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Les immeubles en milieu urbain sur la commune de Saint-Cast-le-Guildo

Dossier IA22000779 réalisé en 1998

Fiche

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Le corpus recensé en 1998, dans le cadre de l'étude du patrimoine balnéaire de la Côte d'Emeraude, est formé de 13 immeubles situés dans la station et dans ses abords immédiats, correspondant aux sections AB, AC, AD, AE, AH, AI, AK, AL, AM, AN et AO du cadastre actuel.

On a désigné ici, sous le terme immeuble de rapport, l'ensemble des édifices comportant des parties communes donnant accès à des logements indépendants destinés à la location.

Historique

Le corpus recensé est formé de 13 immeubles de rapport construits dans la 1ère moitié du 20e siècle.

-4 immeubles ont été construit dans le 1er quart du 20e siècle, dans le village de l'Isle (2), dans le quartier des Mielles (2).

-9 immeubles ont été construit dans le 2e quart du 20e siècle, dans le village de l'Isle (3), dans le quartier des Mielles (5), au bourg (1).

Le seul architecte identifié est Joseph Brilhault qui signe l'immeuble construit au bourg par l'entrepreneur Arthur Lesaux.

Implantation

Les immeubles sont construits dans les zones agglomérées de la station, principalement aux Mielles (54%), où ils occupent des parcelles d'angle dans 57% des cas, dans le village de l'Isle (38.5%), où ils occupent une parcelle d'angle dans 40% des cas, alors qu'au bourg, le seul immeuble recensé est construit en parcelle d'angle. Ils comportent alors un pan coupé, sans doute imposé par les règlements édilitaires.

Le parcellaire est très différent suivant les quartiers, les parcelles sont irrégulières dans le village de l'Isle, les parcelles sont régulières dans le quartier des Mielles, où les immeubles sont construits principalement boulevard Duponchel, et au bourg.

Les matériaux

Matériaux de couverture

L´ardoise est le matériau de couverture le plus fréquent. Seul l'immeuble situé boulevard Duponchel est couvert d'un toit terrasse à balustrade de couronnement.

Matériau de gros oeuvre

Le schiste est le matériau principal (84%).

Un tiers des immeubles comporte un enduit en façade, enduit partiel au niveau des étages.

La typologie

Ces immeubles, construits à l'aplomb de la voie, comportent toujours des parties commerciales en rez-de-chaussée. Seul l'immeuble construit rue Fragan, en retrait d'une cour antérieure, fait exception.

Le nombre des étages est variable, 1 étage carré et étage de comble ou 2 étages carrés.

Ils forment ainsi deux groupes, l'un de type maison immeuble, à 1 étage carré et étage de comble, l'autre de type petit immeuble, à 2 étages carrés.

Dans le 1er quart du 20e siècle, les exemples recensés sont du type maison immeuble, alors que dans le 2e quart du 20e siècle, ils sont de type petit immeuble.

Les styles

Le style Art-Déco est dominant, autour de 1930 (7 rue de la Mer, 23 rue du Duc-d'Aiguillon, 19bis boulevard Duponchel), certains comportent un décor de faux pan de bois semblable à celui des maisons de villégiature (1 rue des Vallets), enfin le style régionaliste est tardif (42 rue Rioust-des-Villes-Audrain et 8 place Anatole-Lebraz). Ce corpus est naturellement exposé aux remaniements, en raison de la nécessité de rénover les parties commerciales qui doivent rester attractives (2 rue du Port-Jacquet). Parfois l'ensemble du corps de bâtiment sur rue est rhabillé en façade (1 rue des Vallets).

A Saint-Cast, comme dans les autres stations de la Côte d'Emeraude, les immeubles de rapport forment un corpus réduit qu'on peut attribuer à plusieurs facteurs. D'une part, l'importance des maisons proposées à la location et des établissements hôteliers particulièrement nombreux. D'autre part, la localisation de ces édifices qui sont toujours implantés dans les sites de centralité et d'échange, ici à l'Isle et aux Mielles, où ils contribuent à matérialiser un centre urbain. Le caractère résidentiel de certains quartiers de la station exclue la présence des immeubles, comme c'est le cas dans le cahier des charges du lotissement Marinier mais également dans le règlement édilitaire du plan d'aménagement de 1932 qui limite leur construction à certains axes. Enfin, la méconnaissance de ce type de logement jusque là peu étudié dans les stations de villégiature.

Leur typologie mixte les rapproche d'abord des maisons à boutique ou des auberges, comme c'est également le cas des premiers hôtels de voyageurs construits à Saint-Cast (Hôtel Bellevue, Hôtel des Bains ou encore Hôtel Beauséjour). Le gabarit peu élevé semble indiquer une offre limitée à la location de chambres meublées proches de la plage, dans un contexte de forte concurrence avec les hôtels. Autour de 1930, ils présentent également des caractères communs avec les hôtels de voyageurs, dont ils pouvaient fort bien constituer des annexes, à l'exemple de La Jabotière, rue de la Corniche-en-l'Isle.

Les exemples des Galeries Duponchel ou de la résidence Castine, rue du Duc-d'Aiguillon, montrent des parentés morphologiques évidentes.

Ce corpus reste à étudier pour mieux connaître ces édifices offrant aux touristes des possiblités d'hébergement complémentaire dans la station, comme le confirme l'importance des constructions autour de 1930, où la fréquentation est en hausse, mais également aux employés saisonniers qui, comme c'était le cas à Saint-Lunaire, travaillaient à la journée dans les villas de la station.

Aires d'études Communes littorales des Côtes-d'Armor
Dénominations immeuble
Adresse Commune : Saint-Cast-le-Guildo
Période(s) Principale : 1ère moitié 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 13
étudiées 13