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Maison de villégiature, 3 rue Port Maria (Landévennec)

Dossier IA29004733 réalisé en 2011

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • jardin
    • mur de clôture
    • entrée de jardin
    • dépendance
Précision dénominationMaison de villégiature
Parties constituantes non étudiéesjardin, mur de clôture, entrée de jardin, dépendance
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Crozon
AdresseCommune : Landévennec
Adresse : 3 rue Port Maria

Maison de villégiature construite en 1876-1877 par l'architecte Abel Chabal (1844-1913) pour Alexis Crouan (1841-1901), élu municipal de Landévennec de 1881 à 1896. Natif de Brest, Alexis Crouan s'installe à Landévennec suite à son mariage avec Joséphine Imhoff, petite fille du Docteur Bavay, propriétaire des ruines de l'abbaye entre 1841 et 1875. La famille Crouan possède toutes les parcelles de Port-Maria jusqu'en 1914. La maison a été vendue en 1915 à M. Madec, conserveur à Logonna, puis en 1922 à M. Farge. C'est la première maison de l'architecte brestois Abel Chabal sur la presqu'île de Crozon, bien avant l'arrivée d'Armand Peugeot en 1884 à Morgat. Pour cette première réalisation, Abel Chabal, alors âgé de 32 ans, fait preuve d'un classicisme et d'une rigueur pour l'ordonnancement des façades ; a contrario la distribution intérieure échappe à cette rigueur en mettant en scène un système d'alvéole, de modules qui s'imbriquent, et se répètent, au rez-de-chaussée, et par la présence de l'escalier en façade antérieure. La serre placée en façade postérieure a été détruite dans les années 1990. L'enduit a été dégradé à la même période.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1876, daté par source
Auteur(s)Auteur : Chabal Abel architecte attribution par tradition orale
Personnalité : Crouan Alexis commanditaire attribution par source

Maison de type ternaire composée d´un rez-de-chaussée surélevé, d´un étage et d´un étage de comble, couverte d'un toit à longs pans débordants. En façade antérieure, léger avant-corps central couvert d'un toit en pavillon abritant l'escalier intérieur marqué par un perron sous auvent à lambrequin en bois ajouré. La disposition au sol de la maison est un plan en T : la façade postérieure présente un avant-corps central couvert d'un toit à longs pans. De part et d´autre de l´avancée, deux fenêtres en rez-de-chaussée, à l´étage on retrouve le rythme ternaire : 3 fenêtres. Les façades latérales sont percées d´ouvertures à l´étage et à l´étage de comble. Deux corps de bâtiments latéraux adossés en rez-de-chaussée de plan octogonal (rajout postérieur à la construction). L'enduit a été dégradé dans les années 1990. Quelques degrés permettent d´accéder à un vestibule distribuant les pièces à vivre du rez-de-chaussée surélevé. La distribution intérieure du rez-de-chaussée est basée sur un principe de modules de forme polygonale imbriqués et répétés (seule modification à l'intérieur : cloison abattue entre deux pièces du rez-de-chaussée). A l´étage, un couloir distribue 5 pièces. A l´étage de comble, le palier donne accès à 3 pièces. L´escalier tournant est en bois vernis et ajouré et reprend les motifs présents sur les garde-corps, le lambrequin du perron et sur les portes d'entrée du jardin. Dépendance à usage d'écurie (partie gauche), de forge (partie droite) et de garage pour charrette ou cabriolet. La totalité de la parcelle est ceint par des murs de clôture en pierres et briques (la maçonnerie du portail d'entrée a été modifiée vers 1920 pour recevoir un portail de dimensions plus modestes).

Mursgranite
microdiorite quartzique
kersantite
Toitardoise, zinc en couverture
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée, jardin en pente
Couverturestoit à longs pans
États conservationsbon état

Edifice qui meriterait une proposition d'inscription aux titre des Monuments historiques en raison de son architecte (Abel Chabal), de la qualité de son traitement (intérieur et extérieur) et de son antériorité (1876).

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Périodiques
  • LE STUM, Jean.La maison Farge in Bulletin du syndicat d'initiative de Landévennec, n°27, janvier 1995.