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Lotissement, dit Terrains de la Californie

Dossier IA35022373 inclus dans Quartier de la Californie réalisé en 1998

Fiche

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Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées rue, immeuble, maison
Dénominations lotissement
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes
Adresse : rue Dupont-des-Loges , rue Hippolyte-Lucas , rue Nominoé , rue de Léon

Un plan de 1869, réalisé à l'occasion de la construction de l'amphithéâtre de l'école de Médecine, figure le projet d'une voie traversant la prairie Saint-Georges et un chemin, existant au sud. En 1881, à la demande du maire de la ville et en réponse à la proposition de MM. Ferron et Hergault-Losinière, l'architecte communal Jean-Baptiste Martenot soumet des tracés pour l'ouverture de rues nouvelles, dans les terrains de la Californie. Dans le contexte de ce projet, l'architecte propose la création d'une voie de 14 m de large reliant la gare à la rue de Paris et traversant les terrains suivant un axe nord-sud. Sa création fait l'objet d'un vote de principe par le conseil municipal, en 1882, laissant l'ouverture des autres rues à l'initiative et à la charge des propriétaires des terrains. En 1883, M. Hergault-Losinière sollicite à nouveau l'approbation du projet par le conseil municipal, dont il rappelle l'objectif social, dans un courrier de mai 1884. Cette même année, les propriétaires des terrains tentent d'obtenir l'implantation d'une halle aux poissons. En 1886, un nouveau projet est présenté par M. Brossault, propriétaire des terrains situés à l'est, comportant l'ouverture de 4 rues nouvelles. A cette date, le tracé de la rue à ouvrir entre la gare et la rue de Paris est à nouvau mis à l'étude. En 1888, suite à la proposition de M. Brossault, le prolongement de la rue Dupont-des-Loges jusqu'au boulevard Laënnec est accepté. La rue des Lavoirs est classée dans la voirie urbaine, en 1902, et prend le nom de rue de Léon, en hommage à l'ancien maire de Rennes. Les autres rues sont classées dans la voirie urbaine en 1908.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1881, daté par source
1882, daté par source
1886, daté par source
1888, daté par source
Auteur(s) Auteur : Martenot Jean-Baptiste, architecte communal, attribution par source
Personnalité : Ferron, promoteur, attribution par source
Personnalité : Hergault-Losinière, promoteur, attribution par source
Personnalité : Brossault, promoteur, attribution par source
Personnalité : Ville de Rennes, commanditaire, attribution par source

Lotissement desservi par 4 rues de 12 m de large, formant une trame orthogonale sans pan coupé. Les 110 lots occupent deux îlots baignés par le canal de dérivation du moulin Saint-Hélier, au sud, et par la rivière de la Vilaine, au nord.

Typologies type poche

Données complémentaire architecture Rennes

PHYPO éléments structurants : rivière ; rue
SCLE1 1860 vers
IAUT sans objet
ICHR sans objet
IESP sans objet
ICONTX structurant
ITOPO site de périphérie
POS sans objet
SEL sélection requise
NATURE autre cas
RESEAU réseau secondaire
MORPHO trame en rues orthogonales
IMPBA en rangée rectiligne continue
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Lettre adressée au maire de Rennes par l´architecte communal Jean-Baptiste Martenot. 1er décembre 1881 (A. C. Rennes)

    « Conformément à votre désir, j´ai esquissé dans les terrains de la Californie quelques tracés de rues communiqués à MM. Ferron & Cie propriétaires.

    En plus des rues précédemment adoptées entre l´avenue de la Gare et le moulin de Saint-Hélier, l´avant-projet comprend une rue joignant le pont de Saint-Georges à celui de Laënnec [actuelle avenue Sergent-Maginot] ; une autre reliant le moulin Saint-Hélier à l´école Laënnec et à un marché projeté au nord de cette école ; enfin deux rues perpendiculaires, dont l´une pourrait être prolongée au sud jusqu´au boulevard Solférino et au nord jusqu´à la rue de Paris. La rencontre de ces deux rues formerait une place au centre même des terrains.

    Le pont Laënnec pourrait aussi être relié directement, comme il est indiqué, au pont de chemin de fer de Saint-Hélier.

    La première de ces rues pourrait aboutir directement au pont Saint-Georges en sacrifiant la maison Teyssot.

    Diverses variantes à cette esquisse ont été faites pour MM. Ferron & Cie. ».

  • Extrait des Délibérations du Conseil Municipal. Séance du 15 novembre 1882 (A. C. Rennes)

    « [] Il s´agit de créer de ce côté de la ville de vastes et nombreuses artères qui, traversant les terrains de la Californie, les rendissent propres à recevoir de vastes constructions. Sans compter le nombre des rues, il s´agit d´obtenir la rectification du vieux lit de la Vilaine, l´abolition du déversoir et la construction au compte de la ville de onze ponts, soit sur le canal du Gué-de-Baud, soit sur la vieille rivière. M. le Maire a déjà répondu à ces offres en engageant leurs promoteurs à s'entendre avec M. Martenot, en suivant les prescriptions de l'arrêté relatif à l'ouverture de rues chez les particuliers.

    D´après l´avis de M. l´architecte de la Ville, les intérêts de la ville et ceux des propriétaires seraient satisfaits dans une juste mesure, en projetant pour l´avenir, une rue joignant la rue de Paris au boulevard Solférino, et en reliant cette voie, à l´est, par une rue avec le boulevard Laënnec et, à l´ouest, avec l´avenue de la Gare, par deux voies se raccordant, l´une avec la rue du Pré-Botté prolongée [rue Dupont-des-Loges], et l´autre avec la rue Duhamel et la rue du Moulin.

    Votre commission a pensé qu´une de ces voies avait un véritable intérêt pour la ville, c´est celle partant de la rue de Paris, entre la rue de Viarmes et la rue de Châteaudun, traversant par de nouveaux ponts le canal du Gué-de-Baud et deux fois la vieille rivière, ce qui occasionnerait pour la ville la construction de trois ponts. Cette ligne passant par des terrains non bâtis, pour aboutir au boulevard de Solférino, aurait une incontestable utilité. Aussi votre commission est-elle d´avis d´en voter la création en principe, mais sans aucun engagement pour la Ville de procéder à la confection de cette voie, et surtout des ponts, dans un délai déterminé et sous la réserve expresse de charger l´administration d´étudier le projet définitif de cette ligne.

    Quant aux autres rues, les propriétaires ont droit de les faire après s´être entendus avec l´administration pour le tracé et le nivellement et lorsqu´ils auront satisfait aux conditions de l´arrêté municipal, vous aurez à décider si vous devez en accepter la propriété avec les charges de l´entretien.

    Votre commission a l´honneur de vous proposer :

    De voter en principe la création d´une rue reliant la rue de Paris au boulevard Solférino, sauf étude du tracé

    De fixer la largeur de cette rue à 14 mètres

    D´accepter les terrains offerts par les propriétaires dans la traverse de cette voie

    De repousser en l´état les autres propositions.».

  • Extrait du courrier adressé au maire de Rennes par M. Hergault-Losinière. 17 mai 1884 (A. C. Rennes).

    « Il s'agit de la Californie.

    Il y a là un terrain improductif qui ruine les acquéreurs et qui s'il était livré au commerce, à l'industrie et aux constructions, serait une source de richesse pour les habitants, d'impôts pour la ville et l'Etat.

    [...] mon rêve était de créer une grande industrie pour la construction des wagons, pour la vente et le louage aux compagnies de chemin de fer. [...] elle attirerait à Rennes des ouvriers. Des industriels qui augmenteraient les impôts et portant les revenus à la ville et à l´Etat.

    Rennes deviendrait alors la vraie capitale de la Bretagne.

    Mon rêve serait de créer pour cette industrie une société coopérative et d´associer les ouvriers aux bénéfices.

    L´on pourrait leur construire des maisons et leur donner la possibilité pour amortissement de devenir propriétaire.

    Maison à un étage, un ménage au rez-de-chaussée, un ménage au premier avec entrée privative [...]

    Dans ces chantiers on pourrait aussi établir en-dessous des moulins de Saint-Hélier, un lavoir en sous-sol, avec des réservoirs où les femmes pourraient laver comme dans un bateau. L´eau étant toujours renouvelable.

    Le soir, ces réservoirs pourraient servir de piscine pour bain de propreté [...] au rez-de-chaussée des bains de luxe et ordinaires, ces trois établissements auraient chacun leur entrée privative.

    Entre les ailes des bâtiments, établir une roue hydraulique, recevant par-dessus les eaux de la ville qui serviraient à entretenir les bains et changer l´eau des lavoirs, employer la force motrice de la roue pour faire marcher des essoreuses, pour dessécher le linge au point que le linge de Cerjos pourrait être remis aux repasseuses.

    Les salles de bains seraient chauffées au moyen de calorifères chauffant l´eau pour la buanderie et pour les bains. ».

  • Extrait des Délibérations du Conseil Municipal. Séance du 10 décembre 1886 (A. C. Rennes)

    « Examen des rues à ouvrir dans les terrains de la prairie Saint-Georges.

    Le projet présenté par M. Brossault consiste principalement à ouvrir une rue qui serait le prolongement de la rue Toullier, dans la direction du boulevard Laënnec. Elle serait établie par conséquent dans le sens de la plus grande longueur de la prairie Saint-Georges. Elle partirait du pont établi sur le bras de décharge des moulins de Saint-Hélier et aboutirait provisoirement près de l´ancienne écluse Saint-Hélier. Sa longueur serait de 400 mètres environ. [...]

    Une autre rue B, parallèle à la première partirait du moulin et aboutirait également près de l´ancienne écluse Saint-Hélier. Elle serait reliée à la rue du Moulin et à la rue Duhamel par un tronçon de rue et un pont établis immédiatement en amont du moulin. Sa longueur serait de 300 mètres environ, plus de 70 mètres pour le tronçon [...].

    Une troisième rue C serait ouverte entre le quai Richemont et les moulins de Saint-Hélier, à l´est du bras de décharge des dits moulins. Elle servirait à relier les deux précédentes avec le quai Richemont. Sa longueur serait de 150 mètres environ.

    Une quatrième rue transversale D, relierait les deux premières rues A et B, en deçà du canal de fuite du déversoir de Saint-Hélier. Sa longueur serait de 45 mètres environ.[...]

    Toutes ces rues, messieurs, auront une largeur uniforme de 12 mètres, et devront être bordées de caniveaux et de trottoirs gravelés et sablés soutenus par de larges bordures de granit. ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 161. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue de Nominoë (1886-1890) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 155. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue de Léon (1902-1905) .

Documents figurés
  • [1869]. Projet d'amphithéâtre de dissection. Plan général. Dessin, par Jean-Baptiste Martenot, 1869 (A.C.Rennes : 2 Fi 1310).

Bibliographie
  • RAULT, Isabelle. Le moulin Saint-Hélier. Les terrains de la Californie. Mémoire de l'Ecole d'Architecture, 1998.