Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les maisons et les fermes sur la commune de Saint-Médard-sur-Ille

Dossier IA35037260 réalisé en 2005

Fiche

Voir

Ce dossier réunit l'ensemble des maisons ou des fermes documentées et illustrées individuellement. Ces édifices sont appréhendés dans une unité fonctionnelle ; le logis de la ferme, par exemple, n'est pas séparable de ses parties constituantes, ainsi, les puits, les fours ou d'autres parties agricoles ne sont pas traités à part.

212 maisons ou fermes ont fait l'objet d'un traitement individuel. Construites du début du 16e siècle au milieu du 20e siècle, elles représentent presque la totalité des 244 immeubles recensés par l'Insee en 1946. Les demeures restantes, les maisons et fermes simplement cartographiées, sont traitées collectivement.

Les fermes sont en général dispersées dans la campagne. On trouve des villages importants, la Haute Touche, Montgermont et la Bruyère, où les fermes ne sont séparées que par quelques mètres.

Sur le plan de la typologie architecturale et des critères fonctionnels, les oeuvres se classent, pour l'essentiel, en deux grandes familles : les logis de ferme qui réunissent habitation et fonctions agricoles dans un seul corps de bâtiment où la pièce à vivre communique avec l'étable et l'écurie ; ou encore dans un bloc massé rencontré dans l'habitat renouvelé en limite du 19e siècle et du 20e siècle. On trouve souvent derrière le corps de bâtiment principal des fermes, en appentis, un cellier et parfois une laiterie.

Les maisons d'habitations de campagne n'ont pratiquement pas d'étage habité, à l'exception des belles maisons de la Haute Touche, de Montgermont, de la Couvrie.

Les logements à seule fonction d'habitation forment un ensemble rassemblé pour l'essentiel dans le village. Toutefois là aussi, compte tenu de l'ancienne prédominance des activités commerciales, les maisons du bourg pourraient être considérées comme à fonctions combinées car disposant d'une ancienne boutique ou atelier dans le volume du logement.

Les matériaux et leur mise en oeuvre :

Le matériau de construction le plus rencontré sur les bâtiments de la commune de Saint-Médard est la pierre extraite localement, il s'agit d'un grès utilisé en moellon. On rencontre également sur la commune des constructions en terre utilisée selon la technique de la bauge. Selon une pratique constante, les bâtiments, qu´il s´agisse du logis ou des communs, reposent toujours sur un muret de pierre formant généralement une assise horizontale régulière au-dessus de laquelle est édifié le mur de terre. La construction en bauge se rencontre majoritairement au centre du bassin de Rennes. De nombreuses maisons de la commune n'ont que l'arrière du bâtiment réalisé en bauge comme l'ancien relais de bateliers près de la Halte ou à la Champironnerie. D'autres sont construits aux deux tiers en pierre et le tiers supérieur en bauge comme à Mouillé. Sur quelques maisons plus anciennes, il est possible de remarquer une surélévation en terre, celle-ci correspond à un changement de toiture lorsque les anciens toits très pentus à coyaux supportant des couvertures en chaume ont été changé en toit d'ardoise, il était impératif de modifier la pente de toit et donc de surélever les façades et les pignons. Les constructions en terre de la commune se limitent le plus souvent aux dépendances : fournil, soue à cochons, grange, cellier. Les pignons, murs dont la construction est plus difficile, sont parfois montés en torchis dans leur partie supérieure, comme à la Couvrie. La plupart des constructions en terre de la commune sont récentes, 19e siècle et début 20e siècle, comme en témoignent les carrées doubles ou les briques utilisées pour les ouvertures.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Saint-Médard-sur-Ille
Période(s) Principale : Temps modernes
Décompte des œuvres repérées 204
étudiées 0