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Les maisons et les fermes sur la commune de Saint-Aubin-d'Aubigné

Dossier IA35038742 réalisé en 2005

Fiche

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Méthode

Ce dossier réunit l'ensemble des maisons ou des fermes recensées. Tous ces édifices sont appréhendés dans une unité fonctionnelle ; le logis de la ferme, par exemple, n'est pas séparable de ses parties constituantes, ainsi, les puits, les fours ou d'autres parties agricoles ne sont pas traités distinctement mais au sein de leur unité d'exploitation, la ferme en l'occurrence.

Les oeuvres analysables en termes d'identifiants historiques et architecturaux sont décrites individuellement ; elles apparaissent en vert sur le plan annexé ou en rouge dans le Système d'Information Géographique. Construites de la fin du 16e siècle au milieu du 20e siècle, terminus post quem de notre enquête, elles représentent près de la moitié des 379 immeubles recensés par l'Insee en 1946.

Les oeuvres restantes n'ont pu faire, individuellement, l'objet d'une analyse historique ou morpho-fonctionnelle même sommaire, du fait des transformations qu'elles ont subies pour faire face aux diverses évolutions économiques, sociales ou culturelles : désaffectation, remaniement de façades, repercement des baies, réduction de volumes. Elles sont simplement traitées collectivement ; elles apparaissent en bleu sur le plan annexé ; la Piloinais est exemplaire de ce point de vue.

Synthèse

L'habitat dispersé s'élève sur des sites figurés sur le cadastre de 1828 à quelques exceptions notables ; la remarquable ferme de Maryland, notamment, construite ex nihilo sur un territoire de landes au milieu du 19e siècle. Cependant, pour quasiment l'ensemble du corpus, il porte la marque d'importants remaniements des 19e siècle et 20e siècle. Les maisons à seul usage d'habitation sont pour l'essentiel construites dans le bourg. En majorité elles sont édifiées à partir du milieu du 19e siècle jusqu'au début du 20e siècle. Peu d'édifices, à l'instar de l'ancienne Hôtellerie dite du Lion d'Or, conservent des structures architecturales très anciennes antérieures au 19e siècle.

Les fermes dont les logis sont souvent remaniées dans la deuxième moitié du 19e siècle jusqu'au début du 20e siècle sont partiellement reconstruites ou agrandies ; des celliers sont accolés aux ancien logis en appentis postérieur, des étables, des granges ou des remises agricoles viennent compléter les bâtiments de l'exploitation. La ferme de Belle Epine est exemplaire ; ces modifications accompagnent les mutations qu'a connues l'agriculture : nouveaux marchés, modes de production et mécanisation sans cesse croissante.

Les logis de fermes, proprement dits, sont pour l'essentiel construits en rez-de-chaussée, réunissant sous le même toit la famille des paysans dans une salle unique, une étable et un cellier ; les parties agricoles en augmentation, la ferme peut connaître un développement sous forme de longère comme à Beauregard où la ferme est constituée de plusieurs logis partageant une cour ouverte.

Les matériaux de construction présentent une relative homogénéité ; la pierre d'extraction locale - notamment le grès extrait des carrières proches de Saint-Germain-sur-Ille - et la terre - mise en oeuvre suivant la technique dite de la bauge en levées successives empilées puis découpées mais non banchées - partagent les usages locaux suivant une caractéristique profonde : d'après les exemples conservés, la pierre est à la fois d'usage plus ancien que la terre - cf. l'ancienne métairie de Torial - mais aussi celui du renouveau de la construction, en agglomération indéniablement ou partiellement en campagne où certains logis de ferme présentent une façade en moellons dans une construction pour le reste bâtie en terre - la Piltière, la Chaise, la Gavouyère -.

Un phénomène mérite d'être souligné, celui de la dénaturation de nombre d'édifices anciens ayant appartenu à quelques notables ruraux dans l'Ancien Régime, en témoigne les demeures de la Touche Bouilly, de la Gaudinais ou de la Douettée, autrefois dotées de chambre confortable à l'étage, agrémentée de cheminées d'une certaine monumentalité, contrairement à l'ordinaire des paysans. A contrario, sur l'ancienne Lande de Saint-Aubin, quelques spécimens de maisons élémentaires à pièce unique témoignent d'usages plus précaires très loin du confort et des aménagements intérieurs remarquablement préservés à la Fleurionnais notamment.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Saint-Aubin-d'Aubigné
Période(s) Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérées 183
étudiées 0

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan géométrique parcellaire de la commune de Saint-Aubin-d'Aubigné, section A3 dite de Gatine, levée par Roger géomètre, [1828], échelle 1/2500e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5475).