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Les croix monumentales et calvaires de la commune de Scrignac

Dossier IA29003598 réalisé en 2008

Fiche

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Sur un total de onze croix et calvaires localisés sur le territoire de Scrignac, dix ont été traités dans un dossier individuel. Les datations extrêmes se situent entre le 15e siècle et 1950. Une croix en bois de 1950 marquant, près de Lannuzon, l'endroit de la mort de l'abbé Jean-Marie Perrot, curé de Scrignac, a été repérée. Ces chiffres n´incluent pas trois autres oeuvres connues : l´ancien calvaire de Coat Quéau, qui, comme les pierres de la chapelle à laquelle il était associé, a été partiellement transféré dans les années 1920 à Scaër (Finistère). Un groupe sculpté de sainte Apolline provenant de ce calvaire est aujourd´hui conservé au musée départemental breton (Quimper). Les vestiges d´une croix (ou d´un calvaire) sont entreposés dans l´église de Scrignac. Le sort d´une croix (ou un calvaire) au bourg de Scrignac - l´oeuvre figure sur le cadastre de 1836 - demeure obscur.

Ce nombre, vu la superficie de la commune, n´est pas particulièrement élevé et laisse supposer un taux de disparition non négligeable.

Marquant souvent les anciennes voies de communication (Kerséac´h), les croix de chemin sont largement majoritaires. Certaines croix ont été légèrement déplacées lors des aménagements successifs des voies de communication.

DATATIONS (chronogrammes relevés : 1699, 1826, 1928, 1931). Les datations principales ne sont pas toujours aisées à établir, notamment en absence de décors portés et en raison de remaniements intervenus au cours du temps. Les périodes représentées vont de l´époque médiévale (Kerennou Huella) au milieu du 20e siècle (Lannuzon), en passant par une croix particulière, celle de Kervoazou qui commémore la mort accidentelle, en 1928, d´un notable finistérien. Au moins six croix remontent aux 15e et 16e siècles. Certaines dates de la première moitié du 19e siècle correspondent non pas à des créations mais à des restaurations et remontages.

AUTEURS ET COMMANDITAIRES. Le calvaire de Trénivel (première moitié 15e siècle), stylistiquement proche de la production des ateliers de sculpture actifs dans la vallée de l´Elorn, est issu du mécénat des cisterciens du Relec possessionnés dans ce secteur.

Certains commanditaires sont des prêtres (Quillivel, Toul Ar Groas) ou des paysans gérant parfois les affaires de la paroisse (fabrique). Une croix de prêtre désignée comme telle sur le cadastre de 1836 a disparu près de Pennanéac´h. La croix du cimetière (vers 1900) s´inscrit dans une production sérielle réalisée dans l´atelier du sculpteur Yves Hernot (1861-1929) établi à Lannion.

MATERIAUX. Parmi les matériaux mis en oeuvre, on observe une utilisation majoritaire du granite d´origines variées (extraction locale, Plouaret), plus rarement de la kersantite, essentiellement pour les parties sculptées (Trénivel, Coat Quéau, Toul Ar Groas).

TYPOLOGIE ET ICONOGRAPHIE. Les oeuvres se départagent en trois types récurrents : les croix avec décors sculptés (7), le calvaire à personnages (1), les croix d´inspiration celtique (3). L´iconographie du Christ en croix est largement majoritaire, parfois associée à celle de la Vierge ou d´une sainte.

CONCLUSION. Scrignac conserve un corpus de croix monumentales qui se distingue d´une part par son ancienneté et d´autre part par un recours, dans les années 1930, au répertoire néo-celtique prisé par le clergé local.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations croix monumentale, calvaire
Adresse Commune : Scrignac
Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Décompte des œuvres repéré 1
étudiés 10

Références documentaires

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.

    p. 344-347
  • LE GUENNEC, Louis. Le Finistère monumental. Morlaix et sa région. Quimper, 1979.

    p. 223-227