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Les maisons et les fermes sur la commune de Saint-Germain-sur-Ille

Dossier IA35036262 réalisé en 2005

Fiche

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Les maisons et les fermes :

Les fermes :

Cette base de données comprend 15 fiches individuelles concernant les fermes antérieures au milieu du 20e siècle de la commune de Saint-Germain-sur-Ille. Ce nombre est réduit car le territoire de la commune est très peu étendu, par conséquent, en milieu rural, les habitations sont rares.

Jusqu'au début du 18e siècle, la vigne a été cultivée à Saint-Germain-sur-Ille, comme dans d'autres communes du département. Dans l'église, à droite du retable du maître-autel, se trouve d'ailleurs une statue de Saint-Vincent, saint patron des vignerons.Cependant, dès le 15e siècle, la culture du pommier pénètre en Bretagne, le cidre remplacera donc un vin de médiocre qualité.

Il existait par ailleurs différentes cultures, le sarrasin ou blé noir, le lin et le chanvre notamment à partir du milieu du 15e siècle, époque d'arrivée de tisserands normands fuyant les combats. Les agriculteurs étaient également très souvent tisserands ce qui leur fournissait, en période creuse, un complément de revenu.

Composition :

Les fermes de la commune sont composées d'un logis et de dépendances. Dans certains cas les dépendances sont nombreuses, comme par exemple à la Bouhourdais où il existe une étable, une écurie, une grange, des porcheries et un fournil. A la Moutonnais, il existe également une étable, une grange et un cellier. La dépendance la plus fréquente est donc l'étable, qui est dans la majorité des cas rencontrés, située dans le même alignement que le logis, comme à la Moutonnais par exemple. Les granges sont encore assez nombreuses dans les anciennes fermes de la commune, il en existe par exemple une au Haut Fouisseul ou encore à la Moutonnais. Dans le premier cas, elle est accolée à l'est du logis alors que dans le second, elle est indépendante du logis et possède un cellier en appentis postérieur. D'autre part, il existe encore cinq fours ou fournils dans la commune, deux lieux conservent de très beaux fournils : le Fresne et la Bouhourdais.

Implantation :

Il existe seulement trois écarts dans la commune, donc assez peu de fermes sont implantées au sein d'ensembles de constructions. De plus, lorsqu'elles sont en écart, il s'agit le plus souvent de petites fermes composées d'une pièce à feu et d'une étable uniquement, qui se trouvent en alignement avec d'autres petits fermes, comme par exemple au Champ Hamon. La majorité des fermes sont donc isolées, en témoignent la Moutonnais, la Bouhourdais, le Fresne...

Matériaux :

La majorité des fermes de la commune sont construites en moellon de grès, ce qui paraît logique puisque le sous-sol de la commune est riche en grès et qu'il a existé des carrières d'exploitation de cette pierre sur le territoire communal. Les fermes de la Bouhourdais, de la Touchette ou encore du Champ Hamon témoignent de l'utilisation de ce matériau de construction. Toutefois, dans la partie nord de la commune, certaines fermes ont été construites en bauge, technique consistant à utiliser des levées de terre successives sans avoir recours au coffrage ; c'est le cas de la Moutonnais ou du Cruel. De plus, quelquefois, seules les dépendances sont en bauge alors que le logis de la ferme est en pierre ; au Fresne et au Champ Hamon par exemple, les dépendances sont en terre alors que la partie habitation est en pierre. De plus dans ces cas de figure, bien souvent la construction des dépendances est postérieure à celle du logis.

Typologie :

Au Champ Hamon et au Rocher, deux sites d'anciens manoirs, il existe deux logis composés d'un pièce à feu unique accolée d'une dépendance, vraisemblablement une étable. La porte du logis est en plein cintre dans les deux cas et la porte d'accès à la dépendance est jumelée à la porte en plein cintre. Ces deux logis semblent contemporains, ils datent vraisemblablement de la fin du 16e ou du début du 17e siècle. Il est donc très fréquent que le logis de la ferme ne soit composé que d'une pièce à feu surmontée d'un grenier ; les fermes des Vignes attestent de cette disposition.

Dans les fermes plus récentes, il existe parfois, un logis composé de deux pièces à feu juxtaposées, c'est le cas à la Touchette par exemple.

Datation :

Les bâtiments de ferme les plus anciens datent de la fin du 16e et du début du 17e siècle, il s'agit du Rocher ou du Bois Hamon par exemple qui porte la date de 1586. A cette époque, le logis est composé d'une pièce à feu unique desservie par une porte en plein cintre ; cette pièce à feu est accolée d'une dépendance à laquelle on accède par une porte jumelée à celle du logis.

Au Cruel, certaines parties peuvent avoir été construites au 18e siècle, les ouvertures de taille réduite ainsi que le décor des corbelets composant la corniche en témoignent.

Enfin, la Touchette est un exemple de ferme construite en limite nord du bourg à la charnière des 19e et 20e siècles. Sa façade à trois travées et l'usage de la brique notamment sont particulièrement représentatifs de l'architecture de cette époque.

Les maisons :

Il existe 69 fiches individuelles concernant des maisons antérieures au milieu du 20e siècle à Saint-Germain-sur-Ille.

Il existait deux maisons de maître à l'entrée de l'avenue d'Embas menant au château du Verger au Coq : la Maison Rouge à l'ouest et le Chesne Rondel à l'est.

Implantation :

Une large majorité des maisons de la commune est localisée dans le village. En effet, sur le 68 maisons recensées, 55 sont dans le village. Le village de Saint-Germain-sur-Ille est en effet relativement développé par rapport la partie rurale de la commune qui est très peu étendue. Quelques maisons se situent dans des écarts, au Moulin Neuf ou au Bois Lambin par exemple. Enfin, cinq des maisons recensées sont isolées, les maisons situées près de la gare illustrent ce type d'implantation.

Matériaux :

Les maisons de la commune de Saint-Germain-sur-Ille sont construites en moellon de grès. Le sous-sol de la commune étant très riche en pierre, ce matériau était extrait localement des carrières communales. Certaines maisons, situées en campagne, sont élevées en bauge, c'est le cas à la Noë par exemple ou au Chemin Renault, où une maison est construite en terre enduite sur un haut solin de pierre. Par ailleurs, certaines dépendances de maison sont construites en pans de bois ; la maison du numéro 20 de la Rabine aux Fouteaux est en effet accolée de deux dépendances en pans de bois.

Typologie :

Le type de maison est souvent fonction de l'époque de construction. Ainsi, les maisons les plus anciennes sont souvent les plus simples, c'est-à-dire qu'elles ne sont composées que d'une pièce à feu, c'est le cas de la maison du Clos de la Lande au nord-est du village qui remonte vraisemblablement au début du 17e siècle. A partir de la seconde moitié du 19e siècle, le type de la maison à travées devient très fréquent, il en existe par exemple au numéro 8 de la Rabine aux Fouteaux (daté 1879), au numéro 9 place de la Mairie ou encore au 2 cours du Vieux Marché. De nombreuses maisons du milieu du 19e siècle sont ainsi des maisons de type ternaire, c'est-à-dire que la façade est percée de trois travées ; la porte donne accès à l'escalier qui dessert l'étage et de part et d'autre de cet escalier se trouve une pièce éclairée par une fenêtre en façade. Des maisons de ce type existent au 10 avenue du Tertre, au 2-4 de la Rabine aux Fouteaux ou encore au 2 chemin du Bois Lambin.

Datation :

Même si l'immense majorité des maisons de la commune date du 19e siècle, il existe quelques constructions beaucoup plus anciennes, notamment la maison du Bois Lambin, datée 1618 ou encore, dans le village, la maison du 4 chemin du Bois Lambin et celle du Clos de la Lande qui possèdent également certaines parties du 17e siècle.

En 1828, lorsque le premier cadastre de la commune a été réalisé, le bourg était loin de compter autant de constructions qu'actuellement. En effet, à cette époque, il n'était composé que d'une vingtaine de constructions, c'est seulement à partir des années 1830-1840 que de nombreuses maisons du bourg sont sorties de terre.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme, presbytère
Adresse Commune : Saint-Germain-sur-Ille
Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 89
étudiées 0

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Édifices publics. Monuments et établissements publics. Presbytère : dossier de restauration et diverses réparations (An IX-1932) : 2 O 276/22.

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Écomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Éditions du patrimoine, 2000.

  • PIQUET, Lucien. SAINT-GERMAIN SUR ILLE et L'HISTOIRE. Rennes : Imprimerie P. Juette, commune de Saint Germain sur Ille, 1989.