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Maison de maître, la Renardière (Léhon fusionnée en Dinan en 2018)

Dossier IA22018101 réalisé en 2013

Fiche

Le logis de la Renardière, implanté au sud de la commune, remonte principalement au 17e siècle. Il appartient, à cette période, à la famille Pépin dont un membre, vraisemblablement Julien Pépin, fait sculpter son nom et la date de 1694 sur un linteau de fenêtre de l’étage. Comme pour les anciens logis ruraux, chaque pièce possède une distribution vers l’extérieur. La présence d’une chambre à l’étage, ainsi que la corniche avec ses trous de boulins indiquent toutefois un logis de notable. Guillaume Pépin, grefier à l'écritoire de Dinan présente un blason en 1701. La présence de la tour d’escalier en façade est une réalisation récente qui rappelle le manoir au 16e siècle.

Parties constituantes non étudiéesfournil, étable, jardin potager, jardin
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
AdresseCommune : Dinan
Lieu-dit : Léhon Renardière (la)
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Léhon

Les Pépin de la Renardière sont mentionnés à Léhon dès la fin du 16e siècle. Gilles Pépin, décédé en 1606, qualifié de sieur de la Renardière s’est marié à Léhon vers 1590 avec Julienne Leliepvre. Le logis en place ne présente plus de vestiges de cette première période. Des campagnes d’aménagement du 17e siècle sont encore perceptibles dont une extension datée 1694 par une inscription : F(AIT) P(AR) (JULLIEN?) PEPIN 1694. La cheminée de la salle présente sur un piédroit un blason penché dont les armes n’apparaissent plus. L’armorial de Charles d’Hozier précise un enregistrement pour Maître Guillaume Pépin, greffier à l'écritoire de Dinan, dont le blason : D'or à une pomme de pin d'azur, surmontée d'une branche de laurier de sinople, est présenté le 21 janvier 1701 est approuvé le 8 février 1701. Guillaume Pépin, né en 1659 et mort le 2 novembre 1704 à Léhon, était le fils d'Allain Pépin, sieur de la Renardière, et de Guillemette Rouillé. Le logis a été réaménagé également à la fin du 18e siècle comme le signale l’escalier en charpente. Les registres des états de section du cadastre ancien précisent que la propriété en 1843 est divisée. La partie ouest, transformée en ferme appartient à Pierre Carcain, tandis que le logis de l’est est la propriété de Joseph Pépin.

La tour d’escalier qui donne une allure noble à ce logis est une construction récente du milieu du 20e siècle.

Période(s)Principale : 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 20e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Dates1694, porte la date

L’environnement demeure bien conservé : chemin d’accès, jardin clos de murs, arbres et dépendances. Le logis est orienté sud comme pour la plupart des maisons anciennes du territoire.

Le gros œuvre est entièrement maçonné en moellons de granite, hormis les encadrements des baies en pierre de taille et la corniche. Cette dernière présente une rangée de trous de boulins.

Le corps de bâtiment central est encadré d’une ancienne dépendance à l’ouest et d’un logis à l’est, dans l’alignement du précédent. Chaque pièce possède sa propre distribution vers l’extérieur. Une dépendance a été détruite à l’ouest, elle se situait dans le prolongement du corps central comme l’indiquent le double pignon et une photo ancienne des bâtiments.

Présence également de petites dépendances isolées dont un fournil.

Mursgranite moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, comble à surcroît

Annexes

  • La renardière : registre des matrices cadastrales

    Registre des matrices cadastrales de 1843 :

    Appartient en 1843 à Pierre Carcain

    A 515 : la Renardière maison

    B 516 : courtil au puits

    B 483 : clos du four

    B 492 : la petite Noë

    Appartient en 1843 à Joseph Pépin

    B 514 : la Renardière.

Références documentaires

Bibliographie
  • PICARDA F., Léhon entre rêve et Rance, Manchecourt, Maury imprimeur, 1997.