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Les croix et calvaires de la commune de Dinéault

Dossier IA29004433 réalisé en 2009

Fiche

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Onze croix et trois calvaires ont été localisés sur le territoire communal. Ce nombre et en corrélation avec la superficie importante de la commune. Les plus fortes densités s´observent autour du bourg alors qu'elles sont sensiblement plus faibles dans la partie ouest de la commune (massif du Ménez-Hom) ou encore dans la frange orientale (bois de Rozarnou et de Trévoazec). Marquant souvent les anciennes voies de communication, les croix de chemin sont largement majoritaires. Certaines ont été légèrement déplacées, notamment lors des aménagements successifs des routes et chemins.

DATATIONS.

Chronogrammes relevées : 1592 ; 1684 ; 1809 ; 1864 ; 1890 ; 1904 ; 1913 ; 1933.

Les périodes représentées vont de la première moitié du 16e siècle (calvaire de Loguispar, une partie du calvaire du bourg) à 1933 (Moulin de Lézaff).

Quatre oeuvres remontent au 16e siècle (bourg, Loguispar, Pen Ar Yeun, Ruminiou), deux au 17e siècle (le Guilly, Ty Ar Névez), quatre à la période allant de 1850 à 1900 (le Rest, le Restou, bourg, cimetière) et quatre ont été réalisées entre 1900 et 1933 (Ménic, Moulin de Lézaff, Resterlan, Kernévez).

AUTEURS ET COMMANDITAIRES.

Le calvaire de Ty Ar Névez et une partie du calvaire de l´église (1ère moitié 17e siècle) sont des réalisations du sculpteur Roland Doré ou de son atelier établi à Landerneau et dont la production a été largement diffusée dans le Léon et le nord de la Cornouaille.

Issus du monde rural, les commanditaires sont, parfois, comme à Ty Ar Huré (bourg) ou Ty Ar Névez (monogramme et calice sculpté), des prêtres ; ceci semble également être le cas pour la croix de Pen Ar Yeun (dite croix Lagadec). Au bourg, ce sont les fabriciens de la paroisse qui sont, à la fin du 17e siècle, à l´origine du renouveau du calvaire de l´église. Quant au calvaire de Loguispar, les armoiries qu´il porte indiquent une commande seigneuriale.

MATERIAUX.

Parmi les matériaux utilisés, on observe une utilisation du granite pour les fûts alors que les parties sculptées sont souvent, mais pas toujours, en kersantite. Quelques croix tardives (Ménic, Moulin de Lézaff, le Rest) portent des statues de Christen croix en fonte.

TYPOLOGIE ET ICONOGRAPHIE.

On peut distinguer deux cas de figures : les croix à décor sculpté ou appliqué (11) et les calvaires à personnages (3). Les fûts du calvaire de Loguispar et de la croix de Pen Ar Yeun se distinguent par des fûts portant un décor sculpté figurant un saint Marc, la croix du Guilly par la présence d´une tête de mort associée aux tibias. L´iconographie des parties sculptées est courante : Christ en croix, Vierge à l´Enfant, saint Jean, la Vierge et, pour les calvaires, l´introduction de personnages plus rares (saint Exupère, saint François d´Assise, saint Sébastien).

CONCLUSION.

Dinéault conserve un nombre important de croix monumentales et de calvaires parmi lesquels se distinguent plusieurs oeuvres de qualité dont trois calvaires - bourg, Loguispar, Ty Ar Névez ou Croaz Moudennou - ainsi que les croix de Ruminiou et du Guilly.

Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationscroix monumentale, calvaire
AdresseCommune : Dinéault
Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 14
étudiées 14

Références documentaires

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper, p. 65-67.