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Les églises, chapelles, cimetière et croix monumentales sur la commune de Maxent

Dossier IA35018388 réalisé en 2002

Fiche

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Eglises et chapelles

La paroisse de Maxent était bien pourvue de lieux de culte. Outre l´ancienne église paroissiale, le territoire comptait en 1823 cinq chapelles.

Isolée sur les landes du Bois David (alias Bois Davy), la chapelle Sainte-Marie-Magdeleine était la plus éloignée du chef-lieu paroissial. Une maladrerie fondée par les moines de Redon dans leur prieuré de Maxent serait à l´origine de ce sanctuaire, si l´on en croit l´hypothèse du chanoine Guillotin de Corson. La chapelle existait déjà en 1622 puis qu´à cette date le prieur Pierre Porcher confie le service des messes fondées à son élève Noël Georges. Un pardon nommé assemblée en Bretagne gallèse y est mentionnée en 1673, le 22 juillet, jour de la fête patronale. La chapelle fut ensuite annexée à l´ermitage des tertiaires franciscains qu´Antoine de Cacheleu avait établi en 1683, puis redevint le siège d´une chapellenie de 1742 à 1790. Sans doute aliénée au titre des biens nationaux, la chapelle semble abandonnée par la suite, bien qu´encore figurée sur le cadastre de 1823.

Annexée à la chapellenie éponyme fondée en 1620 par le prieur Pierre Porcher, la chapelle Notre-Dame de Toutes Aides de Besnard était déjà bâtie lorsque le fondateur écrivit l´opuscule qui relate les origines de l´établissement Sur la foi de l´inscription qui orne aujourd´hui la façade de l´ancienne maison du chapelain, on peut avancer l´an 1618 comme date de construction. Aisément restituable grâce aux substructions conservées in situ, le plan de la chapelle affectait une forme allongée avec un choeur à pans coupés, assez caractéristiques de son époque. L´environnement du sanctuaire avait fait l´objet d´un grand soin : une avenue plantée reliait encore la chapelle intacte à la maison de la Chapellenie sur le cadastre de 1823.

La chapelle de la Malouais était le sanctuaire du quartier du même nom, enclave de la paroisse de Plélan-le-Grand dans celle de Maxent. Si l´on ignore les circonstances de sa fondation, la présence d´un cimetière autour du sanctuaire laisse penser qu´un chapelain relevant du recteur de Plélan desservait le quartier en permanence. De fait, la métairie de la Rue Close (en Maxent) figurait parmi les biens de la chapellenie en 1782. Le 28 ventôse An VII, la chapelle fut adjugée comme bien national à Vincent Joseph Marie Jehanne pour 55 francs. Encore figurée sur le cadastre de 1823, l´édifice n´est plus mentionné dans le Pouillé du chanoine Guillotin de Corson en 1894.

La chapelle des Hayes semble avoir pour origine une chapellenie fondée en 1548 par missire Thomas Bazin dont dépendait une maison au hameau du Clio. Mais ce bénéfice n´implique aucunement l´existence d´un sanctuaire particulier. La construction de la chapelle, dont on devine les substructions près des communs du château, semble liée à la volonté de la famille Delys de disposer près de leur demeure d´un oratoire domestique. Le cadastre de 1823 ne distingue pas la chapelle des bâtiments de l´ancienne métairie des Hayes, mais il est probable ce petit sanctuaires était déjà en mauvais état par suite des difficultés pécuniaires des propriétaires, ruinés par la Révolution.

L´ancienne chapelle frairienne de Périsac demeure seule aujourd´hui intacte. Contemporaine de la chapellenie de Besnard établie par le prieur Pierre Porcher en 1618, la fondation de Prizac revient à l´initiative de deux prêtres maxentais nommés Jean Baudaire et Jean Lefeuvre. L´acte du 25 juin 1620 laisse entendre que la chapelle était déjà bâtie, dans la mesure où la vingtaine de messes annuelles fondées devaient y être expressément desservies. La chapelle ne semble pas avoir été aliénée au titre des biens nationaux durant la Révolution. Non vendue ou restituée à la fabrique qui commandite les travaux d´agrandissement du choeur en 1838, la chapelle dut sans doute sa conservation à la nécessité de disposer d´une chapelle de secours pour ce quartier éloigné du bourg paroissial.

Oratoires et croix de chemin

Le cadastre levé en 1823 mentionne quelques trente trois croix dressées le plus souvent au bord des chemins, sur un carrefour de voies ou encore sur le placître des sanctuaires, comme celle du cimetière paroissial ou près la chapelle de Besnard. Sur ce nombre impressionnant, seuls trois édicules sont conservés à leur emplacement originel : la Croix Jumelle au bourg, la croix de Mérignac, et une croix isolée à la limite de Plélan, au sud du Bignon de Pennée. Trois ou quatre autres croix anciennes ont été manifestement déplacées : la croix de la Bouënardais (auparavant au bord d'une route près du lieu dit la Secouette), la croix de Montafilan (probablement près du Tertre à l'origine), et la croix de Gabriel Bégace (provenant sans doute de la Pironnais), et peut être la croix de Lantu (à l'occasion d'une restauration en 1843 ?). Enfin deux croix modernes sont aujourd'hui sur l'emplacement d'anciennes croix qu'elles auraient remplacées : la croix du Bois David et la croix du Bignonet (près la Goupillais). Le bilan est éloquent, vingt-sept croix ont disparue entre 1823 et l'an 2002, soit un taux équivalent à 80% du corpus.

Assez curieusement, les croix dites "modernes" recensées, au nombre de treize, sont situées à d'autres emplacements que les précédentes et ne remplacent qu´exceptionnellement des croix anciennes, comme au Bois David et au Bignonet. La plupart de ces croix votives présentent plus d´intérêt pour l´histoire de la dévotion que sous le rapport de l´art religieux, tant leurs modèles sont empruntés à ceux des monuments funéraires fabriqués en série dès la fin du XIXe siècle. Deux sont néanmoins remarquables au sein de ce corpus. La croix de Lantu, taillée (ou restaurée) en 1843 par un maçon du nom de Joubrel, figure parmi les derniers spécimens des « croix palis » si caractéristiques du pays. Quant à la croix du cimetière, érigée en 1878 à l´occasion d´une mission, elle est due aux ciseaux des ateliers Hernot de Lannion.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations église, chapelle, cimetière, croix monumentale
Adresse Commune : Maxent
Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 36
étudiées 0

Annexes

  • Croix mentionnées sur le cadastre de 1823

    une croix de chemin au sud-ouest de la Noë, cadastrée A1 277 (disparue)

    une croix de chemin au sud du Tertre, sur le route de Maxent à Baulon, cadastrée A2 1075 (disparue)

    la croix de la Chenais (aujourd'hui la Chênaye), cadastrée A2 425 (disparue)

    une croix de carrefour au nord de Laudigerais, cadastrée A2 (disparue)

    une croix de carrfour, entre Laudigerais et le Haut Coudray, cadastrée A2 809 (disparue)

    la croix du Bois David, cadastrée B1 252 (remplacée)

    la Croix des Fauvelais, dans un "pâtis", cadastrée B2 1277 (disparue)

    la Croix de la Fauvelais, sur un placître, cadastrée B2 1272 (disparue)

    la croix du placître de la chapelle de Besnard, cadastrée B2 1158 (disparue)

    la Croix de Besnard, sur le bord de la route de Baulon, cadastrée B2 1155 (disparue)

    la croix du Désert, sur le bord de la route de Baulon, cadastrée B2 951 (disparue)

    la croix de Landrouin, près du placître cadastré C1 221 (disparue)

    la Croix du Bignon Richard, sur la route de Baulon près du Moulin à vent, cadastrée D2 sans parcelle (disparue)

    les Trois Croix, sur un carrefour de chemins entre le Moulin à vent et le Haut Guilly, cadastrée D2 sans parcelle (disparue)

    la Croix Alais, au nord de Laimeheuc, cadastreé D2 sans parcelle (disparue)

    une croix de carrefour située sur un placître au sud-est de la Rivière, cadastrée E1 137 (disparue)

    la croix du placître ou de l'ancien cimetière, cadastré E2 193 (disparue)

    la Croix Jumelle, au milieu d'un carrefour grosso modo à son emplacement actuel, cadastrée E2 sans parcelle (existante)

    une croix de carrefour à l'entrée de l'actuelle rue du Canut, cadastrée E2 sans parcelle (disparue)

    la Croix des Neuf Chênes, sur un carrefour au nord de Laimeheuc, cadastrée E3 sans parcelle (disparue)

    la croix de carrefour sur la route Maxent-Maure, près la Grande Rue, cadastrée F1 (disparue)

    une croix de carrefour entre la Malouais et la Carrouais, cadastrée F1 sans parcelle (disparue)

    une croix sur un carrefour entre le Clyo et la Hantardais, cadastrée F1 sans parcelle (disparue)

    une croix de carrefour à la Pironnais, cadastrée F2 911 (disparue)

    une croix au sud de Lantu, près d'un carrefour, cadastrée F2 847 (disparue)

    une croix de carrefour près du lieu dit la Secouette, cadastrée F2 sans parcelle (disparue)

    une croix situé à la croisée d'ancien chemins, à l'ouest du Bas Pennée, cadastrée G1 sans parcelle (existante)

    une croix à Psihan, au nord, cadastrée G2 sans parcelle (disparue)

    une seconde croix à Psihan (?), au centre du hameau, cadastrée G2 1017 (disparue)

    une croix à Mérignac, à l'ouest du hameau, cadastrée H1 sans parcelle (existante)

    une croix à Mérignac, au sud-ouest du hameau, cadastrée H1 276 (disparue)

    les Trois Croix des Saulniers, cadastrée I1 25 (disparue)

    la Croix du Bignonet, cadastrée I1 71 (remplacée par une croix moderne).

  • 20023511813NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023510693NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023510735NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023511811NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023511812NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023511814NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023511815NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20023511816NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine Histoire Archéologie Monuments. Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    t. 2, p. 357-361
  • GUIGON, Philippe. Les eglises du haut moyen âge en Bretagné. Centre régional archéologique d'Alet, Saint-Malo, 1998.

  • GUILLOTIN DE CORSON. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol.

    t. 3, p. 296, 514-515, t. 4, p. 165-172