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Les maisons et les fermes sur la commune de Melesse

Dossier IA35038236 réalisé en 2005

Fiche

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Ce dossier réunit l'ensemble des maisons ou des fermes documentées et illustrées individuellement. Ces édifices sont appréhendés dans une unité fonctionnelle ; le logis de la ferme, par exemple, n'est pas séparable de ses parties constituantes, ainsi, les puits, les fours ou d'autres parties agricoles ne sont pas traités à part.

268 maisons ou fermes ont fait l'objet d'un traitement individuel. Construites de la fin du 16e siècle au milieu du 20e siècle elles représentent un peu plus de la moitié des 512 immeubles recensés par l'Insee en 1946. Les demeures restantes, les maisons et fermes simplement cartographiées, sont traitées collectivement.

Les fermes sont en général dispersées dans la campagne. On trouve trois villages assez importants, le Mesnil, le Feuil et Millé, où les fermes ne sont séparées que par quelques centaines de mètres. D'autres sont groupées par deux, quelquefois trois.

Sur le plan de la typologie architecturale et des critères fonctionnels, les oeuvres se classent, pour l'essentiel, en deux grandes familles : les logis de fermes qui réunissent habitation et fonctions agricoles dans un seul corps de bâtiment où la pièce à vivre communique avec l'étable et l'écurie ; ou encore dans un bloc massé rencontré dans l'habitat renouvelé en limite du 19e siècle et du 20e siècle. On trouve souvent derrière le corps de bâtiment principal des fermes, en appentis, un cellier et parfois une laiterie.

Les maisons d'habitations n'ont pratiquement pas d'étage habité, à l'exception des belles maisons du Frenay et du Breil.

Les logements à seule fonction d'habitation forment un ensemble rassemblé pour l'essentiel dans le village. Toutefois là aussi, compte tenu de l'ancienne prédominance des activités commerciales, les maisons du bourg pourraient être considérées comme à fonctions combinées car disposant d'une ancienne boutique ou atelier dans le volume du logement.

Les matériaux et leur mise en oeuvre :

Le matériau de construction le plus rencontré sur les bâtiments de la commune de Melesse est la terre utilisée selon la technique de la bauge. Selon une pratique constante, les bâtiments, qu´il s´agisse du logis ou des communs, reposent toujours sur un muret de pierre formant généralement une assise horizontale régulière au-dessus de laquelle est édifié le mur de terre. La construction en bauge se rencontre majoritairement au centre du bassin de Rennes.

Le pan de bois, souvent enduit, était également très utilisé sur la commune de Melesse. Très ancienne cette technique aussi appelée torchis ou colombage, met en oeuvre une ossature de pans de bois dont les vides sont bouchés par un mélange de terre et de végétaux (paille, foin). Au 16e et au 17e siècles les pans de bois sont souvent laissés apparents et montrent une recherche décorative dans l'ossature. Aux 18e et 19e siècles, le mur est enduit de manière uniforme sans laisser la structure apparente de manière à protéger le bois des intempéries. Signe d'une influence urbaine importante, l'utilisation du pan de bois pour les maisons rurales s'observe dans un périmètres d'une vingtaine de kilomètres autour de Rennes. Au-delà de cette distance, le torchis est utilisé en majorité pour les cloisons intérieures et les têtes de pignons. De nombreux exemples sont encore conservés à Melesse, au Frenay, à la Boulais, aux Ruisseaux, au Feuil, à la Valière, au Coudray...

Les encadrements des ouvertures sont, sauf exception, en bois ; les toitures, en ardoises exclusivement, sont conçues de manière à protéger non seulement les parties hautes du bâtiment mais aussi les murs de terre : ceux-ci sont protégés du ruissellement de la pluie par le débordement de la toiture, assuré ou soutenu par les coyaux et les blochets dont le rôle utilitaire se double d´un décoratif.

Les bâtiments les plus récents, de la fin du 19e siècle ou bien du début du 20e siècle utilisent la pierre de Saint-Germain qui est un grès. Cette pierre était extraite localement dans les carrières situées au nord de la commune, ses carrières sont aujourd'hui fermées.

Les encadrements des ouvertures de ces bâtiments sont en brique et/ou en granite.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Melesse
Période(s)Principale : Temps modernes
Décompte des œuvres repérées 259
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Editions Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, Rennes, 2002.