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Les maisons et les fermes sur la commune de Bruz

Dossier IA35048003 réalisé en 2008

Fiche

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Ce dossier réunit l'ensemble des maisons ou des fermes documentées et illustrées individuellement. Ces édifices sont appréhendés dans une unité fonctionnelle ; le logis de la ferme, par exemple, n'est pas séparable de ses parties constituantes, ainsi, les puits, les fours ou d'autres parties agricoles ne sont pas traités à part.

317 maisons ou fermes ont fait l'objet d'un traitement individuel. Construites du début du 16e siècle au milieu du 20e siècle, elles représentent la moitié des 647 immeubles recensés par l'Insee en 1946. Les demeures restantes, les maisons et fermes simplement cartographiées, sont traitées collectivement.

Les maisons et les fermes sont groupées en hameaux et quelquefois alignées les unes aux autres, les souches de cheminées marquant alors sur les toits l'emplacement des murs de refends. Quelques-unes sont datées.

Typologie des fermes :

Cette base de données est composée de 100 fermes. La plupart des fermes sont implantées dans des écarts, c'est-à-dire des regroupements de plusieurs constructions en campagne. Certains écarts de la commune sont d'ailleurs assez développés, comme par exemple le Rocher, la Gressaudière, Pont-Réan, le Marais, Mons, Chanteloup, le Manoir, Callouët, Launay, l'Orguenais. Les fermes qui se trouvent dans des écarts sont généralement de petites fermes ; la présence d'équipements tels un four ou un puits mitoyen leur permet ainsi de bénéficier de ces éléments communs à tous les habitants de l'écart.

Certaines fermes sont au contraire isolées ; dans ce cas il s'agit de grandes fermes qui possèdent de nombreuses dépendances, ce qui leur permet de s'auto-suffire. Les fermes de ce type dépendaient souvent d'un manoir comme à la Rouaudière, la Chaize, les Loges ou Cicé ou sont d'anciens manoirs devenus fermes comme à L'Etrillet, La Houssais ou La Claye.

Enfin, quelques fermes se trouvent dans le village. Originellement, elles étaient souvent situées en périphérie du village, le développement important du bourg les a intégré à l'agglomération.

Sur le plan de la typologie architecturale et des critères fonctionnels, les oeuvres se classent, pour l'essentiel, en deux grandes familles : les logis de ferme qui réunissent habitation et fonctions agricoles dans un seul corps de bâtiment où la pièce à vivre communique avec l'étable et l'écurie ; ou dans un bloc massé rencontré dans l'habitat renouvelé en limite du 19e siècle et du 20e siècle. On trouve souvent derrière le corps de bâtiment principal des fermes, en appentis, un cellier et parfois une laiterie.

Les logis de ferme n'ont pratiquement pas d'étage habité. Les pignons et le mur gouttereau nord sont le plus souvent aveugles, alors que la façade sud est plus largement ouverte.

Construite en pierre, la maison abrite souvent sous un même toit gens, bêtes et grains. Au rez-de-chaussée sont la pièce commune et l'étable, la souche de cheminée marquant sur le toit l'emplacement de la première. Par une taille plus grande, par une forme quelquefois différente, la porte et la fenêtre se distinguent toujours de celles des dépendances. La porte de la maison est à peu de distance du mur de refend qui la sépare de l'étable, à moins qu'elle ne soit jumelée avec la porte de cette dernière ; une grille précède souvent la fenêtre. Au-dessus du logis et de l'étable, un grand comble à surcroît, éclairé par des gerbières, abrite le grenier à foin.

Certains logis situés dans les hameaux étaient construits en alignement. Il s'agit souvent d'alignements de petites maisons élémentaires possédant une seule pièce de vie. Dans beaucoup de cas, elles furent regroupées pour former une ou plusieurs exploitations agricoles.

Les puits, ronds ou carrés, sont maçonnés, les superstructures sont en bois et le tout est recouvert d'un toit en ardoises. Il y a de nombreux fours, habituellement isolés des autres bâtiments ; leur ouverture donne parfois sur un appentis attenant à la maison d'habitation.

Typologie des maisons :

Cette base de données est composée de 217 maisons.

Les logements à seule fonction d'habitation forment un ensemble rassemblé pour l'essentiel dans le village. Toutefois là aussi, compte tenu de l'ancienne prédominance des activités commerciales, les maisons du bourg pourraient être considérées comme à fonctions combinées car disposant d'une ancienne boutique ou atelier dans le volume du logement.

Le type de maison le plus rencontré sur le territoire de la commune est sans conteste celui de la maison à travées. Ainsi, ce type de maison dont la façade est rythmée par plusieurs travées était très fréquent à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Il en existe encore dans le village, celles qui ont résistées aux bombardements de mai 1944 sont de ce type, ainsi qu'à Pont-Réan. Ces maisons possèdent généralement un étage carré ; elles sont le plus souvent composées de deux pièces à feu par niveau. Les encadrements de baies sont très fréquemment réalisés en brique.

Il existe un autre type de maison assez fréquent dans la commune, il s'agit de la maison composée de deux foyers. Le plus souvent, ces deux foyers sont juxtaposés, c'est-à-dire qu'ils se trouvent au rez-de-chaussée, créant ainsi deux pièces à feu. Ces foyers peuvent également toutefois être superposés créant ainsi une pièce à feu au rez-de-chaussée et une pièce à feu à l'étage. Ce cas de figure est plus rare que le premier.

Enfin, le type de maison le plus modeste correspond à la maison élémentaire composée d'une seule pièce à feu au rez-de-chaussée, surmontée d'un grenier dans le comble. Ce type est assez fréquent en campagne et correspond généralement à des maisons relativement anciennes qui datent du 17e siècle ou 18e siècle.

Les matériaux et leur mise en oeuvre :

Les murs sont constitués de schistes assemblés en petit appareil irrégulier ; les communs anciens sont souvent en terre (bauge ou torchis).

Trois matériaux sont utilisés pour les ouvertures : du schiste (pourpré, parfois gris), du calcaire et du bois, utilisé surtout pour les linteaux. Notons le cas particulier de l'Etrillet, où certains piédroits de portes font alterner du bois et des schistes gris. Les portes sont souvent surmontées d'un arc en plein cintre. Le pourtour des ouvertures est généralement chanfreiné, rarement mouluré, et les fenêtres portent parfois des grilles de fer forgé. Extraite localement, il s'agit en majorité de schiste utilisés en moellon.

La terre est utilisée selon la technique de la bauge. Selon une pratique constante, les bâtiments, qu´il s´agisse du logis ou des communs, reposent toujours sur un muret de pierre formant généralement une assise horizontale régulière au-dessus de laquelle est édifié le mur de terre. La construction en bauge se rencontre majoritairement au centre du bassin de Rennes. Quelques maisons de la commune n'ont que l'arrière et les pignons du bâtiment réalisés en bauge. D'autres sont construites aux deux tiers en pierre et le tiers supérieur en bauge. Sur quelques maisons plus anciennes, il est possible de remarquer une surélévation en terre, celle-ci correspond à un changement de toiture lorsque les anciens toits très pentus à coyaux supportant des couvertures en chaume ont été changés en toits d'ardoise, il était impératif de modifier la pente de toit et donc de surélever les façades et les pignons. Quelquefois les constructions en terre se limitent aux dépendances : fournil, soue à cochons, grange, cellier. Cette technique de construction est présente sur la commune du 17e siècle au début du 20e siècle.

A l'intérieur, les plafonds anciens sont portés par quelques grosses poutres et des solives ; ils étaient constitués de terre et recouverts de tomettes que l'on rencontrait encore dans de nombreux greniers. Les vieilles cheminées demeurent fréquentes. On trouve quelques vaisseliers à une, deux ou trois étagères constituées de plaques monolithiques de schiste pourpré.

Datation :

Les bâtiments les plus anciens inventoriés dans la commune ne sont pas antérieurs au 16e siècle. Les constructions des 16e et 17e siècles possèdent des caractéristiques architecturales propres qui permettent de les identifier : forte pente de toiture, présence d'un coyau, porte en plein cintre à encadrements en pierre calcaire parfois, poutraison de forte section, cheminée monumentale. Les bâtiments de cette époque sont présents aussi bien dans le village qu'en campagne.

En général, en Ille-et-Vilaine, le 18e siècle est assez peu représenté en ce qui concerne les constructions de fermes et de maisons. Cependant, à Bruz, il en existe tout de même quelques-unes de cette époque. Ces fermes présentent des caractères communs avec celles construites au cours du siècle précédent : forte pente de toiture, existence d'un coyau, forte section des poutres... Toutefois, les portes sont plus rarement des portes en plein cintre ; les linteaux sont plutôt droits ou cintrés.

A l'instar de la majorité des constructions du département, les fermes de la commune datent principalement du 19e siècle. Les fermes construites à cette époque possèdent généralement un logis plus important que dans les fermes plus anciennes. Ainsi, à cette époque, il est fréquent que le logis soit composé de deux pièces à feu et que le logis soit autonome par rapport aux dépendances.

L'habitat rural ancien date souvent du début du 17e siècle. Les maisons présentent un certain nombre de caractéristiques. La majorité des maisons ne possède pas d'étage, sauf pour les plus importantes.

On remarque peu d'inscriptions ; il s'agit surtout de dates qui concernent toutes la première moitié du 17e siècle.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Bruz
Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 310
étudiées 0