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Les hôtels à Rennes

Dossier IA35022461 réalisé en 1998

Fiche

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Introduction

Les sources

Selon les définitions qu´en donnent le Dictionnaire de l´architecture, puis le Thésaurus de l´architecture (2000), l'hôtel, qu'on appelle aujourd'hui plus couramment "hôtel particulier", désigne, au Moyen Age, l'habitation urbaine du monarque ou des grands seigneurs, la résidence fonctionnelle d'un prélat, le siège d'une administration ou d'un établissement hospitalier. Au 17e siècle, le terme est encore réservé à l'aristocratie mais les dictionnaires attestent de son extension aux demeures de la grande bourgeoisie (voir annexe 1). Cette résidence, d'abord temporaire et parfois partagée, présente des parentés avec les sièges des domaines ruraux des commanditaires qui ne résident alors que ponctuellement dans la ville. Elle peut être une résidence principale, à partir du 19e siècle ; elle est cependant rarement la résidence unique de son propriétaire.

Les hôtels appartiennent au corpus de l'architecture savante et sont à ce titre bien connus et étudiés.

On utilisera ici les travaux de Jean-Pierre Babelon, pour le 17e siècle, les ouvrages de Michel Gallet, pour la fin du 18e siècle, et de François Loyer, pour le 19e siècle, enfin ceux de Monique Eleb, pour la distribution intérieure.

Cette demeure citadine, selon la définition qu'en donne J. -P. Babelon, présente la particularité d'avoir toujours, à l'origine, un corps de logis principal en retrait de la rue, une cour et parfois un jardin, en particulier à partir du 17e siècle, où le jardin est un attribut noble par excellence, et des communs (remise, écuries, cuisines, etc.). C´est, toujours selon Jean-Pierre Babelon, au 17e siècle qu´apparaissent des hôtels dont le corps de logis est construit à l'aplomb de la voie. Cette disposition, liée aux contraintes du parcellaire, semble également illustrer l´influence du modèle italien mis à la mode à Paris, par Androuet du Cerceau avec le palais du Luxembourg mais également à Rennes, avec le parlement dont la construction débute en 1618, sur les plans de Germain Gaultier puis de Salomon de Brosse.

L´hôtel est, dès l'origine, un lieu de représentation ou de réception publique, voire un lieu de travail pouvant abriter des bureaux, comme c'est le cas des hôtels des armateurs malouins au début du 18e siècle, ou des résidences des gouverneurs et plus tard des préfets. Cet usage entraîne une distinction nette des espaces publics et privés et des pièces de service, dont la position varie suivant les périodes. Les pièces de service en sous-sol sont introduites, au 16e siècle, par Palladio, qui s´oppose alors aux préconisations d´Alberti. Au 19e siècle, le débat oppose Viollet-le-Duc à César Daly. Les pièces de réception sont situées en rez-de-chaussée surélevé, ou à l'étage et les appartements privés, aux étages supérieurs. Les pièces de service sont regroupées en sous-sol ou en étage semi-enterré, voire dans l'aile des communs. L'accès depuis l'espace public s'effectue par une porte cochère ouvrant sur une cour antérieure ou latérale, ou par une porte bâtarde, précédée d´un escalier, ouvrant sur un vestibule, l'accès cocher étant reporté sur une rue secondaire. Les contraintes parcellaires imposent parfois la dissociation des communs (remises et écuries), voire du jardin, mais la présence et la position de la cour semblent être des critères discriminants.

Ce constat permet d´évoquer la nécessité d´une double approche à la fois urbanistique et morphologique des hôtels. Une même typologie du bâti peut s´adapter à des contraintes parcellaires différentes comme le montrent les ouvrages de Michel Gallet ou de François Loyer mais également l´article de Françoise Hamon.

Les exemples rennais des 17e, 18e et 19e siècles sont documentés par les articles de Raymond Cornon et de Françoise Hamon et par les ouvrages de Paul Banéat, de Claude Nières et de Jean-Yves Veillard mais également par les sources iconographiques des 17e et 18e siècles.

La vue cavalière de 1616 donne peu d´exemples identifiables. La représentation des demeures est homogène et normalisée. On distingue cependant l´hôtel de ville et, au nord, une vaste demeure adossée au rempart de la ville, ainsi que le premier hôtel Lanjamet de Miniac, rue Saint-Yves. De nombreuses demeures en coeur d´îlot sont cependant visibles, rue Saint-Georges et rue de Corbin. Enfin, deux demeures importantes sont visibles dans la ville basse. Le plan parcellaire de 1685 figure les lotissements des Lices et du Champ-Jacquet mais également l´hôtel Beissac et plusieurs hôtels autour du parlement. Enfin, l´hôtel de Marbeuf. Le plan terrier levé après l´incendie est plus précis mais partiel. Le plan de 1726 localise et nomme les principaux hôtels existant intra-muros.

Le recensement excluait le secteur sauvegardé ; cependant, le dépouillement de l'ouvrage de Paul Banéat permet d'établir une liste indicative des hôtels antérieurs au 19e siècle, qui comprend 119 édifices, principalement localisés au nord de la Vilaine (94 dans la ville haute et 20 hors les murs, et seulement 4 hôtels dans la ville basse). Ce dépouillement n'a pas été suivi, pour l´instant, d'une phase de recensement dans le secteur sauvegardé mais il permet d'établir une chronologie depuis le 15e siècle et de compléter les typologies proposées par J.-P. Babelon, avec le plan de la ville de 1726, sur lequel apparaissent les principaux hôtels épargnés par l´incendie.

L´article de Françoise Hamon met en évidence l´influence du modèle du parlement sur l´apparition de demeures types, par leur implantation, leur structure et leur élévation, dans la deuxième moitié du 17e siècle, parallèlement à l´apparition de quartiers résidentiels au nord-est de la ville, autour de l´abbaye Saint-Georges, et au nord-ouest, près de la cathédrale. Il sont pour la plupart dépourvus de jardins véritables, bien qu´il soit un signe important de l´architecture noble. L´auteur signale également l´absence de cour d´honneur, la cour étant alors un simple espace de service. Contrairement au système parisien et aux modèles de Le Muet, le corps de logis est aligné sur rue avec un accès direct par un escalier extérieur à degré.

Les élévations présentent un rythme centrifuge (pavillons latéraux formant saillie, à l´exemple de l´hôtel de Marbeuf et de la maison de la Houblonnière) ou centripète (travée centrale marquée par un escalier couronné à l´impériale donnant accès au logis, place des Lices). Quelques hôtels se distinguent cependant : l´hôtel du Bouëxic de Pinieuc (1621), où la hiérarchisation est plus diffuse, le palais abbatial (1670), qui combine les deux systèmes. Le décor, rare, est limité aux encadrements des baies. Enfin, on observe un désaxement des travées sur les pavillons.

L´ouvrage de Claude Nières décrit le déroulement de la reconstruction de la ville, entre 1720 et 1730, où plusieurs hôtels sont reconstruits (l´hôtel du Bois-de-la-Motte, rue Edith-Cawell, l´hôtel du Plessix-de-Grénédan, 4 rue de Montfort, l´hôtel des Nétumières, 3 place du Champ-Jacquet, enfin l´hôtel Gaspard-de-L´Orme, 1 rue Baudrairie). Il donne en annexe une liste détaillée, qui indique la présence et la situation de 15 hôtels sur les 945 édifices détruits par l´incendie. Sur ces 15 hôtels détruits, dont seuls 1 ou 2 sont en pierre, 5 sont situés au Champ-Jacquet, 2 rue aux Foulons, 2 rue de la Tannerie, 1 rue du Puy-Mesnil, 1 rue de la Vielle-Laiterie, 2 Grand-Bout de la Cohue, enfin 1 rue de la Monnaie. (p.38-39). Une annexe de l´ouvrage mentionne également 5 hôtels construits après 1600, aux abords de la porte Saint-Georges, les hôtels de Marbeuf, Chabalan, Le Sénéchal, de Quérambourg et de Francheville.

L´ouvrage de Jean-Yves Veillard documente la production des architectes rennais, suivant une chronologie en quatre périodes et permet de documenter les rares hôtels du 19e siècle construits dans le secteur sauvegardé. Pour la période 1820-1840, il met en évidence les hôtels de Louis Richelot, mais également le lotissement du Mail-Donges conçu par Béziers-La Fosse, qui constituent vraisemblablement des modèles en vogue jusqu´à la fin des années 1850. La période 1840-1860 est marquée par la canalisation de la Vilaine et la construction des quais qui constituent un pôle attractif comme le montrent l´hôtel Tetiot du Demaine, 7 quai Châteaubriand, l´hôtel Barré, l´hôtel de Farcy et l´hôtel de Palys (détruit), de Jacques Mellet, mais également les oeuvres de Tourneux et de Charles Langlois, d´Anger de la Loriais et de Pointeau. Enfin, l´hôtel construit sur les plans de l´architecte Jean-Baptiste Martenot, boulevard de la Liberté. La période 1870-1890 est marquée par les réalisations de Jean-Baptiste Martenot, de Laloy, de Jobbé-Duval et de Mellet mais également des architectes parisiens auteurs des hôtels Oberthür, auxquelles succèdent, durant les années 1890-1914, celles de Le Ray et de Guidet .

L´étude de l´I.F.A. apporte un éclairage sur un secteur de la ville autour du jardin du Thabor. François Loyer y analyse l´importance de l´implantation du bâti, dans les premiers hôtels du boulevard de Sévigné, où les architectes Ramet et Regnault reprennent les modèles proposés par Béziers-La Fosse. Il développe en particulier sur l´affaiblissement du caractère urbain, à la fin du 19e siècle, sous l´influence du modèle de la villa, avec des édifices de plan en moulin à vent ou en bouquet liés à une distribution compartimentée (nuit/jour, habitat/travail, réception/service), qui se caractérisent par des silhouettes accidentées.

Orientations méthodologiques

Le choix des orientations typologiques pose le problème des caractères discriminants qui évoluent dans le temps mais il est aussi lié aux conditions de l´enquête qui privilégie une approche urbanistique.

Le recensement a donc ici pour objectif de localiser les types d´implantation et de montrer le rôle de l'hôtel dans la construction de l'espace urbain, en particulier dans le processus d'extension urbaine au-delà des remparts, à partir du 17e siècle, mais également son adaptation aux contraintes du parcellaire, lors de la reconstruction de la ville après l'incendie de 1720 ou encore de la rénovation urbaine de la ville basse, dans la seconde moitié du 19e siècle.

Le cas particulier des hôtels immeubles sera ainsi privilégié, tout comme les groupements d'édifices, c'est-à-dire l'association de l'hôtel avec un immeuble ou des maisons de rapport, phénomène mis en évidence, dès le 17e siècle et la fin du 18e siècle, par Jean-Pierre Babelon et Michel Gallet. L´ouvrage de Banéat fait référence à une association hôtel et petit hôtel, illustrée par 10 exemples des 17e et 18e siècles, principalement localisés dans la Ville Neuve.

Le corpus recensé hors du secteur sauvegardé compte 194 hôtels. Les monographies, une cinquantaine, sont destinées à mettre en évidence les oeuvres exceptionnelles par leur typologie, les oeuvres significatives dans la production des architectes rennais, mais également représentatifs des typologies et de leur adaptation aux contraintes du parcellaire.

Ces monographies seront à compléter par celles des édifices situés dans le secteur sauvegardé.

LES TYPOLOGIES D´IMPLANTATION

Les typologies proposées par J. P. Babelon, pour le 17e siècle, permettent de dégager des caractères communs à des demeures qui se distinguent toutes par leur manière de s'adapter au parcellaire.

L'hôtel en coeur d'îlot est la disposition en usage au 16e siècle, où l'édifice, construit sur une parcelle enclavée, est relié à la rue par un long boyau. L'hôtel est alors une demeure enclavée dans un tissu urbain dense et protégé des activités commerciales et artisanales de la rue.

L'hôtel entre cour et jardin apparaît au 17e siècle. Un passage cocher donne accès à la cour bordée par les communs, au fond de laquelle se situe le corps de logis principal. La création d'une basse cour, autour de 1620-1630, offre la possibilité de déplacer les communs, une galerie est alors construite sur la cour d'honneur. Selon la forme de la parcelle, l'axialité peut être différente en façade sur cour et sur jardin. Sur la rue, la parcelle est fermée par un mur ou par des maisons de rapport.

L'hôtel sur rue se généralise à Paris au début du 17e siècle. Le corps de logis est construit à l´aplomb de la voie, il dispose d´un accès cocher ou piéton, comme le précise F. Hamon.

L´ouvrage de P. Banéat et le plan de 1726 mettent en évidence un quatrième type d´implantation, l'hôtel à cour en coeur de parcelle, disposition fréquente dans la ville close, où l'édifice, le plus souvent de plan en L ou en U, ne possède pas de jardin mais également quelques cas isolés d´hôtel à cour et jardin.

On privilégiera cette approche urbanistique des hôtels pour apporter un éclairage sur l´adaptation au site urbain durant le 19e siècle mais également parce que les caractères morphologiques du corps de logis ne sont pas toujours discriminants. C´est le cas, dès le 17e siècle, avec la diffusion des modèles assurée par les manuels, mais également dès le 15e siècle.

On voit cependant s'opérer, au 17e siècle, une normalisation du bâti, dont témoignent les exemples analysés par F. Hamon mais également la typologie mise en évidence par Michel Gallet, qui s´inscrit dans le contexte de l'hôtel en coeur d'îlot mais qui constitue également une variation sur le thème du pavillon de chasse ou de la villa palladienne, qu´on retrouve largement développée dans l´ouvrage d´Urbain Vitry. Cette référence à l'architecture de villégiature est un thème d´actualité au 19e siècle, en particulier entre 1880 et 1914, période durant laquelle les constructions, très nombreuses, sont contemporaines des maisons de villégiature rurale ou balnéaire, qui influencent manifestement les formes de l'hôtel urbain, lui même construit dans la périphérie.

TYPOLOGIE DU BATI

L'ouvrage de Michel Gallet met en évidence une typologie qui apparaît dans les années 1770, l´hôtel de type pavillon. Implanté en coeur de parcelle, l'édifice orné sur quatre faces est désormais complètement isolé des communs. De plan massé, il dérive des réalisations de Palladio avec un plan simplifié qui rappelle sa filiation avec les maisons de villégiature (pavillon Beaujon, Girardin, 1782). Ces demeures à étage carré et étage attique présentent des façades à 3 ou 5 travées.

L´ouvrage de F. Loyer présente deux typologies, le petit hôtel et l´hôtel immeuble.

Le petit hôtel, à 3 ou 5 travées, apparaît au début du 19e siècle ; au moment où le site de lotissement impose l´abandon des formules consommatrices d'espace. Dérivant du pavillon, il s´adapte à toutes les dispositions. Dans le cas de l´hôtel entre cour et jardin, les communs, réduits à des pavillons alignés sur la rue, ne sont plus reliés au corps de logis. Les pièces de service sont placées en sous-sol et ne disposent pas nécessairement d'un accès indépendant. Il s'inscrit dans une logique de rue, qui se traduit par la mitoyenneté et le dialogue visuel permis par l'utilisation d'une grille et d'un portail ajourés qui se substituent au mur et à la porte cochère pleine. Le corps de logis peut également être aligné sur rue, en mitoyenneté totale ou partielle, avec un accès direct depuis la rue.

L'hôtel immeuble s'inscrit dans la famille des logements partagés, voire des logis à fonctions combinées. Certains hôtels abritaient cependant plusieurs foyers, reprenant ainsi les usages de la résidence temporaire. C'est un édifice aligné sur rue, le plus souvent en bordure des grands boulevards ou des axes primaires, qui comporte au moins 2 étages carrés. Il peut abriter des parties commerciales en rez-de-chaussée, selon les secteurs d'implantation, et ne disposer ainsi d'aucun espace libre.

HISTORIQUE

Les édifices attestés par l'ouvrage de Paul Banéat forment un corpus de 119 hôtels construits entre le 15e et le 18e siècle. Les mentions les plus anciennes remontent au milieu du 15e siècle mais les périodes de construction les plus importantes sont le 17e siècle et le 18e siècle, qui représentent plus de la moitié du corpus.

Le plan de la ville, projeté en 1726, ne figure cependant que 12 hôtels dans la cité et 16 hôtels dans la ville haute, 2 hôtels dans la ville basse et 4 hôtels hors les murs, aux abords de la promenade de la Motte. Les hôtels des Lices et ceux reconstruits après l´incendie ne sont pas distingués des autres constructions existantes ou projetées sur le plan.

Le corpus recensé hors secteur sauvegardé compte, par ailleurs, 194 hôtels construits entre le début du 17e siècle et le début du 20e siècle. Le corpus est composé principalement d´édifices du 19e siècle, en raison des conditions de l´enquête. Les exemples antérieurs au 19e siècle devront être complétés par un recensement exhaustif du secteur sauvegardé. Les exemples du début du 20e siècle sont peu nombreux ; on observe la disparition du genre, après 1920. La maison du géomètre Crespel, rue d'Antrain, constitue à ce titre un exemple exceptionnel à Rennes.

Liste des dates portées : 1655 ; 1871 ; 1877 ; 1880 ; 1885 (2) ; 1886 (2) ; 1890 ; 1894 ; 1895 ; 1898 ; 1902 (2) ; 1903 ; 1905 ; 1906 ; 1912

Les exemples attestés au 15e siècle sont presque exclusivement localisés dans la cité. On signalera cependant deux hôtels construits dans la Ville Neuve et une demeure qualifiée d'hôtel, faubourg de Nantes, seul exemple extra-muros, au sud de la Vilaine.

A partir du 16e siècle, la tendance s´inverse. Les hôtels attestés au 16e siècle sont construits principalement dans la Ville Neuve, dans l'actuelle rue Le Bastard mais également rue de Corbin et actuelle rue Gambetta, aux abords de l´abbaye Saint-Georges. Sur les 5 hôtels mentionnés dans la cité, 3 sont liés aux communautés religieuses, les hospitalières de Saint-Yves, qui font l´acquisition de l´ancien hôtel de Saint-Pern de Ligouyer, en 1668 et en 1680, et les Calvairiennes qui s´établissent à Rennes en 1657 (Guillotin, p. 189), où elles résident dans l´hôtel d´Espinay, avant d´occuper l´hôtel de Cucé, comprenant ses logis, chapelle, bâtiments, cour, puits, etc, qui leur est donné en 1671. A l´inverse, les communautés religieuses commencent à céder des terrains, en particulier rue Saint-Georges où le couvent de Cordeliers vend des jardins. Enfin, un hôtel est mentionné hors les murs, à la fin du 16e siècle, l'ancien hôtel de Donges (détruit), situé dans le faubourg de Paris.

Les hôtels attestés au 17e siècle sont plus nombreux, là encore essentiellement localisés dans la Ville Neuve, rue de Corbin, rue Derval, rue Saint-Georges et rue des Francs-Bourgeois, mais également, dans la deuxième moitié du 17e siècle, hors les murs, aux Lices et contour de la Motte, ainsi que dans la Cité et, pour la première fois, dans la ville basse.

Pour cette période, 6 hôtels ont été recensés : l'hôtel de Cuillé et l´hôtel de Marbeuf, contour de la Motte, l´hôtel de Méjusseaume, construit face à l´abbaye Saint-Melaine, l'hôtel Grimaudet, dans la ville basse, et deux demeures périurbaines, la maison de la Houblonnière et une demeure, datée 1655, construite sur l´emplacement d´anciens jardins du couvent de Jacobins.

Les hôtels attestés au 18e siècle sont aussi nombreux qu´au siècle précédent bien que plusieurs soient reconstruits après l´incendie de 1720, dans la Ville Neuve ou dans la Cité, enfin quelques hôtels sont encore construits hors les murs, aux mêmes emplacements qu´au siècle précédent.

Pour cette période, 3 hôtels ont été recensés : les hôtels de Cicé et du Bois-Glaume, rue Saint-Louis et contour de la Motte, l'ancien hôtel de Ruberso.

A partir du 19e siècle, les hôtels sont construits dans les lotissements de la périphérie, à l'est et au sud-ouest dans d´anciens faubourgs, puis au nord-est, le long des nouveaux axes qui structurent les nouveaux quartiers résidentiels de la ville. Pour le 19e siècle jusqu'à la guerre de 14, on distinguera plusieurs périodes.

Les années 1820-1850

L'ancien hôtel Gerbier, détruit, constitue le premier exemple identifié pour le 19e siècle. Il est à ce titre le modèle repris dans les hôtels de la rue de Redon, aujourd´hui détruits. Pour les années 1820 et 1830, les hôtels construits sur les plans de l'architecte Louis Richelot restent des exemples uniques. Enfin, les hôtels du lotissement du Mail-Donges, dessinés par l'architecte Béziers-La Fosse, semblent constituer le modèle du petit hôtel entre cour et jardin, qui sera repris dans le lotissement du Champ-de-Mars, puis dans les hôtels en série de la rue d'Antrain, mais également de la formule en terrace. On observe cependant un gabarit plus faible.

Enfin, l'extension de l'ancien hôtel de Cuillé, réalisée en 1829, illustre la typologie de l'hôtel sur rue, qui offre des exemples d´hôtels intégrés à un contexte urbain spécifique au centre urbain par la présence de commerce en rez-de-chaussée (l´hôtel Tetiot du Demaine 7 quai Chateaubriand entre 1843 et 1849, l´hôtel 10 rue Victor-Hugo milieu 19e siècle, et 3 rue de Montfort). Durant cette période, les types pavillon et petit hôtel sont cependant dominants, localisés dans les faubourgs de la ville, comme le montre l´exemple du lotissement du jardin des Jacobins (actuelle impasse Coysevox).

Les années 1850-1870

Les hôtels construits sur les plans des architectes Jacques Mellet (hôtel de Farcy, 1852) et Aristide Tourneux (hôtel Delage, 1854) marquent le début des années 1850, offrant deux exemples adaptés à deux contextes urbains différents, l'un au coeur de la ville, l'autre dans un faubourg en pleine extension. Le modèle est repris, rue de Fougères, dans une réalisation attribuée à Anger de la Loriais, également de 1854. Jacques Mellet s'illustre également par les hôtels de la Plesse (1861) et de Palys (1864-66), quai Duguay-Trouin, ce dernier (détruit), de style néogothique, faisant pendant à l'hôtel de Farcy, de style néorenaissance. L'auteur du petit hôtel, situé 58 rue de Paris, reste à identifier.

Le lotissement du boulevard de Sévigné sera un lieu d'expérimentation pour les hôtels construits autour de 1870, sur les plans de Ramet ou de Regnault. Ces édifices extrêmement simplifiés, présentent une élévation ternaire sur rue.

Arthur Régnault dessine également les plans de l'hôtel Gavouyère (1869), boulevard de Sévigné, qui illustre le tournant des années 1870, comme l'hôtel Lodin de Lépinay (Gelly, 1871), marqué par la généralisation de l'hôtel sur rue et l'influence de Jean-Baptiste Martenot, mais également de l'évolution du type pavillon, dont l'hôtel de la Guistière (Tourneux, 1866) offre un exemple remarquable.

Jean-Baptiste Martenot, apporte sa contribution avec les hôtels du boulevard de la Liberté, modèle dont s'inspire l'architecte Prosper Miniac, pour sa demeure du boulevard Magenta (1867) et avec l´hôtel des Nétumières (1870), avenue Jean-Janvier.

Les années 1875-1914

Durant cette période, deux contextes d'implantation restent dominants : le centre urbain et les lotissements résidentiels de la périphérie. On peut observer l´importance des parcelles d'angle où les façades sur les deux voies sont traitées à égalité contrairement aux options des années 1850, par exemple hôtel de Farcy. Le traitement d´angle en rotonde reste rare (hôtel Léofanti, hôtel Maulion).

Plusieurs architectes marquent cette période de leurs créations :

Jean-Baptiste Martenot (hôtel Léofanti, 1875, hôtel Léon des Ormeaux, 1880, hôtel Le Bastard (détruit).

Jean-Marie Laloy est l'auteur de plusieurs hôtels construits dans la proximité du jardin du Thabor, entre 1879 et 1899. Sa propre maison (1879) offre un prototype d'hôtel sur rue, qu'il décline boulevard de la Duchesse-Anne (hôtel Le Chartier, 1879), rue de Paris (hôtel Maulion, 1899) ou encore rue de Fougères (hôtel Bouessel, 1879) et rue des Fossés. L'hôtel Le Chapelier (1898) constitue une réalisation unique dans sa production.

Frédéric Jobbé-Duval dessine les plans de plusieurs hôtels : hôtel Le Pannetier de Roissay, vers 1880, hôtel du Bourg-Blanc 1885, sa demeure, rue Brizeux 1886, deux hôtels sur l´esplanade du champ de mars en 1897 et vers 1900 (hôtel Berthelot), enfin l´hôtel de la Villaucomte, 1902 ou encore l´hôtel Deluen 1903.

Perrin est l´auteur de plusieurs hôtels, au début du 20e siècle, dont l´hôtel Dalibot, 1912 et la villa Verheylewegen (détruite). Ces demeures semblent décliner le modèle de sa propre demeure, construite faubourg de Fougères, à l´angle des rues Lesage et Arthut-de-la-Borderie, en 1909. On citera également la maison double du quai de la Prévalaye et celle du boulevard de Metz (1907), parmi les premières identifiées. Celle du 11 boulevard Volney (1908) doit beaucoup à l´influence d´Emmanuel Le Ray.

Emmnuel Le Ray, célèbre pour ses réalisations en tant qu´architecte de la ville, répond également à quelques commandes privées : l´hôtel double de la rue Anatole-Lebraz (1900), l´hôtel Poivrel 1901, ou encore l´hôtel construit pour Charles Oberthür fils, rue Armand-Barbès, en 1904. Sa propre demeure (1901), rue de Viarmes, constitue une de ses oeuvres majeures à Rennes.

L´ingénieur Guidet a une production originale (hôtel Malapert, rue La-Motte-Picquet, 1894, hôtel, 8 quai Richemont, hôtel Picard, quai Richemont, 1908). Il conçoit également un modèle reproduit à plusieurs exemplaires dans la ville (6 place Hoche, 1893, 33 boulevard de la Duchesse-Anne, 20 rue Thiers) qui semble dériver de la maison construite pour l´entrepreneur Jean Janvier, rue Dupont-des-Loges (1890).

Parcellaire et implantation

Le dépouillement de l´ouvrage de Banéat confirme une implantation des hôtels dans la Cité, puis à partir du 16e siècle, dans la Ville Neuve, enfin hors les murs, à partir du milieu du 17e siècle, au nord-ouest et au nord-est de la ville. Deux lotissements sont réalisés hors les murs au 17e siècle, aux Lices avec des parcelles traversantes, et contour de la Motte où les parcelles sont irrégulières mais cependant plus vastes. Les hôtels reconstruits après 1720, dans le secteur redessiné par Robelin, s´inscrivent alors dans un site de lotissement marqué par des contraintes édilitaires, notamment les portes cochères proscrites des places.

Au 19e siècle, le plus souvent construits dans des sites de lotissement, les hôtels occupent de simples parcelles sur rue. Le taux de parcelles traversantes (14.5%) est inférieur à celui des maisons (27%) mais très supérieur à celui des immeubles (5%). A l´inverse, le taux des parcelles d´angle (18.6%), inférieur à celui des immeubles (24%), est supérieur à celui des maisons (14.3%). Le taux des parcelles enclavées (1%) est comparable à celui des maisons (1.5%) et à celui des immeubles (0.98%).

Rare jusqu´à la fin du 18e siècle, le corps de logis isolé devient une disposition majoritaire à partir du 19e siècle, très largement supérieure aux autres demeures. Les cas de mitoyenneté totale sont rares et identifiés uniquement dans la période 1870-1890 et 1900-1910, dans la proximité du centre et, phénomène isolé, faubourg de Fougères. Ces taux comparés à ceux des demeures se distinguent essentiellement sur la mitoyenneté totale et sur l´implantation en isolé.

L´absence de jardin, qui caractérisait de nombreux hôtels construits dans la ville close mais également hors les murs, est plus rare à partir du 19e siècle. Le taux d´absence, pour la zone recensée (18.5%), y est comparable à celui des maisons (19%). Le jardin est le plus souvent en fond de parcelle (60% des cas), plus rarement antérieur (4%) ou latéral (5%) dans ce dernier cas, on constate qu´une fois sur deux, il s´agit d´une parcelle d´angle, dont l´orientation est déterminée par la voie la plus importante. Le jardin latéral semble être une disposition peu fréquente, comme le montre le plan de 1726, il s´adapte à la forme inhabituelle de la parcelle. A la fin du 19e siècle, on voit apparaître un traitement moins structuré de l´espace libre avec un jardin en couronne.

L'hôtel à cour en coeur de parcelle est une disposition fréquente dans la ville close, où l'édifice, le plus souvent de plan en L ou en U, ne possède pas de jardin. On en trouve plusieurs exemples (détruits) dans la Cité, l´hôtel de Chantelou, rue de la Monnaie, l´ancien hôtel du Bois de la Motte, rue du Chapitre, ou encore l´hôtel de Chalais, rue du Carthage mais également l'hôtel de Cuillé, construit dans l'ancienne porte Saint-Georges, qui dispose cependant d´une vue sur la promenade de la Motte.

L'hôtel en coeur d'îlot est une disposition rarement observée à Rennes. Seuls l'hôtel d'Armaille, détruit mais visible sur le plan de 1726 et sur le cadastre de 1842, et l´hôtel Gabarouet semblent répondre à cette typologie. La représentation de nombreuses demeures en cœur d´îlot, sur le plan de 1616, tend à confirmer l´importance de cette typologie, sans qu´il soit toujours possible de déterminer s´il s´agit d´hôtels. L'ancien hôtel Grimauldet, rue du Pré-Botté, pourrait constituer un autre exemple, comme le suggère la présence d'un passage visible sur le cadastre de 1842. L´hôtel construit sur les plans de l´architecte Louis Richelot, 4 rue Martenot, constitue un autre exemple, transformé depuis, unique pour le 19e siècle, mais dont on peut rapprocher l´ensemble des hôtels de l´allée Verlaine ou ceux de l´impasse Coysevox, où une demeure datée 1655 mais non donnée comme hôtel par Banéat semble également répondre à cette disposition pourtant périphérique. Ici le dispositif est utilisé pour la création d´un lotissement offrant ce même type d´écrin.

hôtel sur rue, est attesté aux 15e et 16e siècles mais les exemples les plus nombreux datent cependant du 17e siècle. Ces hôtels sont le plus souvent construits dans des lotissements, place du Champ-Jacquet et aux Lices. Des exemples isolés sont également visibles aux abords de la cathédrale, mais également face à l´abbaye Saint-Melaine, où est construit l´ancien hôtel de Méjusseaume. Comme le montre Françoise Hamon, l'influence du modèle du Parlement y est manifeste (hôtel de Pinieuc et hôtel de Tizé). Au 18e siècle, ces hôtels sont construits dans le vaste lotissement de la reconstruction après l'incendie de 1720, rue Edith-Cawell et rue de l'Horloge, ou encore rue Saint-Yves et rue Saint-Louis : anciens hôtels du Bois-Glaume et de Cicé.

Dans la première moitié du 19e siècle, les exemples sont rares (un exemple en parcelle d´angle, avec implantation perpendiculaire à la voie, rue de Paris). C´est le type le plus fréquent à partir de 1850 (65,38% du corpus recensé). Le recensement fait apparaître deux variantes : l´hôtel sur rue à cour passage et l´hôtel sur rue à cour plantée, qui apparaissent autour de 1870.

L´implantation en isolé est la plus fréquente (47%) mais elle est inférieure à celle de l´ensemble des hôtels.

L´implantation en mitoyenneté totale (12%) ou partielle (37%), dont les exemples sont relativement plus proches du centre, est très supérieure à l´ensemble des hôtels. Ce qui tendrait à indiquer que la disposition sur rue s´intègre volontiers à un dispositif urbain.

Le taux de parcelles traversantes (16%) et de parcelles d´angle (20%) est également supérieur à celui de l´ensemble des hôtels. Cette implantation compense parfois l´absence d´accès cocher depuis la rue.

La position du bâti sur rue est dominante (plus de 82%). On observe cependant une implantation en léger retrait (plus de 17%) qui constitue la variante hôtel sur rue à cour plantée, dont 29 exemples ont été recensés entre 1869 et 1912. Ils sont cependant les plus nombreux entre 1890 et 1910, où ils représentent plus de 30% du corpus. L´édifice, isolé dans 69% des cas, peut être construit en retrait d´une cour plantée, simple seuil de transition qui n´offre qu´un accès piéton, de plan rectangulaire ou de plan en L, il n´est jamais totalement mitoyen.

Les hôtels sur rue à cour passage sont une autre variante qui compte 19 exemples recensés entre 1868 et 1912. Ils sont les plus nombreux entre 1870 et 1890. L´édifice, isolé dans 68.5% des cas, présente le plus souvent une façade d´accès sur le passage qui, associé à un portail, joue le rôle de cour.

Les hôtels sur rue à accès direct forment la dernière variante, où les 15 exemples recensés, entre 1852 et 1905, ne disposent pas de cour. Un passage latéral permet cependant l´accès à la remise en fond de parcelle. Les typologies les plus fréquentes dans ce genre de dispositif sont le petit hôtel, et l´hôtel immeuble.

Pour cette période, les typologies dominantes du bâti sont le petit hôtel et le type pavillon mais également l´hôtel immeuble.

Les exemples atypiques sont les hôtels mitoyens de Regnault (faubourg de Fougères) et l´hôtel de la place Hoche, également mitoyen, mais également l´hôtel Maulion, rue Martenot, qui dispose d´un accès direct sur la rue.

L'hôtel entre cour et jardin (24.3%) apparaît au 17e siècle. C'est le type le plus fréquent à Rennes, aux abords du Parlement, rue de Corbin et rue des Francs-Bourgeois, mais aussi rue Saint-Georges, rue aux Foulons et contour de la Motte, ou encore dans l'actuelle rue Le Bastard, comme le montre le plan de 1726. Un passage cocher donne accès à la cour bordée par les communs, au fond de laquelle se situe le corps de logis principal. La création d'une basse cour, autour de 1620-1630, offre la possibilité de déplacer les communs, une galerie est alors construite sur la cour d'honneur, dispositif qui ne semble pas exister à Rennes. Selon la forme de la parcelle, l'axialité peut-être différente en façade sur cour et sur jardin (hôtel de Talhouët de Kéravéron). Sur la rue, la parcelle est fermée par un mur ou par des maisons de rapport, à l´exception de l´hôtel de Marbeuf et de l´ancien hôtel de Cucé, dont le jardin, comme celui de Blossac, est fermé par une grille. Le logis s´appuie sur les limites parcellaires entre la cour et le jardin, jusqu´au milieu du 19e siècle.

L'hôtel de Blossac offre une disposition originale à cour et jardin, comme l´ancien hôtel Descartes, rue de Corbin et le petit hôtel de Cucé (détruit). L'ancien hôtel de Ruberso, actuelle préfecture, présentait une disposition à basse cour, comme l´ancien hôtel de Cucé. Plusieurs hôtels montrent une disposition à cour et jardin

Le recensement fait apparaître que cette typologie simplifiée, très fréquente dans les années 1840, à Rennes, tend peu à peu à devenir marginale après 1850.

L´implantation en isolé, la plus fréquente (62%), est très supérieure à celle de l´ensemble des hôtels. L´implantation en mitoyenneté totale (8.5%) ou partielle (27.5%) est proche de celle de l´ensemble des hôtels.

Les taux de parcelles traversantes (17%) et de parcelles d´angle (10.5%) sont inférieurs à celui de l´ensemble des hôtels.

La typologie dominante du bâti, au 19e siècle, est le petit hôtel à 3 ou 5 travées.

Hôtel à cour jardin (20) 10%

Le recensement fait apparaître une typologie, elle aussi marginale (10% des hôtels recensés), qui semble dériver de celle de l´hôtel en cœur d´îlot, l´ hôtel à cour jardin, qui illustre l´adaptation aux contraintes du parcellaire. Rare avant 1860 et entre 1900 et 1910, il reflète des cas d´implantation en lotissement (boulevard de Sévigné) mais également dans des dispositifs proches du coeur d´îlot comme le montrent les hôtels de l´impasse Verlaine.

L´implantation en isolé est la plus fréquente (85%), très supérieure à celle de l´ensemble des hôtels. L´implantation en mitoyenneté est plus rare, l´absence de mitoyenneté totale et la mitoyenneté partielle (15%) sont très inférieures à celle de l´ensemble des hôtels.

Le taux de parcelles d´angle (40%) est très supérieur à celui de l´ensemble des hôtels.

L´implantation du bâti, dont la typologie dominante est le pavillon, est principalement en fond de parcelle (65%) ou en coeur de parcelle (30%).

Autres cas

Dispositif à cour et jardin

Morphologie

MATERIAUX

Jusqu´au 18e siècle, le pan de bois sur une assise de moellons de schiste est le matériau le plus fréquent, comme l´indiquent les descriptions de Paul Banéat mais également l´ouvrage de Claude Nières. Sur les 15 hôtels détruits dans l´incendie, seuls deux sont construits en pierre. Huit hôtels en pan de bois ont été recensés, matériau encore utilisé en façade sur cour au 19e siècle, hôtel Legendre, quai Lamennais.

Pour le 19e siècle, les moellons de schiste enduits en façade sur rue sont le matériau le plus fréquemment utilisé. L´emploi de calcaire appareillé en pierre de taille, en façade sur rue n´a été observé que dans 49 cas, celui de la brique, dans 28 cas. Enfin, dans le 1er quart du 20e siècle, on observe l´apparition du moellon de grès (23 exemples).

On constate ainsi que certains matériaux sont plus fréquents dans les hôtels, au 19e siècle, en particulier le calcaire en façade (s) sur rue. L´usage de la brique, comparable aux maisons, est très supérieur aux immeubles. Enfin, le moellon de grès est moins utilisé que dans les maisons et les immeubles.

GABARITS

Les descriptions de Banéat et de R. Cornon indiquent un gabarit fréquent de 2 étages carrés, voire 3, pour les hôtels antérieurs au 19e siècle. A partir de 1830, les hôtels comptent le plus souvent un rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré et 1 étage de comble.

PLANS ET ELEVATIONS

Les hôtels antérieurs au 19e siècle présentent des dispositions différentes adaptées au site. On peut cependant observer l´importance des plans en L ou en U.

Pour le 19e siècle, le plan rectangulaire ou massé est dominant. Les élévations sont le plus souvent à 3 ou 5 travées. Les édifices à plus de 7 travées sont rares. On observe cependant des plans en L, autour de 1890, qui offrent la possibilité de générer un espace libre sur un parcellaire réduit (rue de Robien), voire des plans complexes, également à la fin 19e siècle. Les autres types de plan sont rares, en particulier les hôtels de Guidet, de plan massé avec une tourelle d´angle dont les exemples recensés montrent l´adaptation à des contraintes parcellaires différentes.

TYPOLOGIE DU BATI

hôtel de type pavillon.

Cette typologie apparaît autour de 1830, avec les hôtels néoclassiques construits aux abords de la ville close, à l'est (rue de Paris) et au sud-ouest (rue de Redon). Liée à la création de lotissements résidentiels dans les faubourgs de la ville. Le pavillon trouve sa place dans un tissu périurbain rénové, comme le montrent les exemples malheureusement détruits de la rue de Redon. L'édifice, placé à distance, est implanté en coeur de parcelle, en retrait d'une cour antérieure ou d'une cour plantée, espace paysager fermé par une clôture ajourée qui permet cependant d'assurer sa visibilité depuis l'espace public. Cet édifice à deux orientations principales, sur cour et sur jardin, est souvent de plan rectangulaire ; il présente le plus souvent 3 ou 5 travées sur la façade d´accès et un gabarit dominant .

Le petit hôtel.

Les premiers exemples sont d´abord construits entre cour et jardin dans des sites de lotissement, ceux du Mail-d'Onges et du Champ-de-Mars ou encore de la rue d'Antrain, qui se caractérisent par un parcellaire régulier et une construction en série, à l'anglaise. Les hôtels Le Beschu-de Champsavin sont un exemple unique de conception en terrace, qu'on retrouve simplifiée, rue George-Sand et allée Sainte-Marie. Enfin, l'ancien hôtel Delage, rue de Redon, constitue un des rares exemples isolés avec l´hôtel attribué à Anger de la Loriais, rue Jean-Guéhenno, de petits hôtels entre cour et jardin mais également hôtel de la Bigne-Villeneuve, rue Saint-Louis.

L´implantation sur rue apparaît au milieu des années 1840, faubourg de Redon. Autour de 1850, les exemples rennais sont concentrés dans le centre de la ville, puis dans les lotissements résidentiels proches du jardin Thabor, autour de 1870. Le gabarit dominant est toujours 1 étage carré. Le projet de Béziers-La Fosse proposait pourtant des édifices à 2 étages carrés.

Cette typologie à 3 travées est fréquente dans les maisons, dites de type ternaire, qui elles sont toujours à 1 étage carré, mais également dans les immeubles, dits maisons immeubles, toujours à 2 étages carrés et 3 travées.

L'hôtel immeuble.

La distribution partagée apparaît au 17e siècle (hôtels des Lices et hôtel de Méjusseaume) mais également au 18e siècle dans la ville reconstruite où dominent les immeubles de rapports. Elle devient moins fréquente au 19e siècle. C'est un édifice aligné sur rue, le plus souvent en bordure des grands boulevards ou des axes primaires qui comporte au moins 2 étages carrés. Il peut abriter des parties commerciales en rez-de- chaussée, selon les secteurs d'implantation, à l'exemple de l'hôtel Lemoine, quai Lammenais, et ne disposer ainsi d'aucun espace libre, comme l'hôtel Léofanti, boulevard de la Liberté. Les exemples identifiés dans Rennes, une quinzaine, attestent cependant, la plupart du temps, de la présence d'une cour et de communs, comme c'est le cas de l'hôtel Léon des Ormeaux, rue de Paris, ou des hôtels construits par Laloy, rue de Fougères et rue des Fossés. Dans de nombreux cas, le passage cocher est latéral et non pas centré. Ils sont localisés dans la ville haute et aux abords de la ville close. Les exemples de Guidet sont atypiques.

Enfin, le recensement fait apparaître une variante du type, l'hôtel à plusieurs unités d'habitation qui s'apparente morphologiquement à l'ensemble d'édifices derrière façade. Le type est plus fréquent dans les maisons mais quelques cas ont été recensés, esplanade du champ de Mars ou encore boulevard de la Duchesse-Anne. Il s'agit d'unités d'habitation indépendantes inscrites dans une composition symétrique ou non, qui fonctionne en coeur de parcelle ou en alignement et mitoyenneté.

L´hôtel villa emprunte aux édifices construits dans les sites de villégiature qui se développent à partir du Second Empire. Il se caractérise par une imbrication des volumes, jeux de toitures et caractère pittoresque avec emprunts régionalistes et disparition de la cour au profit du jardin où l´on observe une implantation en coeur de parcelle dominante.

Conclusion

Les hôtels ne se distinguent pas toujours des autres demeures urbaines par l´emploi de matériaux ou même par un mode d´implantation. On constate que l´emploi de la pierre reste rare jusqu´au début du 18e siècle et que même à partir du 19e siècle, les matériaux nobles, comme le calcaire, sont également utilisés pour d´autre types de demeures. Le mode d´implantation n´est à l´origine pas discriminant non plus. Plusieurs hôtels sont construits à l´emplacement de demeures qualifiées de manoirs ou de maisons, nombreux sont ceux qui ont un parcellaire réduit, peu disposent de jardins. Hors des contextes de lotissement, les 17e et 18e siècles constituent la période où la distinction s´établit le plus nettement avec des parcelles plus vastes, rarement en lanière, et surtout une disposition entre cour et jardin que leur empruntera la maison, aux 19e et 20e siècles. On trouve déjà des exemples de cette disposition dans les maisons périurbaines au 17e siècle avec la maison de la Grande-Palestine ou l´ancienne maison de la Houblonnière.

La typologie normalisée offre une possibilité de simplification, largement utilisée dans la maison bourgeoise.

En effet, l'essor des manuels et des publications de modèles, à partir du 17e siècle, ainsi que l'évolution de la clientèle, contribuent à la diffusion des modèles et à leur adaptation à la clientèle bourgeoise. Les architectes proposent des modèles extrêmement simplifiés, à l'exemple de ceux de Ramet, boulevard de Sévigné, qu´on pourrait qualifier de maisons. La maison bourgeoise prend des allures de petit hôtel, à partir de 1880 et seule la distribution intérieure permet de trancher, comme c´est le cas des hôtels immeubles. Enfin, au 19e siècle, la dimension sociologique est particulièrement visible, comme le montre la production de l´architecte Jobbé-Duval qui conçoit des hôtels adaptés aux goûts de l´aristocratie et des industriels rennais. Le goût du pittoresque s´étend au début du siècle où l´hôtel prend des allures de villa.

Cependant, les hôtels participent à la hiérarchisation des espaces urbains de manière déterminante, en particulier par leur concentration dans des secteurs précis de la ville qui varient suivant les périodes, reflétant des modèles implicites de référence. D´abord implantés dans la Cité, puis progressivement dans la Ville Neuve, ils sont situés au coeur de la ville, aux abords des édifices majeurs, la cathédrale, puis, au 17e siècle, le parlement et les abbayes. Cette localisation s´explique partiellement par le fait que les établissements conventuels libèrent progressivement des terrains disponibles, à l´est de la ville, à partir de la fin du 16e siècle. Enfin aux 18e et 19e siècles, les abords du jardin public. Cet impératif du lieu entraîne toutes les adaptations nécessaires aux contraintes du parcellaire (parcellaire étroit ou réduit, absence de jardin), jusqu´au début du 20e siècle, comme le montre l´exemple de l´hôtel Picard (détruit), doté d´une terrasse jardin sur le toit. L´apparition de secteurs résidentiels, au 17e siècle, est liée à la disponibilité des terrains, en particulier au sud-est de la Ville Neuve, puis aux abords de la ville close, sur des terrains lotis dans la deuxième moitié du 17e siècle. L´attrait du jardin public est manifeste, dès le 18e siècle, comme le montre la concentration des hôtels autour de la promenade de la Motte, qui reste un pôle attractif dans la première moitié du 19e siècle, comme le montrent les hôtels de Richelot et le lotissement du Mail-Donges.

A l´exemple du parc Monceau, à Paris, c´est encore le jardin public du Thabor, agrandi vers 1870, qui stimule le développement d´un lotissement résidentiel, sur les terres de la Grande-Palestine, boulevard de Sévigné, puis faubourg de Paris (impasse Verlaine). Les contraintes du parcellaire du lotissement sont compensées par la proximité du jardin, en particulier rue de la Palestine et rue de Paris, après la destruction du couvent de Catherinettes, qui permet d´offrir une perspective paysagère aux hôtels du faubourg de Paris. Les hôtels sont rares dans les faubourgs. Le faubourg de Redon reste une phénomène isolé et limité aux années 1840. Ainsi, l'hôtel Poivrel (1900), demeure d'un entrepreneur rennais, constitue un exemple isolé dans ce secteur de la ville.

Le développement des quartiers résidentiels, sur les sites de hauteur, se prolonge jusqu´au début du 20e siècle, toujours au nord-est de la ville, qui se caractérise par l´absence d´activité artisanale ou industrielle, où ils constituent les premiers lotissements des domaines agricoles, à cette échelle. Le lotissement de l'esplanade du Champ-de-Mars, vers 1897, confirme cet attrait pour les sites de hauteur.

Le contexte du lotissement et du remembrement entraîne une régularisation du parcellaire et une normalisation du type d'implantation qui conditionnent une typologie et un paysage urbain, comme on le constate dans la ville reconstruite au 18e siècle. L´implantation sur rue est dominante au 19e siècle, elle remplace l´implantation entre cour et jardin selon un dispositif déjà exemplaire du dialogue avec la rue, qui contribue à la rénovation des faubourgs et à l´extension urbaine, au nord-est de la ville.

Cette normalisation s´observe dès le 17e siècle avec l´exemple des hôtels des Lices, mais également rue de Corbin, dans le cas des hôtels entre cour et jardin qui offrent tous une disposition en U.

La typologie du bâti d´abord significative du contexte urbain, dans la ville close mais également dans le lotissement du boulevard de Sévigné, évolue vers une typologie résidentielle où le modèle devient l´architecture de villégiature qui succède à l´hôtel entre cour et jardin. Autour de 1900, le développement de l'architecture de villégiature attire une clientèle aisée qui fait construire de vastes demeures dans les lotissements périurbains, lotissement des Mottais, rue de Fougères ou encore à Bellevue.

Les hôtels conçus par l´architecte Arthur Regnault, construits en mitoyen faubourg de Fougères, constituent cependant un contre-exemple qui s´explique peut-être par la profondeur réduite du parcellaire mais également par la volonté de rénovation du faubourg, à la fin du 19e siècle.

A l´inverse, au 17e siècle, plusieurs maisons périurbaines empruntent aux modèles urbains, à l´exemple des maisons de la Houblonnière ou de la Grande-Palestine. Durant le 19e siècle, comme aux 17e et 18e siècles, on observe une normalisation des types morphologiques liée à un parcellaire lui même normalisé qui est celui des lotissements. Au 19e siècle, l´hôtel type devient le petit hôtel, qui se décline sur un style néo-classique, puis Second-Empire, enfin éclectique. A partir des années 1900, l´influence des maisons de villégiature se traduit par l´apparition du style régionaliste, donnant aux hôtels des allures de villas (lotissement des Mottais).

Aires d'étudesRennes ville
Dénominationshôtel
AdresseCommune : Rennes
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 182
étudiées 0

Annexes

  • Définitions

    Hostel. C'est proprement une maison, manoir, domicile et logis, Domus Hospitium. Au village on en use ainsi ordinairement, comme on faisoit anciennement és villes aussi. Mais à present on n'attribue ce mot d'hostel à Paris et autres villes, si ce n'est par certaines prerogatives aux logis des Princes, grands seigneurs, et du publique, comme l'hostel de Bourbon, l'hostel de Bourgoigne, l'hostel d'Albret, l'hostel de ville : et les autres domiciles, appelle-on maisons ou logis, et si bien on trouve dans Paris aucunes maisons de gens au dessous de ce qualibre, inscrites de ce mot hostel, Comme l'hostel de Mendoce, ce n'est que abus et folle outrecuidance de ceux qui l'usurpent induement, outre le cours que ledit mot Hostel a à present. On disoit anciennement l'Hostel par antonomasie pour le logis du Roy, ce qu'on dit à present le chasteau [...].

    Thresor de la langue françoyse, tant ancienne que moderne, dédié à monsieur le président Bochart, sieur de Champigny, etc., Paris : David Douceur libraire, 1606.

    Hostel. Grande maison d'un Prince, d'un grand Seigneur, d'une personne de grande qualité. On appelle, Hostel, Une grande maison garnie.

    Dictionnaire de l'Académie Française, [première édition], publié à Paris chez la Veuve de JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur ordinaire du Roy, & de l'Académie Françoise, 1694, [cinquième édition], PARIS : J. J. Smits et Ce., Imp.-Lib., rue de Tournon, 1798.

    Hôtel. Grande maison, demeure somptueuse d'une personne de qualité, d'un personnage éminent, d'un riche particulier. se dit encore d'une grande maison garnie.

    Dictionnaire de l'Académie Française, [sixième édition], PARIS : IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, Imprimeurs de l'Institut de France, 1835.

  • Définitions relatives à la distribution des demeures, extraites du Dictionnaire de l'Académie Française, [première édition], publié à Paris chez la Veuve de JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur ordinaire du Roy, & de l'Académie Françoise, 1694, [cinquième édition], PARIS : J. J. Smits et Ce., Imp.-Lib., rue de Tournon, 1798 et [sixième édition], PARIS : IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, Imprimeurs de l'Institut de France, 1835.

    Antichambre : L´antichambre est la « pièce d'un appartement qui est immédiatement avant la chambre » (1694, 1798, 1835).

    Salle : La salle est la « première pièce d'un appartement complet, & qui est ordinairement plus grande que les autres. Salle, se dit aussi, de certaines pièces qui n'ont point d'accompagnement & qui sont ordinairement au rez-de-chaussée & souvent à divers usages » (1694). C´est la pièce « destinée dans un appartement à recevoir les visites » (1798) ; enfin la « grande pièce dans un appartement » (1835).

    Chambre : La chambre est une « pièce d'un logis dans laquelle on couche ordinairement » (1694). Elle désigne « la plupart des pièces d'une maison, et principalement de celle où l'on couche » (1798 et 1835).

    Cabinet : Le cabinet est un « lieu de retraite pour travailler, ou converser en particulier, ou pour y serrer des papiers, des livres, ou quelque autre chose, selon la profession ou l'humeur de la personne qui y habite » (1694). A cette définition s´ajoutent les tableaux ou les objets précieux (1798). Il signifie aussi « les lieux d'aisance d'une maison. Il est familier » (1798) puis « certaines petites pièces d'un appartement plus retirées que les autres, et destinées à différents usages. Cabinet de toilette. Cabinet de garde-robe. Cabinet de bains. Cabinet noir. Cabinet d'aisances. Etc. » (1835).

    Garde-robe : La garde-robe est « la chambre où sont tous les habits, & tout ce qui est de leur dépendance. Il veut dire encore, petite chambre, qui accompagne une autre plus grande, & qui sert ordinairement à coucher les valets. Il signifie aussi, les « aisemens ». C´est une des pièces d'un appartement, dans laquelle on serre des habits, & qui est ordinairement proche de la chambre où l'on couche » (1694). Cette pièce peut être utilisée comme chambre d´enfant ou comme cuisine (cf. Loyer).

    Salon : Le salon est une « pièce dans un appartement qui est beaucoup plus exhaussée que les autres, & qui est ordinairement ceintrée & enrichie d'ornements d'architecture & de peinture » (1694).

    « On appelle aussi Salon, Une pièce qui ne sert ni de cabinet, ni de chambre à coucher, où l'on peut se réunir et l'on dit, Un joli salon, un petit salon » (1798). C´est, enfin, une « pièce, dans un appartement, qui est ordinairement plus grande et plus ornée que les autres, et qui sert à recevoir compagnie » (1835).

    Salle à manger : « On appelle, Salle à manger, le lieu où l'on mange dans une maison » (1694).

    Cuisine : La cuisine est « l'endroit de la maison où l'on appreste & l'on fait cuire les viandes ». (1694, 1798). L'endroit de la maison où l'on apprête et où l'on fait cuire les mets, les aliments. (1835).

    Office : L´office est le « lieu où l'on fait la sommellerie » (1694). Il devient le lieu dans une maison « où l'on prépare tout ce que l'on met sur la table pour le dessert, et dans lequel on garde le linge et la vaisselle » (1798 et 1835).

    Cabinet de toilette : est une « petite chambre où l'on s'habille, où l'on se pare » (1835).

Références documentaires

Documents figurés
  • [1726]. Plan de Rennes, levé par Forestier, gravé par Robinet, 1726 (B. M. Rennes).

  • [1616]. Rennes, ville capitale de Bretagne et siège du Parlement 1616, fac-similé du plan de l'Histoire de Bretagne de Bertrand d'Argentré, 3 éd., 1618 (A. C. Rennes ; 1 FI 42).

  • [1685 ca.]. Plan de la vieille ville ou cité, ville neuve et nouvelle ville de Rennes, capitale de la Bretagne, dit Plan de Hévin, gravure sur bois, vers 1685 (A. D. Ille-et-Vilaine ; 1 Fi Rennes 6).

Bibliographie
  • HAMON, Françoise. Autour du palais : l'hôtel et le château. In Arts de l'Ouest, études et documents, Rennes : PUR, 1980.

    p. 79-90
  • PAPE, Pascale. Rennes au 17e siècle : les maisons de bois. In Arts de l'Ouest, études et documents, Rennes : PUR, 1980.

    p. 65-78
  • BABELON, Jean-Pierre. Demeures parisiennes sous Henri IV et Louis XIII, Paris : Le Temps, 1965.

  • ELEB-VIDAL, Monique, DEBARRE-BLANCHARD, Anne. Architectures de la vie privée, XVIIe-XIXe siècles, Bruxelles : A. A. M., 1989.

  • ELEB-VIDAL, Monique, DEBARRE-BLANCHARD, Anne. L'invention de l'habitation moderne. Paris 1880-1914. Paris : Hazan, Bruxelles : A. A. M., 1995.

  • LOYER, François. Paris. XIXe siècle. L'immeuble, la rue, Hazan.

    p. 331-339
  • LOYER, François (dir.). Rennes, embellir la ville. La mise en valeur d'un quartier résidentiel à la limite du centre ancien : Sévigné, étude réalisée avec le concours du ministère de la Culture et la Ville de Rennes. Paris : L'Art en province, 1987.

  • INVENTAIRE GENERAL. Thésaurus de l'architecture. Dir. Monique Chatenet et Hélène Verdier ; par Jean Davoigneau, Renaud Benoit-Cattin, Xavier de Massary, et al. Paris : Ed. du patrimoine, 2000. (Documents et méthodes n°7).

Périodiques
  • GALLET, Michel. Demeures parisiennes. L'époque de Louis XVI. Paris : Le Temps, 1964.

  • CORNON, Raymond. Les hôtels de Rennes au XVIIe siècle. In Bulletin des Amis du Musée de Rennes, n°3, printemps 1979.

    p. 106-129