Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les fontaines, lavoirs et buanderies sur la commune de Plounéour-Ménez

Dossier IA29003036 réalisé en 2007
Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations fontaine, lavoir
Adresse Commune : Plounéour-Ménez

Omniprésente sur le territoire communal par le nombre élevé de sources, ruisseaux et rivières, l´eau est en rapport direct avec de nombreux édifices et édicules. L´activité toilière a marqué le territoire entre le 17e et le 19e siècle. Le lin, cultivé sur la côte, était transformé (fil, toile) dans plusieurs paroisses du Léon méridional bordant les monts d´Arrée, en particulier à Plounéour-Ménez, Commana et Sizun. Cette activité domestique prospère a laissé, en secteur rural, des traces architecturales importantes. Les buanderies (en breton candy, kanndy ou ar c´handy, littéralement « maison à blanchir ») sont de petits bâtiments de plan rectangulaire construits au sein ou légèrement à l´écart des hameaux, et toujours à proximité d´un cours d´eau. Pourvues d´une cheminée, elles abritaient les installations nécessaires au traitement du lin : une ou deux grandes cuves circulaires en granite aux fonds percés d´un trou de vidange et surmontées d´un anneau en granite, une alimentation en eau courante, un bassin (douet) délimité par des grandes dalles de schiste et couverts de plusieurs dalles (repamoirs). Le lin était laissé « à rouir » dans des bassins d´eau stagnante à proximité des buanderies ; les fibres étaient, par la suite, blanchies dans les cuves à l´aide de cendres et d´eau chauffée dans la cheminée, puis rincées dans le douet. Suite au déclin de l´activité toilière, les bassins ont souvent été reconvertis en lavoirs dont la désaffection, depuis une cinquantaine d´années, a entraîné l´abandon de ces bâtiments.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Parmi les 73 buanderies datant essentiellement des 18e et 19e siècles et connus par les archives et les travaux de recherche, vingt, encore identifiables, ont été repérées lors de l´enquête (élévations partielles, bassins, une ou plusieurs cuves à buée), et huit (bourg, Kerfrec, Kergavan, Kermorvan, Keryel, Resloas, Scarabin, Traon Stanc) ont fait l´objet d´un dossier individuel. Les autres, moins complètes, sont traitées dans ce dossier collectif. Sur l´ensemble des bâtiments identifiés, aucun n´a gardé sa toiture ; Kergavan et Scarabin ont conservé la quasi-totalité de leurs installations. La configuration géologique du secteur (massif granitique) a permis la confection, in situ, de grandes cuves ; cette activité a laissé des traces spectaculaires au sud-est de Resloas où certaines cuves ont été abandonnées en cours de taille, peut-être à la fin de l´activité toilière. FONTAINES. Parmi les 22 fontaines repérées lors de l´enquête, deux ont fait l´objet d´un dossier individuel (Dividou, Saint-Divy). Ces fontaines peuvent être civiles ou sacrées, isolées ou associées aux lavoirs ou buanderies. FONTAINES ISOLEES. Neuf fontaines de ce type ont été recensées (inventaire non exhaustif, abandon ou localisation difficile). Il s´agit en général de sources aménagées et limitées par quatre ou cinq dalles de schiste ou de blocs de granite (Dividou, Penher). Parfois, une cuve de buanderie remployée fait office de fontaine (Kergaër, Kersimonet). FONTAINES ASSOCIEES AUX BUANDERIES. Six fontaines de ce type ont été recensées dont une sélectionnée pour étude (Dividou). Elles irriguent les buanderies situées à peu de distance (ruisseau ou rigole creusée dans des dalles de granite comme à Kermorvan). FONTAINES ASSOCIEES AUX LAVOIRS. Cinq fontaines de ce type ont été repérées (Goasmelcun, Guirhoël, Kerguz, Kerhor, Kersimonet). Elles alimentent un lavoir par le biais d´un ruisseau. FONTAINES DE DEVOTION ASSOCIEES AUX LAVOIRS. Deux fontaines de dévotion ont été repérées : celle du Relec, situé à proximité de l´abbaye et traitée comme partie constituante (voir dossier ancienne abbaye cistercienne) et celle de Saint-Divy située à quelques dizaines de mètres de la chapelle (voir dossier individuel). A la fonction sacrée s´est ajoutée la fonction civile : ces deux fontaines, qui abritaient des statues aujourd´hui disparues, alimentent des lavoirs à usage public. LAVOIRS. Dix lavoirs en granite ou schiste ont été repérés lors de l´enquête. Suite au déclin de l´activité toilière, beaucoup de buanderies ont rempli la fonction de lavoirs. A Guirhoël, l´ancien lavoir a été remplacé dans la première moitié du 20e siècle par une construction en ciment. A noter également la présence de deux lavoirs à Kersimonet, distant d´une centaine de mètres et tous deux abrités dans un bâtiment en parpaing.

Décompte des œuvres repérés 52
étudiés 10

Références documentaires

Bibliographie
  • GALL, Thomas. Enquêtes et informations orales (2007).

  • MORVAN, Claire. Les buanderies des paroisses de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun au 18e siècle. Mémoire de maîtrise d´histoire. Université de Bretagne occidentale. Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1994.