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Les églises, chapelles et monuments sur la commune de Saint-Gonlay

Dossier IA35028998 réalisé en 2003

Fiche

L'histoire religieuse de la paroisse de Saint-Gonlay a été largement étudiée par Guillotin de Corson. Nous pouvons retenir de son travail quelques faits plus marquants :

La paroisse était à l'origine un prieuré de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort. Robert et Raoul de Saint-Gonlay furent successivement abbés de cette abbaye au milieu du 13ème siècle.

A la fin du 16ème siècle et au 17ème siècle, le prieuré de Saint-Gonlay perd manifestement son attrait pour les chanoines chargés de l'administrer, vu le peu de temps qu'ils y restent et les querelles notées par Guillotin de Corson dans sa liste des "Recteurs de Saint-Gonlay". Depuis une date indéterminée, la moitié des dîmes de la paroisse allait à l'abbesse de Saint-Sulpice, en plus de services dus par le prieur au prieuré de Thélouet (dépendant de Saint-Sulpice). Au 18ème siècle, le prieur ne touche plus qu'une rente de l'abbesse qui prélève la totalité des dîmes. Le dernier chanoine régulier dut être nommé en 1649. Tout cela pose des pistes de recherche intéressantes, puisque le presbytère a été entièrement reconstruit en 1696. L'église a aussi été largement remaniée entre 1670 (ajout de l'abside du choeur et de la tour clocher) et 1718/1719 (remaniement des baies sud). Tous ces travaux peuvent être associés au ministère de Jean-Baptiste Lesné, mort en 1718, et nommé sur le linteau du presbytère. Faut-il en conclure que le changement de tutelle fut préjudiciable aux chanoines de Montfort, mais salutaire pour la paroisse ? Cela mériterait des recherches plus poussées puisque ce phénomène est contemporain de la formation du bourg...

Dans un acte de 1679, la liste des bénéfices du prieuré évoque "la moitié des grosses dîmes", comme nous l'avons vu plus haut, mais aussi les "dîmes des filasses, chanvres et lins et terres novales". Cette mention prouve d'une part que des tisserands étaient en activité sur la paroisse, ce qui est évidemment à mettre en relation avec les belles maisons de la moitié sud de la commune. Ce phénomène est généralisé en Bretagne... Par ailleurs, la mention de terres novales prouve que des défrichements ont été opérés quelques temps auparavant. On pense aux hameaux de la Touchette, la Rochette, Trécien, la Vallée, situés en bordure de la forêt de Trémelin. L'importante activité constructive de cette époque accompagne donc le développement économique de la paroisse, qui aboutit à d'importants travaux sur l'église et le presbytère.

L'histoire de l'église est aussi à rapprocher de celle du manoir de la Changée. Celui-ci est construit autour de 1500, sans doute par la famille de la Houssaye, citée en 1513. Ils font ajouter une chapelle prohibitive au nord de l'église, en 1537, et rénovent sans doute le reste de l'édifice, dont seul l'élévation occidentale garde des traces antérieures. Il faut remarquer que le manoir est aussi entièrement rénové à la fin du 17ème siècle (nouvelle charpente dotée de deux pavillons)...

Le cimetière est toujours situé autour de l'église, ce qui est devenu rare mais s'explique par le développement limité du bourg vers le nord. Un spectaculaire monument funéraire privé (famille Briand) occupe l'angle sud-ouest du cimetière. Le dos de ce monument a été habilement utilisé par la commune, qui y a adossé une croix monumentale, et la liste des victimes de guerre. La croix monumentale est aujourd'hui remplacée par une croix ancienne en remploi.

Sur le cadastre de 1842 sont portées de nombreuses croix de chemin. A la date de l'enquête, la grande majorité a disparu ou est remplacée tantôt par une croix de granit ("croix grignard"), tantôt par une croix en ciment (le Vilou, le bourg). Mais il semble que la croix la plus authentique soit celle de la Rochette : Une croix en bois, avec une niche à statue, sur un socle de maçonnerie. C'était le type le plus courant dans le canton, mais qui résiste mal aux injures du temps. Elles sont pourtant faciles à restaurer, ou à restituer...

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations église, chapelle, monument
Adresse Commune : Saint-Gonlay
Période(s) Principale : Fin du Moyen Age
Principale : Temps modernes
Décompte des œuvres repérées 14
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine... Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol, t. 3.

    p. 416-417
  • GUILLOTIN DE CORSON, Abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol..

    t. 6, p. 61, t. 2, p. 661-662