Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Maison de maître, l'Echapt (Léhon fusionnée en Dinan en 2018)

Dossier IA22018100 réalisé en 2013

Fiche

La silhouette de ce grand logis édifié en 1762 s’apparente par sa composition « aux malounières », mais elle rappelle également par sa grande hauteur les hôtels particuliers qui se construisent à Dinan, à la même période. Le parc aménagé « à l’anglaise » dans l‘esprit des frères Bulher est un écrin qui met en valeur le logis. Les escaliers en charpente d’époque s’apparentent aux modèles en vigueur ainsi que les lambris des pièces du rez-de-chaussée.

Parties constituantes non étudiées parc, dépendance, ferme
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Dinan
Lieu-dit : Echapt (l') Léhon
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Léhon

Les Guitton de l’Echapt font partie de la noblesse d’ancienne extraction. Un vitrail du 14e siècle, de l’église paroissiale (détruite) représentait en donateur un seigneur de l’Echapt, identifié par ses armoiries. En 1446, il est fait mention de Jocelin Guyton, demeurant en « l’hôtel de l’Echpat ». Les Guyton ne possédaient ni le droit de fief, ni le droit de haute et basse justice sur leur domaine, qui était inclus dans le fief du baillage du prieuré, lequel était la véritable seigneurie ecclésiastique. Au 16e siècle Thomas Guyton de l’Echapt est chargé de prélever « la taille » sur le domaine de l’abbaye. En 1557, il occupe l’office de sergent féodé de la paroisse de Léhon.

Une inscription sculptée sur un linteau réemployé dans la maçonnerie de l’ancien logis indique une campagne de travaux à l’Echapt par MATHURIN GVITON ET CLAUDE FERRON en l’an 1622. Un nouveau logis, plus vaste et au goût du jour est édifié sur une parcelle voisine en 1762. Un parc paysager « à l’anglaise » lui sera adjoint.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 17e siècle
Dates 1622, porte la date
1762, porte la date

L’ancien manoir déclassé, converti en ferme puis réaménagé récemment, est situé plus à l’ouest. Sa façade orientée à l’est conserve un linteau en réemploi avec inscription : MATHURIN GVITON ET CLAUDE FERRON MONT FAICT FAIRE EN LAN 1622 VOUS QUI ME RE GARDEZ PRIER LETERNEL QVIL A PITIE DEUX.

Un nouveau logis orienté au sud est construit en 1762 sur une parcelle limitrophe avec aménagement d’une grande allée bordée d’arbres, telle qu’elle se dessine sur les cadastres de 1811 et 1843. Ce logis à double orientation, présente la particularité de présenter pour le corps central deux grands étages. Il est accolé d’une aile plus basse qui possède sa propre distribution.

Un dessin de 1910 de Frottier de la Messelière indique la présence d’un enduit clair en façade et des bandeaux horizontaux de séparation des étages. Il est vraisemblable que le logis présentait originellement un enduit à la chaux mais sans doute sans faire apparaitre de chainages harpés qui dénoteraient d’un certain archaïsme. Les souches de cheminées à épaulement ainsi que les linteaux des baies en arc segmentaire traduisent le goût pour les formes nouvelles et les façades sobres rythmées par des travées symétriques. L’escalier central en charpente présente des balustres légèrement aplaties et un départ d’escalier de forme de spirale, très en vogue à cette période et que l’on retrouve sur les plus belles demeures du 18e siècle de cette région.

Murs granite moellon
Toit ardoise
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en charpente

Annexes

  • Registre des anciennes matrices cadastrales de Léhon : Le Chat

    Registre de 1813 (numéros des parcelles ne correspondant pas tout à fait au plan)

    Famille Ferron de la Verrerie, puis aux enfants Henry à saint-Solain.

    A 308 : pré de poittron

    A 309 : grand pré de le chat

    A 330 : p(rairie) (in)on(dable) ? de le chat

    A 345 : jardin

    A 346 : verger

    A 347 : petite rabine

    A 349 : les grands champs

    A 351 : la grande rabine

    A 352 : maison

    A 353 : maison

    A 354 : jardin de derrière

    A 355 : noë verte

    A 356 : clos du four

    A 357 « les chenets »?

    A 359 : les grandes pâtures

    A 366 : les clos du mas

    A 543 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 544 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 546 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 547 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 549 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 550 : p(rairie) (in)on(dable) de Le chat

    A 551 : vallée du champ gâté

    A 552 : le verger

    A 553 : jardin le chat

    A 554 : a l’echat

    A 555 : rabine

    A 556 : clos de la grange

    A 557 : les grands champs

    A 558 à 560 : avenue

    A 561 : clos du four

    A 562 : courtil de la ferme

    A 563 : v (ieu) x jardin

    A 564 : p (rairie) (in)on (dable) ? Vallée de le chat

    A 565 : champ de matz.

  • Arrêt de maintenue de noblesse, 20 mai 1669

    Guitton

    D’azur semé de fleurs de lys d’argent, au chef de gueules chargéd’un léopard d’or.

    Arrêt de maintenue de noblesse rendu par les Commissaires de la Réformation en faveur de Messieurs de Guitton.

    20 mai 1669.

    Extrait des registres de la Chambre establie par le Roy, pour la réformation de la noblesse en la province de Bretagne, par lettres patentes de Sa Majesté, du mois de janvier 1668, vériffiées en Parlement le 30 juin ensuivant.

    M. d’Argouges, premier présiden. M. Salliou, rapporteur. Entre le Procureur général du Roy. Demandeur, d’une part ; et noble escuyer François-Alexis Guitton, sieur de Leschat,et faisant pour escuyer Gabriel Guitton, et escuyer Guillaume

    Guitton, sieur de Sourville, les tous de l’évêché de Saint-Malo, ressort de Rennes, escuyer Louis Guitton, sieur du Fournel-Grandbois, René Guitton, escuyer, sieur de la Garenne, Olivier Guitton, escuyer, sieur du Bourgneufet Joseph Guitton, escuyer, sieur de Grandbois, les tous de l’évesché de Saint-Malo, ressort dudit Rennes, deffendeurs, d’autre part.

    Veu par ladite Chambre quatre Extraits de présentations faites au greffe d’icelle, le premier en datte du 26 septembre

    la qualité d’escuyer, par eux et leurs prédécesseurs prise, et ce,suivant les titres qu’en produiroit escuier Jean Guitton, sieur de la Ricollays et de Leschat, leur aisné, saisy d’iceux, et de porter pour armes : D’azur à semy de fleurs de lys d’argent, au chef de gueulle à un léopard d’or passant ; la seconde en datte du 5 octobre 1668, contenant la déclaration de maistre François du Breil, procureur dudit Jean Guitton, sieur de la Ricollays, du Fournet, Grandbois et Leschat, y demeurant, paroisse de Lehon, évesché de Saint-Malo, et sous le ressort de Dinan, de soutenir la qualité d’escuyer par ledit sieur de la Ricollays et ses prédécesseurs, prise et qu’il porte pour armes, celles cy dessus exprimées, et les trois et quatriesme en datte du 6e aoust 1669, contenant la déclaration de Messire Guillaume du Trolong, procureur desdits René et Ollivier Guitton, de soutenir par eux la qualité d’escuyer par eux et

    leurz prédécesseurs prise suivant les titres qu’en produiroit ledit deffunt sieur de la Ricollays Guitton, leur aisné, avec l’écusson de leurs armes, lesdites déclarations, signées : Le Clavier, greffier.

    Induction d’actes et titres au soustien de la qualité desdits escuyers, François-Alexis Guitton, sieur de Lechat, faisant

    tant pour escuyers Gabriel et Guillaume Guitton, ses frères puisnés, deffendeurs, ladicte Induction fournie audit procureur général du Roy, demandeur, le 7 may 1669, tendant et les conclusions y proses, à ce que lesdits

    François-Alexis, Gabriel et Guillaume Guitton soient maintenus en la qualité de noble et d’escuyer, comme issus d’aciens nobles et à jouir des droits et honneurs attribuez aux autres gentilshommes, et à porter pour armes, ainsy que ses prédécesseurs : D’azur à un semy de fleurs de lys d’argent, au chef de gueulle à un léopard d’or

    passants, et ordonner qu’ils soient inscrits au rôlle des nobles escuyers d’ancienne extraction au ressort de Rennes, evesché de Saint-Malo.

    Pour establir la justice desquelles conclusions sont articulez à faits de généalogie : que ledit escuyer François-Alexis Guitton, est fils aisné, héritier principal et noble dudit escuyer Jean Guitton, sieur de Leschat et de dame Catherine Bertho, ses père et mère, et a pour frères puisnez lesdits Gabriel et Guillaume Guitton ; que ledit Jean Guitton estoit fils d’escuyer Mathurin Guitton, sieur de Leschat et de dame Claude Ferron, sa compagne ; que ledit Mathurin estoit fils d’escuyer Jean Guitton, sieur de Leschat et de dame Gabrielle de Launay, héritière de Bourçoul et de la Roblinays ; que ledit Jean estoit fils d’escuyer François Guitton et de dame Peronnelle Gicquel, sieur et dame de Leschat et de la Perchays, la Begassière et des Granges ; que ledit François estoit fils d’escuyer Thomas Guitton, sieur de Leschat et

    des Granges et de dame Françoise Tircoq ; que ledit Thomas estoit fils d’escuyer Jean Guitton, sieur de Leschat et de dame Geffline Julienne ; que ledit Jean estoit fils d’escuyer Guillaume Guitton, seigneur de Leschat.

    Requeste desits escuyers Louis Guitton, sieur du Fournet Grandbois, René Guitton, sieur de la Garenne, Olivier Guitton, sieur du Bourgneuf et Joseph Guitton, sieur du Grandbois, deffendeurs, ladicte equeste signifiée et mise au sac par ordonnance de ladicte Chambre, du 14 may 1669, tendante à ce qu’il plust à ladite Chambre voyant leurs dites

    déclarations de soustenir la qualité d’escuyer, et l’acte de partage noble du 25 février 1661, justiffiant que lesdits René, Louis, Ollivier et Joseph Guitton, sont frères dudit deffunt escuyer Jean Guitton, sieur de la Ricollays,

    père dudit François-Alexis Guitton, issus du mariage de Mathurin Guitton, sieur de Leschat, du Fournay, de la Ricollays, de la Begassière, de la Roblinays, etc., et de dame Claude Ferron, leurs père et mère et attachez à ladite

    requeste ;

    Et e n conséquence jugeant l’instance dudit escuyer François-Alexis Guitton et faisant droit jointement en celle desdits

    Louis, René, Ollivier et Joseph Guitton, les maintenir en la qualité d’escuyers et de noble d’ancienne extraction, pour jouir de tous droits, prééminences et privilèges attribuez aux autres nobles du Royaume, et au droit de porter pour armes et écussons timbrez apartenants à leur qualité, et ordonner que leus noms seront employez, sçavoir : ceux desdits Louis, Ollivier et Joseph Guitton, au rôlle et cathalogue des nobles du ressort du présidial de Rennes et celui dudit René Guitton en celui de la jurisdiction royalle de Dinan et tout ce que vers ladite Chambre a esté par lesdits deffendeurs, mis et induit aux fns desdits deffendeurs, mis et induit aux fins desdites inductions et requestes.

    Et conclusions dudit procureur général du Roy murement considérées, la Chambre faisant droit sur l’instance, a déclaré et déclare lesdits François-Alexis, Gabriel, Guillaume, Louis, René, Ollivier et Joseph Guitton, noblescomme issus d’ancienne extraction noble, et comme tels, leur a permis et à leurs descendants en mariage légitime de prendre la qualité d’escuyer et les a maintenus au droit d’avoir armes, écussons, timbres, apartenants à leur qualité et à jouir de tous droits franchises et exemptions, immunitez, préeminences et privilèges attribuez aux nobles de cette province, et ordonne que leurs noms seront employez au rôlle et cathalogue des nobles sçavoir : lesdits François-Alexis, Gabriel, Guillaume, Louis, Ollivier et Joseph Guitton, en celuy de la sénéchaussée de Rennes et celuy dudit René Guitton en celuy de la jurisdiction royale de Dinan.

    Fait en ladite Chambre à Rennes, le 20e jour

    de may mil six cent soixante neuf.

    Signé : Clavier, greffier.

    Collationné à l’original apparu et rendu par moy, notaire et secrétaire du Roy, Maison et Couronne de France. Fin aparu par le sieur Guillaume Guitton, sieur de Sourville, et luy rendu avec le présent, qui a signé :

    Guillaume Guitton, Drouet.

    Original sur parchemin, aux archives de M. Onfroy de la Rosière, au château du Plessis-Tregaret en Sixt (Ille-et-Vilaine). Voir également http://www.tudchentil.org.

Références documentaires