largeur, les murs neufs

    seront aussi enduit par le dedans de chaux et sable et crépis par dehors avec

    chaux et sable de la longère de la maison de monsieur de Kerronic seront

    réparés et blanchis au droit du dit escalier.

    CHARPENTE

    La charpente du dit escalier sera à son équerre composé de

    deux fermes, deux arrestiers, d’une faîtage, d’un coure de filière de chaque

    côté et sur la croupe, le tout de bois de chêne, fait suivant la coupe et

    élévation donnée par le dit Ulliac, autant qu’il sera possible et autant que la

    prébende de monsieur de Coetlogon le pourra permettre parce que la cheminée qui

    est au dit pignon pourroit causer quelques changements à la dite charpente.

    Chaque ferme sera composée de deux montants de cinq et sept

    pouces de grosseur, d’une aiguille d’environ huit pieds de long de cinq et cinq

    pouces de grosseur. Les deux arrêtiers auront huit et quatre pouces de

    grosseur, avec chacun un lien ou contre fiche de quatre et quatre pouces de

    grosseur qui seront emmanchés à tenons et mortaises dans les arrêtiers et

    l’aiguille de la croupe.

    Les faîtages et filières seront de cinq et cinq pouces de

    grosseur, le faîtage sera fortifié de trois liens de quatre et quatre pouces de

    grosseur, et on en mettera aussi aux endroits nécessaires pour porter le faîtage

    et les filières à la jonction de la dite charpente avec celle de monsieur de

    Kerronic.

    COUVERTURE

    La dite charpente sera couverte en

    ardoises de Rochefort sur bellettes et chevrons, les chevrons seront d’environ

    deux pouces d’épaisseur et trois pouces de largeur espacés à un pied de

    distance de milieu en milieu, les bellettes seront fournies par messieurs du

    chapitre. Les ardoises seront arrêtées chacune par un clou et mises à un tiers

    de pureau, les anciennes ardoises bonnes et valables provenant des démolitions

    du toit de l’ancien escalier y seront employées. L’étau de la dite couverture

    sera revêtu d’ardoises et le faîtage couvert d’affeteaux posés à mortier de

    chaux et sable seront aussi fait des chevalets aux endroits nécessaires pour

    détourner les eaux dont les faîtages seront aussi couverts d’affeteaux. Seront

    réparées les couvertures aux endroits qui auront été dégradés pour faire le dit

    escalier et les dites garnitures de chaux et sable aux endroits nécessaires du

    dit escalier.

    ESCALIER

    Le plafond du dit escalier sera garni

    de huit solliveaux de sept pieds de long de six et sept pouces de grosseur, les

    quatre palliers seront portés chacun sur trois solliveaux de quatorze pieds de

    long de six et sept pouces de grosseur, les limons seront à neuf ou dix pouces

    de largeur et quatre pouces d’épaisseur, les solimons de deux pouces

    d’épaisseur et huit pouces de largeur, les noyaux de cinq et cinq pouces de

    grosseur.

    Les appuis et entretoises portant

    les balustres tournés de quatre et quatre pouces de grosseur, espacé de quatre

    à cinq pouces l’un de l’autre de tout de bois de chêne et suivant les plans et

    profils du dit Ulliac. Le plafond du dit escalier et les paliers seront

    parachevés, contretillés par-dessous de terre foinnée, enduits de chaux et

    sable blanchis à trois laictances de chaux. Les planchers des palliers, les

    marches et contremarches seront de bois de sapin que messieurs du chapitre

    fourniront, lesquelles seront blanchies et jointes avec rainures et languettes

    bien ajustées et clouées.

    Le vestibule du dit escalier sera

    pavé de carreaux de pierres piquées et posées à mortier de chaux et sable.

    MENUISERIE

    La porte du dit escalier sera de

    chêne à deux ventaux de quinze lignes d’épaisseur mises deboutes avec rainures

    et languettes bien clouées sur deux barres et une echerpe de bois de chêne de

    quatre pouces de large et un pouce et demi d’épaisseur.

    Les trois croisées seront composées

    chacune d’une carrée dormante, deux châssis à verre à petits bois assemblés en

    onglets, parmentés des deux côtés de tout en bois de chêne, de deux volets par

    dedans de bois de sapin ou châtaignier fait en assemblage et panneaux dont les

    montants et traverses auront huit à neuf lignes d’épaisseur.

    Les montants des dormants des dites

    croisées auront trois pouces de largeur sur un pouce et demi d’épaisseur, la

    traverse du bas portera […] et aura trois pouces sur trois pouces d’épaisseur,

    la traverse du haut sera cintrée et avec quatre pouces de large par le milieu

    et un pouce et demi d’épaisseur.

    Les montants et traverses des

    châssis à verre seront d’environ trois pouces de largeur sur un pouce et demi

    d’épaisseur. Les petits bois seront d’un pouce sur un pouce et demi de

    grosseur.

    L’ouverture éclairant l’escalier du

    grenier sera fermé d’une carrée dormante de bois de chêne dont le smontants et

    traverses auront un pouce et demi d’épaisseur et trois pouces de largeur avec

    une feuillure pour recevoir un panneau de verre donnant en plomb arrêté de deux

    vergettes de fer.

    FERRURES

    La dite porte sera ferrée de deux

    gonds en pierres dont les mamelons auront environ un pouce de diamètre et trois

    pouces de long de deux pentures d’environ trois pieds de long, deux pouces de

    large et trois lignes d’épaisseur au collet, d’une serrure de fer à un tour

    d’environ sept pouces de long large garnie de sa clef et de son entrée, d’une

    loquetière composée d’une poignée, d’un poussoir, d’un battant, d’un cramponet,

    un mantonet.

    Les carrées dormantes des trois

    croisées seront arrêtées de plusieurs patte fiches.

    Les trois croisées seront vitrées de

    carreaux de verre.

    Sera en outre faite une croisée de

    pierre de taille dans le mur de longère du côté de la cour de la prébende de

    feu Mr de Coetlogon à côté de celle de la chambre au-dessus de la cuisine de

    trois pieds de largeur de même hauteur que celle de la dite chambre boisée,

    foncée et vitrée de même façon que les trois précédentes.

    Les matériaux provenant de l’ancien

    escalier de monsieur de Keronic et du mur de l’écurie seront mis en œuvre dans

    le nouvel escalier autant qu’ils seront bons et valables, l’ancienne porte de

    la dite écurie sera rapprochée de la cheminée et la lucarne au-dessus, les

    anciens ventaux des dites portes et lucarnes et leur carrée.

  • Procès-verbal, 1790

    A. D. Morbihan Q99 Procès-verbal d'estimation 5 novembre 1790 : [...] avons procédé à la dite estimation comme suit : [...] Prébende située rue Saint-Jean occupée par monsieur Roquart ou Donnieu sa façade sur la rue est de dix huit pieds et n'a de hauteur que la porte cochère, sur la partie supérieure est une autre prébende occupée par les Delles de Lantivy.

    Le rez-de-chaussée consiste en une petite cour deux appentis, une cuisine, une office, une bucherie, un caveau et un cabinet d'aisance, le premier étage en un cabinet, une chambre à coucher, un sallon et une salle de compagnie. Le second en deux chambres, un antichambre, une chambre de compagnie. Au bout du nord de la maison principalle est un petit corps de logis composé d'une chambre et cabinet communiquant au jardin et à la terrasse par un escalier dérobé.

    Une terrasse établie sur le mur de la ville contenant trente quatre pieds de long jusqu'au parapet qui la sépare de l'archidiaconné.

    Un jardin contenant de long quatre cordes vingt et un pieds et demi sur une largeur d'une corde un quart réduite. Le tout estimé huit mille livres cy 8000 L.

  • Procès-verbal, 1790

    A. D. Morbihan Q99 Procès-verbal d'estimation 6 novembre 1790 : [...] certifions nous estre ce jour transportés jusqu'en la maison qu'occupent les demoiselles Lantivy rue Saint-Jean paroisse Saint-Pierre à Vannes auxquelles ayant déclarés le sujet de notre transport elles auront fait faire ouverture des appartements de la dite maison et nous avons vu quelle consiste scavoir en une cour d'entrée avec porte cochaire qu'au couchant de la dite cour est une grande cuisine, au nord une remise, au midy une écurie et au levant un puit.

    Au premier étage sur la cuisine un antichambre, une chambre et derrière cette dernière un lieu d'aisance et un escalier dérobé montant à une terrasse sur les murs de ville sur laquelle terrasse vers couchant est un petit cabinet.

    Une chambre sur le devant avec balcon au-dessus de la porte cochaire lequel balcon conduit aussi à la terrasse ci-dessus.

    Une autre chambre pratiquée par la dernière et qui se trouve en partie pratiquée sur porte cochaire d'autre maison au chapitre.

    Les dites deux chambres plafonnées et boisées.

    Au second étage une grande chambre sur le derrière dans laquelle se trouvent pratiqués trois autres petits appartements, un grenier au dessus.

    Sur le devant trois petites chambres, celle vers midi ayant une décharge. Les trois servies par un corridor au bout duquel vers midi est un lieu d'aisance au-dessus de la remise et au premier une chambre et un petit cabinet.

    Une cave sous la cuisine.

    Et que la dite maison a deux pignons vers midy, quelle joint du nord le mur de ville et la porte Saint-Jean qu'elle donne au midi et couchant à autre bien du chapitre et au levant sur la dite rue Saint-Jean, qu'elle a sa longère vers couchant.

    Laquelle maison et dépendances nous estimont valoir de capital la somme de neuf mille livres cy 9000 [...].

  • Sources iconographiques

    20055600532NUCA : Archives départementales du Morbihan, 1 Fi 88/1.

    20095604184NUCA : Archives départementales de Vannes, 3 P 297/22.

    20095604185NUCA : Archives départementales de Vannes, 3 P 297/53.

    19985600192XA : Archives municipales de Vannes

    19985600198XA : Archives municipales de Vannes, 9Fi.

    20105606556NUCB : Musée des Beaux-Arts, Vannes, 96.1.9.jpg.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Loire-Atlantique. B 2339 fol. 11 v Rentier du domaine ducal à Vannes, parchemin, 1455-1458. La transcription du rentier a été réalisée par Marion Mauvais. Ce travail de transcription a fait l'objet de son master 1 sous la direction de Marie Casset (Lorient : Université de Bretagne sud. 2012). Dans un travail complémentaire en master 2 "La topographie de Vannes au 15e siècle, à partir des données du livre rentier de 1455-1458" Marion Mauvais a appliqué les données du rentier aux surfaces cadastrales de la ville émanant du premier cadastre de 1807-1809. Elle figure à ce titre comme enquêteur dans l'opération d'inventaire du secteur sauvegardé.

    Folio 11 V Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2339
  • A. D. Loire-Atlantique B 2340 1677 : déclaration et dénombrement des maisons des sieurs vénérables chanoines et gens du chapitre de l´église cathédrale de Saint Pierre de Vannes.

    Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2340
  • A. D. Morbihan 6E 863 : 5 août 1677 : bail de 3 ans d´une maison prébendalle entre Noble et discret René Bigaré chanoine de la cathédrale cy-devant possédée par Raymond Le Doux chanoine de la cathédrale au profit de Françoise Lechet dame de St Ducat pour 400 £/an.

    Archives départementales du Morbihan : 6E 863
  • A. D. Morbihan 6E 25 : 15 mai 1761 : Marché et devis passé entre le Sieur Ulliac architecte et les chanoines de la cathédrale de Vannes pour l’escalier de la prébende où demeure M. de Kerronic, conseiller au parlement de Bretagne demeurant rue Saint-Jean, pour et en faveur de la somme de 1100 £.

    Archives départementales du Morbihan : 6E 25
  • A. D. Morbihan Q99. Procès-verbal d'estimation 5 novembre 1790.

    Archives départementales du Morbihan : Q99
  • A. D. Morbihan Q99. Procès-verbal d'estimation 5 novembre 1790.

    Archives départementales du Morbihan : Q99
  • A. M. Vannes. 1G59. Matrices cadastrales, 1844.

    Archives municipales de Vannes : 1G59
  • A. M. Vannes. 1O216. Voirie alignements travaux. Demande de mademoiselle Hervieu, 29 février 1848.

    Archives municipales de Vannes : 1O216
Documents figurés
  • Musée des Beaux-Arts, Vannes. 96.1.9.jpg. Porte Saint-Jean, dessin par Charles de Lambilly, milieu 19e siècle.

    Musée des Beaux-Arts de Vannes
Bibliographie
  • LE MENE, Joseph-Marie. Evêché, chapitre, séminaire et collégiales du diocèse de Vannes. Vannes, Galles, 1901.

    p. 118