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Les maisons et les fermes sur la commune de La Baussaine

Dossier IA35041906 réalisé en 2006

Fiche

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Ce dossier réunit l'ensemble des maisons ou des fermes documentées et illustrées individuellement. Ces édifices sont appréhendés dans une unité fonctionnelle ; le logis de la ferme, par exemple, n'est pas séparable de ses parties constituantes, ainsi, les puits, les fours ou d'autres parties agricoles ne sont pas traités à part.

137 maisons ou fermes ont fait l'objet d'un traitement individuel. Construites du début du 16e siècle au milieu du 20e siècle, elles représentent plus de la moitié des 188 immeubles recensés par l'Insee en 1946. Les demeures restantes, les maisons et fermes simplement cartographiées, sont traitées collectivement.

Les maisons et les fermes sont groupées en hameaux et le plus souvent alignées les unes aux autres, les souches de cheminées marquant sur les toits l'emplacement des murs de refend. Quelques-unes sont datées. Certaines de ces maisons datées portent les noms ou initiales de leurs bâtisseurs, quelques fois I. H. S.

Typologie :

Sur le plan de la typologie architecturale et des critères fonctionnels, les oeuvres se classent, pour l'essentiel, en deux grandes familles : les logis de ferme qui réunissent habitation et fonctions agricoles dans un seul corps de bâtiment où la pièce à vivre communique avec l'étable et l'écurie ; ou encore dans un bloc massé rencontré dans l'habitat renouvelé en limite du 19e siècle et du 20e siècle. On trouve souvent derrière le corps de bâtiment principal des fermes, en appentis, un cellier et parfois une laiterie.

Les maisons d'habitation de campagne n'ont pratiquement pas d'étage habité, à l'exception des belles maisons du Clos Eon, de la Boujardière, de la Rue Tiret, de la Gillaudais, du Caran, de Trélubin et du Pont, qui pour la plupart sont des maisons de tisserands, ou bien à la Ville Outre, au Chesnot et au Bourgneuf qui sont des maisons de type ternaire du 19e siècle.

Construits en pierre et en terre, les logis abritent souvent sous un même toit gens, bêtes et grains. Au rez-de-chaussée sont la pièce commune et l'étable, la souche de cheminée marquant sur le toit l'emplacement de la première. Par une taille plus grande, par une forme quelquefois différente, la porte et la fenêtre se distinguent toujours de celles des dépendances. La porte de la maison est à peu de distance du mur de refend qui la sépare de l'étable, à moins qu'elle ne soit jumelée avec la porte de cette dernière ; une grille précède souvent la fenêtre. Au-dessus du logis et de l'étable, un grand comble à surcroît, éclairé par des gerbières, abrite le grenier à foin.

Certains logis situés dans les hameaux étaient construits en alignement. Il s'agit souvent d'alignement de petites maisons élémentaires possédant une seule pièce de vie. Dans beaucoup de cas elle furent regroupées pour former une ou plusieurs exploitations agricoles.

Les logements à seule fonction d'habitation forment un ensemble rassemblé pour l'essentiel dans le village. Toutefois là aussi, compte tenu de l'ancienne prédominance des activités commerciales, les maisons du bourg pourraient être considérées comme à fonctions combinées car disposant d'une ancienne boutique ou atelier dans le volume du logement.

Les matériaux et leur mise en œuvre :

Dans la maçonnerie de pierre, le granite et le schiste, s'agglomèrent en un petit appareillage irrégulier. Matériau noble, le granite, taillé en gros blocs et travaillé en chanfreins et moulures, est réservé pour les encadrements de baies.

Beaucoup d'anciens logis ont des portes et des fenêtres sculptées, les plus remarquables étant celles qui possèdent dans leurs murs quelques éléments granitiques ou en calcaire du Quiou.

La terre est utilisée selon la technique de la bauge. Selon une pratique constante, les bâtiments, qu´il s´agisse du logis ou des communs, reposent toujours sur un muret de pierre formant généralement une assise horizontale régulière au-dessus de laquelle est édifié le mur de terre. La construction en bauge se rencontre majoritairement au centre du bassin de Rennes. Quelques maisons de la commune n'ont que l'arrière et les pignons du bâtiment réalisés en bauge. D'autres sont construites aux deux tiers en pierre et le tiers supérieur en bauge. Sur quelques maisons plus anciennes, il est possible de remarquer une surélévation en terre, celle-ci correspond à un changement de toiture lorsque les anciens toits très pentus à coyaux ont été redressé, il était impératif de modifier la pente de toit et donc de surélever les façades et les pignons. Quelquefois les constructions en terre se limitent aux dépendances : fournil, soue à cochons, grange, cellier. Cette technique de construction est présente sur la commune du 17e siècle au début du 20e siècle. Quelques fermes ou maisons remarquables utilisent cette technique dans le bourg, à Trélat, au Champ-Pied-Malade et à la Prise.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Baussaine (La)
Période(s)Principale : Temps modernes
Décompte des œuvres repérées 136
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Editions Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, Rennes, 2002.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Collection : Le patrimoine des communes de France. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes.