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Les croix monumentales et calvaires sur la commune de Brasparts

Dossier IA29003235 réalisé en 2008

Les sept croix et deux calvaires localisés sur le territoire de Brasparts ont fait l'objet d'un dossier individuel.

La densité observée, moyenne, est en rapport avec un large secteur nord non habité qui correspond aux contreforts des monts d´Arrée et aux marais.

DATATIONS. Chronogrammes relevés : 1614 (?), 1632 (?), 1678 (?) ; 1874. Les datations principales ne sont pas aisées à établir pour les croix les plus anciennes sans décor porté (le Moënnec) ou en état de vestiges (Roc´h Cléguer). Les périodes représentées vont de l´époque médiévale à la seconde moitié du 19e siècle. Les croix du Moënnec et du Quinquis semblent être antérieures à 1600. Le calvaire de l´enclos paroissial, oeuvre majeure, et la croix Jacob, sont des réalisations du 16e siècle. Le 17e siècle est représenté par trois compositions de qualité, la croix de la chapelle Saint-Sébastien, la croix de Doulven Vihan et surtout le calvaire de Ty Ar Moal. Avec la croix du cimetière s´achève, en 1874, la mise en place de ces édicules qui sacralisaient l´espace rural.

Certaines croix (Croix Jacob, Doulven Vihan, Ty Ar Moal) parfois déplacées lors de l´aménagement des routes et chemins, sont marquées sur le cadastre de 1812 ; on observe la disparition d´une croix située au sud du Hayguen.

AUTEURS ET COMMANDITAIRES. La croix du cimetière est l´oeuvre du sculpteur Yan Larhantec établi à Morlaix dont la production sérielle est diffusée dans le tout le département. Les commanditaires de ces croix sont souvent des familles paysannes et des prêtres. La présence d´un calice (Croix Jacob, Ty Ar Moal) indique l´initiative d´un prêtre. La présence d´un symbole socio-professionnel, gravé, comme à Doulven Vihan, vraisemblablement une navette de tisserand, est exceptionnelle dans ce secteur.

MATERIAUX. On observe une utilisation majoritaire de la kersantite pour les parties sculptées (six récurrences). Deux réalisations, les plus anciennes, sont en granite (le Moënnec, le Quinquis). Le schiste est utilisé à Roc´h Cléguer (vestiges).

TYPOLOGIE ET ICONOGRAPHIE. On peut distinguer trois cas de figures : les croix frustes et sans décor (2 exemples), les croix avec décor sculpté (5 exemples) et les calvaires à personnages (2 exemples).

L´iconographie des oeuvres se répartit de la manière suivante : Christ en croix seul (2), Christ en croix et Vierge à l´Enfant (2), Groupe de Crucifixion (1), Vierge de Pitié (2) ; Christ en croix et saints divers (2).

SYNTHESE : Brasparts conserve un corpus diversifié de croix et calvaires parmi lesquels trois se détachent par leur qualité ou leurs caractéristiques particulières : le CALVAIRE DE L´ENCLOS PAROISSIAL à cause de la qualité des parties sculptées et de l´originalité de son iconographie, le calvaire de TY AR MOAL car il s´agit d´une création significative du 17e siècle commanditée par les habitants du secteur dont un prêtre et, figurant le relief d´un Christ, la croix du QUINQUIS représentant un type d´oeuvres dont ne subsistent que peu d'exemples.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations croix monumentale, calvaire
Adresse Commune : Brasparts
Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Décompte des œuvres repérés 9
étudiés 9

Références documentaires

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.