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Les maisons, logis, fermes et dépendances sur la commune de Ploubezre

Dossier IA22132172 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

L’implantation des bâtiments

Plusieurs facteurs conditionnent l’implantation du bâti :

- l’omniprésence de l’eau : en Bretagne, sa présence partout en abondance a entraîné une grande dispersion de l’habitat rural.

- la protection contre les vents dominants d’ouest (pluvieux) et du nord (froids) grâce au relief. Souvent implantés à mi-pente, les bâtiments d’habitation tournent ainsi le dos au vent ; les fenêtres sont uniquement percées dans la façade sud. Autour des hameaux, le bocage permet d’atténuer l’effet du vent. Dans le Finistère, au climat plus océanique, l’orientation des logis est marquée vers le sud-sud-est alors que dans le Trégor littoral, soumis à des vents de nord-est, ils sont tournés légèrement vers le sud-sud-ouest. Dans le Trégor, les logis de ferme sont souvent orientés vers le sud-sud-est ou le sud-est. Les anciens manoirs, pour des raisons symboliques liées à l’expression du pouvoir seigneurial, contredisent parfois cette logique avec une orientation principale vers l’est ou le nord.

- l’ensoleillement maximum avec une orientation générale des logis vers le sud.

- le réseau des chemins et des routes qui conditionne également l’implantation du bâti rural ancien.

Le régime de propriété et le mode de jouissance du sol ont pu également avoir un impact sur l’organisation des bâtiments. Vers 1789, selon Léon Dubreuil (La Vente des biens nationaux dans le département des Côtes-du-Nord 1790-1830), les nobles détiennent 65 % des terres de l'évêché de Tréguier, les bourgeois (urbains ou ruraux) 15 % et les paysans 20 %. Pour André Siegfried (1875-1959), le Lannionais est un "pays de structure féodale" jusque dans les années 1950 : autour de Lannion, une grande partie des terres est encore aux mains de familles nobles. La vente des biens nationaux à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle a cependant permis la mise en place de la propriété rurale des citadins.

Selon Michel Henry (La propriété des citadins dans le Trégor. In Norois. n°59, 1968. p. 387-400.), l'emprise rurale des citadins est moins forte dans le pays de Lannion que dans celui de Tréguier : petites et moyennes propriétés y dominent malgré la présence de grandes propriétés détenues par des nobles citadins. Les propriétaires demeurant à Paris ont plus de terres que ceux de Lannion, Tréguier et Perros-Guirec réunis. Il s'agit soit de "propriétés de villégiature" soit de "propriétés rurales fossiles". La propriété rurale des citadins est une survivance du début du 19e siècle.

Plus de 60 % des exploitations agricoles ont cependant moins de 10 hectares en 1960.

La dispersion de l'habitat

L'habitat est très dispersé avec Ploubezre avec plus de 200 toponymes (lieux-dits et noms de rue). Un hameau se compose le plus souvent d'une à trois exploitations agricoles disposant chacune de dépendances et donnant sur des espaces ouverts ou des voies de passage : chemins ou routes.

Pour Georges Minois, "la dispersion de l'habitat rural [à la fin du Moyen-Age] est en effet un trait majeur qui apparaît dans les enquêtes. Cette dispersion se présente sous forme de hameaux d'une dizaine de maisons éloignés de 400 à 500 mètres les uns des autres. Entre ces hameaux, aucune hiérarchie apparente ; le bourg lui-même, là où se trouve l'église paroissiale, n'est pas plus important que les autres, souvent même il l'est moins". Une autre règle importante : "plus on s'éloigne de la côte, plus la population est dispersée : les gros hameaux de 10 à 20 familles du bord de la mer font peu à peu place à des petits groupements de 7 à 8 ménages pour aboutir dans l'intérieur du pays à une moyenne de 3 ou 4". En 1445, 98 maisons sont vides à Ploubezre, le duché traverse alors une grave crise démographique liée à de mauvaises récoltes et des épidémies.

Chemins, gués, passerelles et ponts sont les témoins d’un vaste réseau de communication permettant de relier plus ou moins rapidement un point à un autre en franchissant les cours d’eau. Le chemin rural est une desserte avant tout locale. Les digues des moulins permettent également un franchissement aisé des rivières comme à Keriel. À la fin du 18e siècle et au 19e siècle, les ingénieurs des Ponts et Chaussées ont standardisé les constructions. Le milieu du 19e siècle marque l’amélioration des voies de communication, déclarée cause d’utilité publique : de nombreux ponts sont reconstruits.

Les différents modes d’exploitation : "qu'est ce qu'un convenant ?"

Le mode d’exploitation est essentiellement la tenure à domaine congéable (la tenure, ce sont les terres accordées par le seigneur aux paysans). Le domanier ou convenancier est propriétaire des bâtiments et des sols exploités (édifices et superfices) mais non du fonds qui appartient au propriétaire foncier, noble ou bourgeois, à qui il verse un loyer. En fin de bail, ce dernier peut congédier le domanier, en lui remboursant la valeur des "édifices et superfices" construits et des biens : arbres fruitiers, haies, fossés et talus, productions agricoles. Dans le Trégor, et plus au sud, la toponymie qui associe le terme "Convenant" à un patronyme révèle que de nombreux convenanciers ont pu racheter leurs terres dès la fin du 18e siècle.

Quasiment toutes les fermes de Ploubezre (et plus largement du Trégor) sont des "convenants", les autres sont exploitées directement par le propriétaire. Trente-cinq lieux-dits de Ploubezre ont gardé dans leur toponyme le terme "convenant" en référence au mode d'exploitation ancien.

La métairie est une exploitation agricole dépendant d’un manoir dont l’exploitation est confiée à un métayer, exempté d’impôt ou non ; souvent isolée, la métairie peut se détacher des autres fermes par des caractéristiques architecturales. A la Révolution, de nombreux domaines, manoirs et métairies nobles sont vendus comme bien nationaux. Les communs des villages ou "terres vaines et vagues" représentent presque un tiers de la surface agricole à la fin du 18e siècle ; considérées comme appartenant aux seigneurs, ces terres sont redistribuées aux paysans après la Révolution.

Maisons et fermes

Sur les 282 fermes recensées sur le territoire de la commune de Ploubezre, près d'une centaine de fermes (97) sont antérieures au 19e siècle. Ces logis de ferme ont souvent été remaniés au fil du temps, voire reconstruits au 19e siècle. Rue Amédée Prigent, une maison située derrière l'église paroissiale remploie des portes datables du 15e ou du 16e siècle.

L'importance du bâti ancien

Les logis anciens (16e-17e siècle) montrent une forte adaptation du bâti à la morphologie du terrain et aux limites cadastrales anciennes. Peu de bâtiments témoignent cependant d'un "habitat mixte" associant hommes et bétails sous le même toit (Keralzy, Kerbiriou). Quelques exemples montrent que l'on différenciait les portes servant aux animaux (à linteau droit le plus souvent) des portes servant aux hommes (linteau en arc plein cintre) ; dans ce cas, un mur de refend ou une cloison en bois sépare les hommes des animaux.

La mise en œuvre, la forme des ouvertures ou des cheminées, la distribution intérieure (asymétrique ou régulière), l'escalier (extérieur ou intérieur, en vis ou rampe sur rampe, en pierre ou en bois), la présence d'équipements de confort (saloir mural, vaisselier, évier, fenêtre à coussièges ou latrines), l'éventuelle ornementation, permettent de dater ces bâtiments. De plus, ils comportent souvent des millésimes comme à Traou Jacob daté de 1621 ou Kerbiriou daté 1725.

Escaliers extérieurs

Certains logis étaient dotés d'un escalier extérieur comme à Ty Bras ar Lay (4e quart du 16e siècle), Convenant Tual Boulou (fin du 16e siècle) ou Keryanaouen (2e moitié 18e siècle ; escalier en place).

Portes arrières

Ploubezre compte de nombreux logis indépendants avec portes avant et arrière. Cette porte arrière - souvent associée à un saloir mural, à un placard mural ou à une pierre à saler et à un jour, a été observée dans la majorité des constructions du 17e siècle (Convenant Prigent, Kericoul daté de 1651, Ty Bras ar Lay, Rue Yves Le Cudennec) voire du 18e siècle (Pen an Croas Hent Izellan, Convenant Guégan) jusque dans certains logis des années 1820-1840.

L’usage de cette porte arrière, tournée vers le nord, le plus souvent vers le potager ou la basse-cour peut être associé à celle de notre cellier ou "réfrigérateur". C'est une porte de service – privée, que l'on n'utilise que pour des activités liées à la vie de la ferme (puiser de l'eau, donner à manger ou à boire aux animaux...) et à la vie quotidienne (satisfaire aux besoins naturels). Ces portes sont aujourd'hui le plus souvent murées.

Kuzh Gwele

Dans les maisons anciennes comme à Convenant Droniou ou Kerrivoalan, on trouve quelquefois une niche ou alcôve destinée à recevoir le lit-clos désigné comme le Kuzh Gwele. Ce dispositif est aménagé près de la cheminée soit dans l'épaisseur du mur de la salle, soit en léger décrochement dans le mur postérieur (le plus souvent donc au nord, mur dépourvu de fenêtre). Il mesure le plus souvent entre 160 et 180 cm de longueur pour une profondeur variant entre 20 et 80 cm. On parle également d'appentis arrière pour désigner le décrochement dans le mur postérieur en raison de son toit à une seule pente couvert quelquefois en dalle de granite. Il s'agit d'un détail architectonique fréquent pour les édifices du 17e siècle et de la première moitié du 18e siècle dans l'ouest du Trégor. Il ne faut pas confondre le Kuzh Gwele, espace intérieur destinée à recevoir le lit-clos avec le Kuzh Taol, avancée, qui signifie "cache table".

Les pierres d'attache pour les animaux sont très courantes, insérées dans la maçonnerie des façades.

Les maisons élémentaires

Ce type de maisons se distingue par l'absence d'étage habitable. Parmi eux, les logis à pièce unique sont présents du 17e siècle au début du 20e siècle. Ils sont parfois jumelés. On en trouve plusieurs exemples au nord du bourg de Ploubezre : ils sont datables des années 1800-1830.

Les maisons à avant-corps latéral dites "maisons à avancée"

L'avant-corps latéral se situe le plus souvent sur l'élévation principale orientée vers le sud : il s'agit d'avancées à pignon et étage. Le Kuzh Taol (Trégor) "cache table" ou Apothis Taol, "avancée de la table" (apoteiz dans le Haut-Léon) désigne l'espace intérieur destiné à accueillir la table et les bancs. Cette distribution particulière se développe au 18e siècle : on peut l'observer à Keraël (1715), au logis du Convenant Lamer (1748) ou encore au logis du moulin à eau de Kergrist (1758). En effet, les maisons à avancée les plus soignées portent souvent un millésime. Ces constructions témoignent de l’aisance financière de leurs commanditaires : paysans propriétaires souvent "notables", marchands ou prêtres. Dans les zones de production toilière, l’avancée peut être l'espace réservé au métier à tisser. Dans certains cas, les maisons à avancée sont dépourvues d'étage.

Les maisons de type ternaire

A partir de la fin du 18e siècle (années 1780-1790) et surtout au 19e siècle (1810-1860) sont élevés de grands logis de ferme à élévation ordonnancée de type ternaire à trois travées (Convenant Le Lamer, 1828 ; Kervoëder, 1829) ou cinq tracées (Le Guirec, 1792/1819 ; Le Guirec, 1825 ; Le Joncour, 1828 ; Rudunès, 1832 ; Kervoiziou [Kerviziou], 1835, Convenant Le Du, 1844 ; Calamagn, 1853 ; Le Réchou ; Guerjillès [Guergillès], 1883).

Ils peuvent comporter des jours latéraux supplémentaires destinés à donner de la lumière et à ventiler l'arrière des lit-clos soumis à la condensation (Pen an Croas Hent Izellan).

Cette famille de logis se caractérise par l'emploi de linteau en arc segmentaire voire en plate-bande et dans certains cas d'un arc de décharge en pierre debout inséré au dessus des linteaux. Cet arc de décharge n'a aucune fonction structurelle.

A la même période, on trouve aussi des logis de ferme en rez-de-chaussée comme à Convenant Grenies (1788), Hent Meur (1796) ou Convenant Guégan (logis surélevé en 1858).

Ces logis sont structurés autour d'une cour close par un mur et cernés par d'importantes dépendances agricoles : étables (souvent dans l'alignement du logis), écuries, granges, fournils, soues à cochon et remises, aujourd'hui souvent désaffectées.

Certains logis disposent d'un appentis arrière servant de cellier ou de réserve.

Des piliers marquent l'entrée de la cour. Il a été observé de nombreuses traces de portes piétonnes anciennes associées à une porte charretière détruites au 19e siècle ou au 20e siècle pour laisser passer des charrois de plus en plus imposants puis les véhicules à moteur (Calamagn, Kerguiniou, Keraël...).

Le nombre très important de fermes reconstruites entre 1780 et 1830 atteste d’un enrichissement précoce de la paysannerie, antérieur à la révolution agricole de la seconde moitié du 19e siècle qui accélère la normalisation de l'habitat. Souvent proches de leur état initial, ces logis ou ces dépendances nous amènent à nous interroger sur les nouveaux usages de ces bâtiments.

Les cheminées

Linteaux et corbelets de cheminées sont le plus souvent en granite, quelquefois en bois et plus rarement en schiste comme à Convenant Le Moal. Des niches sont souvent aménagées de part et d'autre de la cheminée ou dans le contrecœur (mur de fond).

A Kericoul, l'une des deux souches de cheminée est ornée de motifs géométriques.

Connaître les commanditaires : "les couples bâtisseurs"

Près d'une cinquantaine de millésimes allant de 1583 à 1935 ont été relevés lors du recensement des éléments bâtis. Plus d'une trentaine d'habitats anciens comportent sur un linteau de porte ou de fenêtre un millésime et une inscription donnant le nom des commanditaires, le plus souvent l'homme et sa femme. Le logis de la ferme de Convenant Grenies, photographié en 1969 lors du pré-inventaire de la commune de Ploubezre, porte ainsi l’inscription et le millésime suivant : "F:F:P MARIE LE BRAS / Vv [veuve] de N.LE CA LVEZ / 1788".

Des recherches systématiques dans la base de données Généarmor du site Internet des archives départementales des Côtes-d'Armor permettent le plus souvent de retrouver l'orthographe exacte (du moins, celui déclaré dans les actes de baptême, de mariage et de sépulture), de connaître l'âge des commanditaires et la date de leur mariage. Il apparaît ainsi que l'on se marie au 18e et au 19e siècle le plus souvent autour de la trentaine d'années et que la construction du logis de ferme suit le plus souvent la date du mariage de quelques années (3 à 5 ans au plus). Dans le cas présent, les archives permettent d'écrire que Marie Le Bras s'était mariée en juillet 1759 à l'âge de 40 ans avec le dénommé Noël Le Calvez.

Les recensements de populations (à partir de 1836) peuvent également donner – dans certains cas, des renseignements sur la composition du ménage (âges, métiers, nombre d'enfants, etc.).

Plusieurs cadrans solaires en schiste ont été observés lors du recensement comme à Keraël (on peut lire l'inscription suivante : "_ ORDRE DH_ _[VENE]RABLE HOMME / CHARLES L'HVEROU") ou à Calamagn (1853).

Les dépendances

Les étables à vaches ou à chevaux se trouvent le plus souvent dans l'alignement du logis. Ces bâtiments ont été massivement reconstruits au 19e siècle ; quelques anciennes étables subsistent cependant : elles se distinguent par l'encadrement des ouvertures ou l'appareillage en pierre de taille.

Plusieurs granges ou fournils avec four à pain ont été observés sur le territoire communale à Traou Jacob, Convenant Prigent, Crec'h ar Guever et Kermen (photographié en 1969). Ces bâtiments se caractérisent par la présence d'une porte en arc plein cintre percée dans le pignon. Ils sont datables de la 2e moitié du 17e siècle ou de la première moitié du 18e siècle.

Quelques fours à pain plus tardifs ont été observés comme à Kerguiniou : il est associé à un local pour former un fournil.

Les remises ou grange à piliers (monolithes ou maçonnés) sont des modèles architecturaux courants ; ils datent des années 1830-1880 comme à Kersalbil (modèle à 2 poteaux).

Les soues à cochons – identifiables à leur portes inversées s'ouvrant vers l'extérieur, sont nombreuses. Couvertes en ardoise, en tuile voire en plaque ondulée, elles sont le plus souvent placées en bout d'alignement (Pen Ty) voire en appentis latéral d'un bâtiment préexistant comme une étable ou une remise.

Mise en œuvre des matériaux locaux : l'omniprésence du granite

Dans les constructions du 17e au 20e siècle, le granite est omniprésent sous la forme de blocs de moellons simplement équarris ou de pierres de taille utilisées en encadrement des ouvertures, chaînages d’angle, souches de cheminées, bandeaux ou corniches... Sa couleur diffère selon qu'il s'agit de carrières littorales (granite rose ou roux) ou situées à l'intérieur des terres (granite clair, gris ou bleuté). Des affleurements de granite sont visibles en plusieurs points de la commune : on observe des traces de débit et de taille de pierre le long du Léguer ou du ruisseau de Kerlouzouen... Certains chaos ou amoncellements de blocs de granite situés au milieu des champs ont une origine naturelle ; d'autres correspondent à des blocs de granite qui ont été regroupés pour faciliter les labours. Plusieurs fronts de taille ont été repérés notamment à proximité des moulins à eau (Kerhervé, Pont ar Brun, Le Losser, Kergrist...). Il pourrait s'agir d'activités complémentaires pour les paysans mais aussi pour des populations itinérantes pratiquant un travail journalier.

Certains bâtiments, notamment dans le bourg sont élevés en moellon équarri de grès schisteux dite aussi "pierre de schiste" (ferme de la rue Yves Le Cudennec). A partir des années 1860-1880, on observe l’arrivée de matériaux de construction standardisés, comme la brique utilisée en entourage des ouvertures ou, plus couramment, pour la reconstruction des souches de cheminée.

Les couvertures

A l'origine en chaume (Moulin Huon), les couvertures – généralement à longs pans, sont réalisées en ardoise à partir de la fin du 19e siècle (débit de palis de schiste sur place). Dans certains cas, le changement de pente du toit permet d'observer le passage de la toiture végétale (pente forte supérieure à 50 degrés) à une toiture minérale (pente à 45 degrés).

La tuile en terre cuite anglaise, importée et utilisée comme lest dans les navires de commerce, permet de couvrir des logis ou des dépendances à moindre coût.

Les corniches sont le plus souvent en bois mouluré (2e moitié du 19e siècle) mais certains édifices disposent d'une corniche en pierre de taille comme à la ferme située rue Yves Le Cudennec.

Des lucarnes (le plus souvent à fronton triangulaire ou plus rarement curviligne) permettent l'accès aux greniers pour stocker les récoltes ; dans la 2e moitié du 20e siècle, elles serviront à éclairer les combles rendus habitables.

L'évolution du bâti au fil du temps

Les maisons rurales traditionnelles de Ploubezre présentent une typologie variée en fonction des dates de construction et de la localisation géographique. La très grande majorité des fermes (plus de 90 % des fermes recensées sur le terrain) ont été transformées en maisons d’habitation, entraînant une modification des espaces intérieurs : transformation des ouvertures (élargissement pour un apport supplémentaire de lumière comme à Kerguz, logis daté de 1806) ou aménagement des combles en niveau habitable. Les dépendances agricoles comme les étables, souvent proches du logis, ont été transformées en espace habitable de plain-pied. Dans le bourg ou les hameaux, les magasins de commerces ou débits de boisson - à l'origine très nombreux, ont été transformés en maison. Plusieurs d'entre eux sont désaffectés.

Aires d'études Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Dénominations maison, logis, ferme, demeure, dépendance
Adresse Commune : Ploubezre

Références documentaires

Bibliographie
  • Architecture rurale en Bretagne. 50 ans d'inventaire du patrimoine. Inventaire du patrimoine, Bretagne. Editions Lieux-dits. 2014