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Les maisons et les fermes sur la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet

Dossier IA35045681 réalisé en 2006

Fiche

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Les fermes

Cette base de données est composée de 97 notices relatives à des fermes de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet.

Implantation :

Les fermes sont réparties sur tout le territoire. Elles se trouvent dans les écarts tels la Marelle, la Galonnais, Saint-Georges, ou dans le bourg. Les fermes isolées ont tendance à être importantes et à posséder de nombreux bâtiments de dépendances comme à l'Ecure, Boulienne, la Métairie de la Mâre ou Launay Riault. Les fermes situées dans le village sont au nombre de cinq. Elles se trouvent plutôt vers les sorties du bourg.

Matériaux :

Les matériaux de gros oeuvre les plus utilisés dans la construction des fermes de la commune sont incontestablement le granite et le schiste. Ces matériaux sont présents dans le sous-sol de la commune, ce qui explique leur utilisation dans la construction. Les cas les plus fréquents sont ceux ou le moellon de schiste est associé au granite. En général, les bâtiments les plus anciens sont édifiés en moellon de schiste et granite avec une nette prédominance du schiste. L'encadrement des baies est très souvent en pierre de taille de granite. C'est notamment le cas des bâtiments de la Miancerie. Les bâtiments, bâtis à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, le sont majoritairement en moellon de granite. L'encadrement des baies est en pierre de taille de granite ou en brique comme par exemple au Val ou à la Pucelle. On trouve seulement deux endroits où la terre est utilisée mais avec parcimonie et sur des dépendances. La technique utilisée est celle de la bauge. C'est une technique de construction en terre "crue" qui ne requiert aucun coffrage. Le mélange humide de terre et de végétaux est simplement posé sur une assise en pierre, la verticalité du mur et les jonctions d'angle assurant la stabilité de l'ensemble. Au Haut-Chemin, le haut du pignon d'une dépendance est en terre et à la Porconnière, la surélévation du logis déclassé en dépendance est en terre ainsi que le cellier où la terre est associée au moellon de schiste.

Concernant les matériaux de couverture, le chaume a été utilisé autrefois. En 1969, lors de la précédente enquête de pré-inventaire du patrimoine, huit fermes étaient couvertes en chaume ou avaient des bâtiments couverts en chaume. Aujourd'hui, seule une ferme située à la Ville Malherbe est encore couverte en chaume. Le chaume venait de la vaste plaine marécageuse située au sud-est de la commune et qui s'étend sur les communes voisines. Il a été supplanté par l'ardoise, notamment, à cause de sa rareté et de son coût élevé.

Typologie :

Il existe plusieurs types de ferme sur le territoire de la commune, cependant, le type le plus fréquent correspond à celui où la ferme est composée d'un logis indépendant des dépendances. Ce logis est majoritairement composé de deux pièces à feu juxtaposées surmontées d'un ou deux étages de grenier comme à la Ville Auffray, aux Gâtines ou à la Pucelle. Il peut également se composer d'une seule pièce à feu surmontée uniquement d'un étage de grenier. C'est le cas des logis situés au Haut-Chemin et aux Gâtines notamment. Seuls quelques logis possèdent deux foyers superposés, tels à Saint-Georges ou aux Gâtines. En général, les dépendances de ces fermes sont assez importantes par leur nombre et/ou par leur taille.

Un autre type de ferme est aussi nettement représenté. C'est celui où la ferme est composée d'une seule pièce à feu et d'une petite dépendance, souvent une étable, sous le même toit. Ce type de ferme se trouve dans l'écart des Gâtines et à Bel Air entre autres. Les façades de ces bâtiments possèdent toujours le même type d'ouverture au rez-de-chaussée : une fenêtre et une porte pour la pièce à feu et une porte pour la dépendance.

Datation :

Les fermes les plus anciennes répertoriées sur le territoire de la commune remontent à la fin du 16e ou au début du 17e siècle. Ces fermes, ainsi que celles construites au 17e siècle, possèdent des portes en plein cintre chanfreinées et parfois jumelées ou des portes rectangulaires, parfois chanfreinées et/ou jumelées ainsi que quelques portes et portes-hautes à linteau à coussinets comme à la Ville Malherbe ou à la Croix Margaro. Sept d'entre elles sont datées comme à la Miancerie (1656), au Haut chemin (1618) ou aux Basses Gâtines (1656) .

Les fermes construites à la limite des 17e et 18e siècles possèdent encore une porte plein cintre. C'est le cas de certaines fermes des Gâtines par exemple. Au 18e siècle, les portes sont plutôt basses et larges, à linteau droit et parfois jumelées. Ce type de portes est visible, notamment, à l'Auge, à la Herviais et à la Haute Rue. Il existe trois fermes portant une date du 18e siècle. Ces dates sont soit la date de construction comme à la Haute Rue (1755), soit la date d'un agrandissement ou d'un remaniement comme à Launay Riault (1785).

Au 19e siècle, aucune construction ne porte de date. Une dizaine de logis a été reconstruit à la fin du 19e ou au début du 20e siècle. Ces logis possèdent souvent des élévations ordonnancées, deux pièces à feu au rez-de-chaussée et les encadrements des baies sont en pierre de taille de granite. C'est le cas des logis situés au bourg ou aux Gâtines par exemple.

Les bâtiments construits au début du 20e siècle sont facilement identifiables car leur maçonnerie est généralement en moellon de granite, l'encadrement des baies est en brique et les linteaux sont légèrement cintrés tels les deux logis de ferme de la Pucelle.

Les maisons

Cette base de données est composée de 110 notices relatives à des maisons de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet.

Implantation :

Les maisons recensées dans cette base de données sont principalement implantées dans des ensembles agglomérés. En effet, elles se trouvent soit dans le village soit dans les nombreux écarts de la commune tels que les Gâtines, Saint-Georges ou encore la Mâre. Dans ces écarts ainsi qu' à la Rangée Monnet et à Rougent, les maisons forment des alignements.

Matériaux :

Comme les fermes, les maisons de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet sont élevées en moellon de schiste et de granite. En général, les bâtiments les plus anciens sont édifiés en moellon de schiste et granite avec une nette prédominance du schiste comme dans le bourg au 1 rue Jean Monnet ou à la Marelle. Les bâtiments, construits à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, le sont majoritairement en moellon de granite. C'est le cas, notamment, de la maison située dans le bourg au 3 rue du Bignon et à Bellevent. Seul un alignement de deux maisons, situé à Drouette, est construit en terre selon la technique de la bauge avec un solin en moellon de schiste et granite. La terre est également utilisée dans la construction du cellier d'une maison de la Petite Boullais. Elle surmonte le solin en moellon de schiste et de granite.

Concernant les matériaux de couverture, le chaume a été utilisé autrefois. Aujourd'hui, seul un alignement de deux maisons situé à la Mâre et une maison des Basses Gâtines sont encore couvertes en chaume.

Typologie :

Il existe deux types principaux de maisons sur le territoire de la commune. Il s'agit de la maison élémentaire et de la maison à deux foyers juxtaposés. La maison élémentaire est composée d'une pièce à feu au rez-de-chaussée surmontée d'un grenier. Dans certains cas, un cellier s'appuie en appentis latéral ou postérieur sur le logis. Des exemples de ce type de maison sont visibles aux Gâtines, dans le bourg ou encore à Saint-Georges. La maison à deux foyers juxtaposés comprend deux pièces à feu au rez-de-chaussée surmontées d'un ou deux étages de grenier. Certaines sont rythmées par trois travées ou sont ordonnancées. On en trouve de nombreuses dans le bourg et dans les écarts comme les Gâtines, Saint-Georges ou encore à la Vigne.

Datation :

Les maisons les plus anciennes recensées sur le territoire de la commune remontent au 17e siècle. Il en existe une légèrement plus ancienne située dans le bourg, 4 allée de Nandrin, et datée 1595. Les maisons du 17e siècle possèdent certaines caractéristiques propres à cette époque : très forte pente de toit, présence d'un coyau, porte en plein cintre chanfreiné ou porte à linteau droit, baies chanfreinées... Ces maisons sont nettement représentées. On les trouve, notamment, à Rougent, aux Gâtines, à la Rangée Monnet. Quelques maisons possèdent une cheminée avec des visages sculptés, caractéristiques de la fin du 16e siècle et de la 1ère moitié du 17e siècle, telle la maison située au 3 passage de la Rangée Monnet. Six maisons portent une date. Une maison du Bignon, se trouvant au 7 rue du Bignon et datant de la fin du 17e ou du début du 18e siècle, comprend une tour d'escalier.

Au 18e siècle, les pentes de toit sont toujours accentuées et les baies de taille réduite. C'est le cas, entre autres, des maisons situées à la Mâre et à la Ville Malherbe. Deux maisons sont datées : 1727 pour celle qui se trouve dans le village, au 4 place des Anciens Combattants et 1701 pour l'autre située aux Gâtines.

Le 19e siècle est le siècle durant lequel le nombre de constructions de maisons a été le plus important dans la commune. Ces maisons datent essentiellement de la 1ère moitié du 19e siècle et sont principalement situées dans le bourg et dans les écarts des Gâtines et de Saint-Georges. Peu de maisons sont construites dans la 2e moitié du 19e siècle. La construction reprend de manière assez abondante à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Ces maisons se caractérisent, notamment, par une ou deux pièces à feu au rez-de-chaussée, des encadrements des baies en pierre de taille de granite, une façade ordonnancée, une élévation percée de travées. C'est le cas de certaines maisons situées au bourg et à Saint-Georges par exemple.

Les constructions du début du 20e siècle se caractérisent également par une ou deux pièces à feu au rez-de-chaussée, une façade ordonnancée et percée de travées, des encadrements de baies en brique, des linteaux légèrement cintrés. Ces maisons se trouvent dans le bourg, aux Gâtines et disséminées dans les écarts.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Saint-Père-Marc-en-Poulet
Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 207
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 67-76 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CHALMEL, Théodore. Saint-Père-Marc-en-Poulet. Rennes : SIMON, 1931, rééd. Rennes : Recto Verso, 1983.

    p. 628-631
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Collection : Le patrimoine des communes de France. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes.

    p. 412-417
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.