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Maison de Monsieur Salaun, 9 rue Saint-François (Quimper)

Dossier IA29131323 réalisé en 2015

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonQuimper - Finistère
AdresseCommune : Quimper
Adresse : 9 rue Saint François

Cette maison a été construite en 1913 pour Monsieur Salaun, libraire. Elle était la résidence principale de Monsieur Salaun et le lieu où il exerçait ses fonctions de libraire. Les plans ont été réalisés en 1910 par Hyppolite Ruer, architecte à Douarnenez et associé de Louis Mony. La maison a été rachetée en 1919 par Adolphe Le Goaziou qui y installa sa librairie. La librairie Le Goaziou a fermé en 1994. Adolphe le Goaziou était libraire et éditeur spécialisé dans l’histoire et la littérature régionale. Par ailleurs, il a été président du Syndicat de la Librairie Religieuse, puis président de la Chambre syndicale des Libraires de France.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
Dates1913, daté par source
Auteur(s)Auteur : Ruer Hippolythe architecte attribution par source

La maison de Monsieur Salun est alignée sur la rue Saint-François. Elle est implantée sur une parcelle assez large et profonde, un jardin est présent à l’arrière. La façade sur rue présente un appareille en pierre de taille de granit, elle est également employée pour les éléments de décor ou de couvrement. La façade arrière qui n’est pas destinée à être vue est appareillée en moellon de granit. Couverte d’une toiture à la Mansart, la maison s’élève sur un niveau de caves, un rez-de-chaussée, deux étages et un niveau de combles aménagés.

La façade sur rue s’organise en trois travées au rez-de-chaussée et au niveau des combles, mais en quatre travées au niveau des deux étages. Elle est entièrement en pierre de taille de granit. Le rez-de-chaussée présente un bossage continu en tables et les deux étages, un appareillage à joints creux.

Le rez-de-chaussée abrite la librairie au centre, et deux ouvertures latérales. La librairie occupe la travée centrale, elle mesure 10, 60 mètres de largeur et 6,40 mètres de longueur. Elle ouvre sur la rue par une devanture qui comporte une vitrine et une porte d’entrée. Cette devanture est couverte d’un arc en anse de panier à crossettes en escalier, avec clé passante et saillante. Au sud se trouve une porte d’entrée couverte d’un arc surbaissé à crossettes en escalier avec clé saillante et passante. Sur une des pierres, est inscrite la signature de l’architecte et de l’entrepreneur : « H.RUER arch. KERALUM. Entr. ». Cette porte en chêne est composée de deux vantaux avec fixes latéraux et une imposte. Elle mène à un vestibule d’entrée. En l’empruntant on peut rejoindre le jardin ou un escalier. Au nord est percée une porte cochère en chêne couverte du même couvrement que la porte d’entrée, elle permet d’accéder à un hall et un garage.

Une frise à motifs et un bandeau saillant séparent le rez-de-chaussée du premier étage. L’ensemble des fenêtres ou portes fenêtres des deux étages supérieures sont identiques. Elles sont couvertes d’une platebande appareillée avec clé saillante et passante, possèdent un appui saillant mouluré ainsi qu’un garde-corps ouvragé en fer forgé. Les fenêtres du deuxième étage sont dotées d’une allège appareillée saillante, et les platebandes sont intégrées dans un entablement saillant. A noter que les jambages harpés, les platebandes, les allèges sont appareillés à joints pleins. En outre, les jambages et platebandes sont dotés d’un cavet.

Au premier étage le palier mène à trois pièces donnant sur la rue : la chambre avec cheminée, les toilettes et le salon avec cheminée. La chambre est éclairée par une fenêtre. Elle permet de rejoindre les toilettes, eux même en communication avec le salon. Le salon est une vaste pièce avec plafond mouluré, rosace centrale en plâtre et chambranles en sapin du nord sur la cheminée. Dans le salon et dans les toilettes, deux portes fenêtres sont précédées d’un balcon entièrement en pierre de taille de granit reposant sur deux consoles et sept modillons. Le balcon possède une balustrade décorée de balustres en poires et scandée de piliers carrés intermédiaires. En outre, le salon bénéficie d’un large apport de lumière par la présence d’une autre fenêtre.

Au deuxième étage se trouvent trois pièces de taille similaire avec vue sur la rue : une chambre identique à celle du premier étage, des toilettes et bains ainsi qu’une seconde chambre plus grande avec cheminée. La chambre au sud et les toilettes sont toutes deux éclairées d’une fenêtre. La seconde chambre au nord étant plus grande, elle est percée de deux fenêtres pouvant apporter la lumière suffisante.

Au niveau des combles, trois lucarnes en pierre de taille de granit sont maçonnées dans le brisis du toit. La lucarne centrale plus haute que les autres est couverte d’une platebande appareillée avec clé et elle est surmontée d’un fronton cintré. Les lucarnes latérales ont le même couvrement mais elles sont surmontées d’un fronton triangulaire. Par ailleurs, deux œil de bœuf en zinc sont présents entre chaque lucarne.

La façade sur rue est la plus richement ornée, elle est le reflet de la fortune et du niveau social du propriétaire. Elle est également un moyen pour l’architecte de déployer un vocabulaire architectural et décoratif en accord avec les goûts du propriétaire. Cette façade est couronnée d’une corniche à denticule.

A l’arrière de la maison se trouve un jardin, lieu de repos coupé du tumulte urbain. La façade postérieure est flanquée de deux bâtiments en retour d’équerre comprenant uniquement un rez-de-chaussée et dans lesquels sont logés un garage, un dépôt pour la librairie et le bureau du libraire. Par ailleurs, un bâtiment plus récent en béton a été ajouté dans les années 1960.Cette façade possède un mur pignon et un mur gouttereau. N’étant pas destinée à être vue, la façade est sobre et ne comporte que peu d’éléments de décor. Elle est percée de multiples ouvertures, ces ouvertures sont couvertes d’un linteau monolithe en bâtière et d’un linteau saillant. Les combles sont éclairés par deux lucarnes jacobines en bois avec ferme débordante.

Au rez-de-chaussée, une porte surmontée d’une marquise permet à l’intérieur de la maison. Un escalier à la française mène aux étages, et au rez-de-chaussée se trouve un grand vitrail cintré réalisé en 1912 par un maître verrier parisien.

Au premier étage la cuisine, l’office et la salle à manger avec cheminée ouvrent sur le jardin. En outre, au deuxième étage deux chambres et des toilettes donnent sur le jardin.

Mursgranite pierre de taille
Toitardoise
Étages2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà signaler