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Les maisons et les fermes sur la commune de Plerguer

Dossier IA35044508 réalisé en 2006

Fiche

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Depuis le 19e siècle, les principales ressources agricoles de la commune sont les pommes de terre et les cerises, les "badious" qui étaient exportées vers l'Angleterre au début du 20e siècle.

Les fermes :

Cette base de données est composée de 114 notices relatives à des fermes de la commune de Plerguer.

Composition :

L'habitat rural ancien de la commune de Plerguer était un habitat modeste. En effet, bien souvent les petites fermes étaient composées d'un logis à une seule pièce à feu surmontée d'un simple grenier, situé dans un alignement de plusieurs logis. Dans ces cas, il n'existait bien souvent qu'une petite étable, située soit sous le même toit que le logis (Launette), soit en face, dans un bâtiment indépendant ( le Chenot). L'étable est, sans conteste, la dépendance la plus fréquente dans les fermes de la commune car elle a été identifiée dans plus de la moitié des cas recensés.

Les celliers étaient également très fréquents dans les fermes de la commune ; ils prennent plusieurs formes distinctes. Ils peuvent se trouver dans un appentis postérieur au logis, c'est le cas à la Moignerie ou au Mesnil des Aulnays par exemple. Ils peuvent également, dans les plus grandes fermes, se situer dans des bâtiments indépendants, comme au Grand Clos ou à la Ville Hamerie.

Dans la commune, il subsiste encore quelques fours et fournils, parfois, ils dépendent d'une ferme en particulier (la Moignerie, le Boussou), toutefois, dans d'autres cas, ils sont communs à toutes les constructions de l'écart (Rohéard, Launette).

Enfin, il existait également de nombreuses porcheries dans les fermes communales, il en subsiste à Launette, à Rohéard.... Il est intéressant de noter qu'assez peu de fermes possédaient une grange.

Implantation :

Du fait de la taille réduite des fermes de la commune, celles-ci sont souvent situées dans des alignements. Ces alignements de plusieurs fermes peuvent être très importants et regrouper jusqu'à 7 ou 8 fermes distinctes. Le plus souvent, le logis à une pièce est accolé d'une petite étable et, d'autres dépendances de taille réduite, du type des porcheries, se trouvent face à chaque ferme de l'alignement.

Ce type d'habitat implique donc l'existence de nombreux écarts dans la commune.

Le fermes isolées sont assez peu nombreuses car il existe peu de grandes fermes. Toutefois, un secteur particulier de la commune regroupe quelques grandes fermes isolées ; il s'agit de la partie nord-est du village où se trouvent des fermes comme celles de la Motte ou du Domaine...

Matériaux :

Les matériaux les plus fréquents dans la construction dans cette commune sont, sans conteste, le granite et le schiste dans une moindre mesure. Le sous-sol de la commune étant essentiellement granitique, il est normal de retrouver ce matériau dans la construction. Toutefois, sur certains bâtiments, la maçonnerie est mixte, elle est composée de moellon de granite associé à du moellon de schiste. Par ailleurs, en fonction de l'époque de construction du bâtiment, les matériaux peuvent être différents. En effet, l'exploitation des carrières de granite de Lanhélin a eu une influence sur le type de matériau utilisé dans la construction à Plerguer. Ainsi, la plupart des bâtiments construits dans la commune au début du 20e siècle, le sont en granite bleu de Lanhélin.

Les toits de chaume semblent avoir été relativement nombreux dans la commune, ce type de couverture était en effet fréquent dans les zones marécageuses qui fournissaient le matériau nécessaire à ce type de couverture. La présence d'un marais dans la partie nord de la commune n'est donc vraisemblablement pas étrangère à la fréquence des toits de chaume. D'ailleurs, dans la partie nord de la commune, à proximité de la zone de marais, il existe encore des bâtiments couverts en chaume comme au Mesnil des Aulnays par exemple. Le chaume est donc fait de roseaux ; l'épaisseur de ces couvertures est d'environ 25 à 30 centimètres et la durée de vie d'un tel toit est d'une cinquantaine d'années environ.

De nombreux toits de chaume ont été remplacés par de l'ardoise, la plupart du temps, à la fin du 19e siècle. A cette occasion, la majorité des bâtiments a été surélevée afin de réduire la pente de toit d'origine.

Typologie :

Les fermes de la commune sont généralement des fermes assez modestes. En effet, elles sont souvent composées d'un logis à pièce à feu unique, accompagné d'une petite étable sous le même toit. Du fait de la taille réduite des fermes et de leurs bâtiments, les regroupements sont fréquents, c'est-à-dire que ces fermes se trouvent souvent en alignement avec d'autres du même type.

Les fermes importantes de la commune, composées de nombreux bâtiments, correspondent généralement à des sites d'anciens manoirs, c'est le cas de Sévin, de la Motte ou encore de la Ville Gorioux.

Datation :

Il subsiste assez peu de bâtiments très anciens en l'état sur le territoire de cette commune. Ainsi, la plus ancienne ferme datée se trouve à la Ville Jean ; elle porte la date de 1568 sur le linteau de la porte, pourtant, outre cette date portée, quelques baies d'origine anciennes et une forte pente de toit (qui a été depuis redressée), il ne reste que peu de choses de l'état d'origine car, le bâtiment a été fortement remodelé au début du 20e siècle.

Les attributs des bâtiments du 17e siècle sont le plus souvent, outre une pente de toit importante, des baies à encadrements chanfreinés et une forte section des poutres. Il existe des bâtiments de cette époque au Pont Allain.

Plusieurs fermes remontent au 18e siècle dans la commune, il existe des exemples datés à l'Epine par exemple (1766, 1785) ou encore à Painfour (1720).

Il existe également quelques fermes de la première moitié du 19e siècle, comme par exemple celle du Domaine (1838). A cette époque, les percements de la façade du logis deviennent plus importants et réguliers. Cette régularité des baies se généralise à la fin du 19e siècle, époque durant laquelle les logis construits présentent souvent des façades rythmées par des travées, c'est le cas de la ferme de Haut Eclair par exemple.

Nombreuses sont les constructions datant de la charnière des 19e et 20e siècles dans la commune de Plerguer. En effet, les constructions de cette époque sont très nombreuses dans le village mais, elles sont également réparties sur tout le territoire de la commune (le Pas Pecé, le Perray, Launette, Rohéard, la Touche, le Pont Allain).

Les maisons :

Cette base de données est composée de 169 notices relatives à des maisons de la commune de Plerguer.

Implantation :

La moitié des maisons qui se trouvent dans la commune de Plerguer sont dans le village, ainsi, cette agglomération est relativement importante. Par ailleurs, l'autre moitié des maisons recensées est localisée dans les écarts de la commune. Les exemples de maisons isolées sont très rares ; comme pour les fermes, les maisons de Plerguer étant des constructions relativement modestes en campagne, celles-ci sont regroupées.

Matériaux :

A l'instar des autres constructions présentes dans la commune de Plerguer, les maisons sont majoritairement élevées en moellon de granite ; quelques maisons présentent des maçonneries de moellon de schiste. Les maisons qui possèdent des maçonneries de schiste se trouvent plutôt dans la partie sud-est de la commune (le Pont Allain, la Soulière, le Vallet, Saint-Pétreuc), il s'agit vraisemblablement d'un matériau issu du sous-sol de cette partie du territoire.

Enfin, certaines maisons de la commune sont construites en bauge, leurs murs sont donc composés de levées de terres successives, de 50 à 80 centimètres de hauteur. Toutefois, dans la majorité des cas rencontrés, seule une partie des murs est réalisée en bauge, soit la partie supérieure des murs comme par exemple au Boussou ou à l'Epine ou bien la façade postérieure comme au numéro 35 de la rue du Champ Jouan.

Typologie :

Il existe plusieurs types de maisons dans la commune, ces types sont souvent fonction de l'implantation des constructions, ainsi, les maisons situées dans les écarts sont assez souvent des constructions modestes composées d'une pièce à feu uniquement. Par ailleurs, les maisons à travées sont quant à elles plutôt présentes dans le village. Elles correspondent en effet à un modèle plus grand que la maison élémentaire et elles datent bien souvent de la fin du 19e ou bien du début du 20e siècle. Enfin, il existe aussi quelques maisons composées de deux pièces à feu au rez-de-chaussée, surmontées d'un grenier. C'est le cas au Pas Pecé, à la Barre, au Perray.

Datation :

Les maisons les plus anciennes de la commune remontent au 17e siècle ; ces constructions sont caractérisées par une forte pente de toit, par la présence d'un coyau, par des baies de taille réduite avec des encadrements chanfreinés, une forte poutraison... Il existe des maisons de cette époque à la Barre, à Saint Pétreuc ou au Pont Allain par exemple, où le linteau de la fenêtre est daté 1637.

Certaines maisons de la commune remontent au 18e siècle, par exemple à la Touche où il existe un alignement de maisons de cette époque dont l'une est datée de 1786. A la Soulière, il existait une maison datée de 1777 dans un alignement, malheureusement, elle a aujourd'hui disparu, toutefois, nous avons la chance de posséder une photographie de 1969 de cette maison, prise avant qu'elle ne soit détruite.

L'époque de construction la plus représentée dans la commune de Plerguer est sans aucun doute la charnière du 19e et du 20e siècle. En effet, dans le village, de nombreuses maisons ont été construites ou reconstruites à cette époque, vraisemblablement sous l'impulsion de la reconstruction de l'église dans les années 1860. En effet, de nombreuses maisons de la rue du Général de Gaulle notamment datent de cette époque.

Le presbytère :

Au 17e siècle, le presbytère était déjà situé à l'emplacement de l'actuelle construction. La cour était entourée d'étables, d'écuries, de porcheries et d'un colombier... Dans les années 1760, le presbytère était très délabré ; quelques travaux furent entrepris au début du 19e siècle. Vers 1837, l'ancien presbytère est détruit pour la construction du bâtiment actuel. Grâce à des documents d'archives, nous savons que le presbytère de la commune a été reconstruit en août 1837, le montant des travaux s'élevait à 6.825,59 francs.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Plerguer
Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 288
étudiées 0

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Édifices publics. Monuments et établissements publics. Presbytère. Reconstruction : correspondances, réparations (1836-1873) : 2 O 225/21.

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 113-121 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

    p. 290
  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.

  • TREVINAL, Maurice. Histoire générale de Plerguer. Tome 1 : Histoire du site de Beaufort. Plerguer : Editions Maurice Trévinal, 1982.

    p. 113-121
  • TREVINAL, Maurice. Histoire générale de Plerguer. Tome 2 : Les Plerguerrois. Plerguer : Editions Maurice Trévinal, 1982.

    p. 113-121
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    p. 406-409