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Les fermes sur la commune de Saint-Georges-de-Reintembault

Dossier IA35048743 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

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Aires d'études Pays de Fougères
Dénominations ferme
Adresse Commune : Saint-Georges-de-Reintembault

Les fermes les plus anciennes que nous avons pu identifier remontent au 16e siècle. Nous avons évalué à une dizaine le nombre de bâtiments qui dateraient de ce siècle. Ils sont souvent évalués chronologiquement avec des éléments du 17e siècle, puisque la typologie des fermes du 17e siècle est très proche de celle du siècle précédent. Environ 120 bâtiments sur la commune possèdent des éléments du 17e siècle, ils sont soit intégralement de ce siècle ou bien le plus souvent ne disposent que de certaines parties, réemployées ou conservées. Il en va de même pour les siècles suivant, avec autour de 120 éléments du 18e siècle, près de 460 du 19e siècle et environ 350 du 20e siècle.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Les fermes peuvent être divisées en deux types principaux. On trouve tout d'abord des constructions avec le logis isolé des bâtiments agricoles et ensuite des bâtiments au plan allongé, présentant les différents éléments de la ferme dans un même alignement. Le premier type se rencontre dès le 16e ou 17e siècle, à La Bouteillère par exemple. Il s'agit de bâtiments aux volumes modestes, comptant une porte d'entrée, souvent sur rez-de-chaussée surélevé, une fenêtre de petite taille au rez-de-chaussée ainsi qu'une gerbière au niveau du grenier. Le second type existe également à cette époque, on le retrouve notamment à La Bigotière ou à La Petite Retardière. A la cellule de base, on a ajouté de manière contigüe une nouvelle cellule, si bien que dans le même bâtiment, on compte deux celllules familiales. La façade est alors agrémentée d'une nouvelle porte d'entrée. Une variante existe, par le remplacement de la seconde cellule familiale par une partie utilitaire qui peut être un cellier ou bien une petite étable. Dans les deux cas, on retrouve des éléments en commun, en particulier au niveau des décors. Ces derniers apparaissent essentiellement au niveau des ouvertures, des encadrements pour être plus précis. Les piédroits des portes et fenêtres sont moulurés ou chanfreinés, souvent en bisot ; les linteaux sont ouvragés, portent une accolade sculptée, ou sont même délardés, en anse de panier ou en accolade. Les appuis de fenêtres, souvent saillants, portent également des décors sculptés. La façade principale fait l'objet d'un traitement particulier dans sa mise en oeuvre. La pierre de taille, de grand appareil, remplace souvent le moellon, ou lorsqu'il sert à la construction, sa mise en oeuvre est soignée, assisée. Le siècle suivant voit surtout le developpement des logis isolés. Les volumes augmentent notablement, en particulier par l'adjonction quasi systématique d'un véritable étage, comme à La Grésillère. On observe également une recherche d'harmonie dans la façade, les premières travées de fenêtres apparaissent et certaines façades sont mêmes ordonnancées. De plus, on trouve de plus en plus régulièrement un équilibre dans le positionnement et le gabarit des ouvertures. A l'inverse du siècle précédent, les linteaux sont disposés, alignés, à un même niveau et la largeur des portes et fenêtres tend à s'harmoniser, on observe donc des constructions élevées avec plus de rigueur. La pierre de taille est encore utilisée en façade principale. A partir de la seconde moitié du 19e siècle, et ce jusqu'à la première moitié du 20e siècle, c'est la forme allongée qui se développe le plus. Le logis est intégré au centre de l'alignement, il compte une ou deux portes d'entrée et des fenêtres au rez-de-chaussée, formant des travées avec les fenêtres de l'étage. Il est flanqué d'une grange, d'un hangar et/ou d'une étable, identifiables par la taille des ouvertures. La taille des percements s'adapte aux nouvelles donnes de la mécanisation de l'agriculture. Les portes charretières deviennent parfois très imposantes, on les retrouvent tant en façade principale que sur les murs pignons. Les étables quant à elles sont dotées de petites ouvertures rectangulaires, plus larges que hautes. Un avant-toit est également parfois installé sur un des deux murs pignons et protège ainsi l'ouverture de la grange. On trouve ces exemples au Champ Potier ou à l'Hermitage. La pierre de taille n'est dès lors plus utilisée que pour les encadrements et les chaînes d'angle. La taille des pierres est standardisée et le granite utilisé, de couleur gris/bleu, participe au décor puisque le moellon de la maçonnerie est en granite beige.

Décompte des œuvres repérées 391
étudiées 4