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Les charpentes armoricaines en Ille-et-Vilaine

Dossier IA35132360 réalisé en 2015

Fiche

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L’inventaire des charpentes armoricaines en Ille-et-Vilaine a été conduit dans le cadre d’un mémoire en tant qu'étudiant-chercheur en archéologie à l'Université de Rennes 2, dans le contexte d’un Appel à Projets initié en 2013 par la Région Bretagne, et renouvelé l’année suivante. Ce travail a bénéficié de l’abondante documentation textuelle et iconographique recueillie depuis 50 ans par le service de l’Inventaire, de son fonds bibliographique spécialisé et de ses connaissances sur un territoire à l’échelle régionale. Il a été mené dans la perspective d’une valorisation et d’une mise à disposition d’un large public, dans l’esprit de répondre à l’intérêt scientifique mais aussi de sensibiliser à un domaine trop souvent méconnu et fragilisé. Dans ce but, une partie des sites recensés comportent une fiche spécifique détaillant l’histoire, la localisation et la description de la structure. Les propos sont illustrés par des photographies et des plans.

Aires d'études Ille-et-Vilaine

L’exemple de charpente armoricaine le plus ancien daté par dendrochronologie se trouve au manoir de Longchamp à Miré dans le Maine-et-Loire. La datation est très précise car elle situe l’abattage à l’hiver 1341-1342 (datation CEDRE 2005). Une réalisation d’une charpente armoricaine dans la première moitié du XIVe siècle semble toutefois anecdotique car les autres sites datés les plus proches chronologiquement appartiennent au dernier quart du XIVe siècle : la chapelle Saint-Bibien à Echemiré (datation Dendrotech 2014) (49) de [1376-1393[d, le manoir du Molant à Bréal-sous-Montfort (datation Dendrotech 2014) (35) de [1385-1386d[, le manoir (?) du 32 rue du Prieuré à Saint-Martin-du-Bois (datation Dendrotech 2008) (49) vers 1388-1390 et le manoir de La Grande Touche à Pacé (datation Vincent BERNARD 2008) (35) vers 1390.

Il est certain que des édifices soient équipés de charpente armoricaine au cours de la seconde moitié du XIVe siècle. Il est évident que le véritable démarrage de ce mode de couvrement est à situer dans les deux dernières décennies du XIVe siècle. Les raisons de ce succès architectural qui règnera pendant plus d’un siècle sont à la fois politique, économique et sociétale.

Le retour d’exil du duc Jean IV en 1379 est à l’origine de la stabilisation et du développement du duché de Bretagne. Le roi de France Charles VI lui reconnait son autorité en 1381. Les années qui suivent sont marquées par une légère reprise économique où se concluent les premiers accords commerciaux et un effort de remise en ordre des seigneuries ducales dont on rédigera alors une série de rentiers : à Hennebont-Nostang, Nantes, Rennes. C’est à cette période que se développa un Parlement avec la création d’un président nommé « juge universel de Bretagne » qui n’est autre que Guillaume Levesque, seigneur du Molant. La datation dendrochronologique de la charpente armoricaine du manoir du Molant entreprise par le laboratoire Dendrotech dans le cadre de ce mémoire a permis de situer précisément la mise en œuvre de la charpente à l’année 1386. On constate donc que le logis est érigé à la suite de la nomination de Guillaume Levesque à la tête de la justice du duché. Le manoir est alors un lieu de haute justice où la magnifique salle basse sous charpente tient une place primordiale. Par ailleurs, dès 1384, Jean IV s’affirma comme « duc par la grâce de Dieu », titulature mentionnée pour la première fois en 1385. Elle devint systématique au plus tard en 1417.. L’affirmation de la couronne royale de Bretagne par le duc est symbolisée par le droit de battre monnaie d’or et d’argent et que nul en dehors de lui n’a le droit de lever l’impôt en Bretagne, pas même le roi de France (COPY J.-Y., 1382, p. 171-19). Les successeurs de Jean IV s’inscrivent dans la même ligne politique avec la volonté de faire de la Bretagne un Etat à part entière. Ainsi, pendant toute la guerre de Cent Ans ils établirent des alliances tantôt avec la France tantôt avec l’Angleterre dans l’idée de renforcer leur autonomie (KERHERVE J. in MIGNOT C. CHATENET M., 1993, p. 30).

Cependant, comme le rappelle Jean Kerhervé : « le malheur de la Bretagne, ce fut d’avoir grandi au moment même où la France parvenait à un stade de développement étatique et de centralisation tel que le roi ne pouvait plus tolérer de pouvoir concurrent dans les limites du royaume ». L’annexion de la Bretagne au royaume de France devenait alors inéluctable. L’union du duché de Bretagne à la France commence véritablement en 1491 par le mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne. Il faudra cependant une quarantaine d’années pour qu’une union de fait soit transformée par une union de droit grâce aux édits de 1532. Certaines familles nobles de l’ancien duché continuèrent de jouer un rôle politique mais elles durent prêter allégeance à un nouveau serment. Néanmoins, certaines charges politiques revinrent à des officiers d’origine française.

D’un point de vu économique, le XVe et le XVIe siècle marquent une période de fort dynamisme. Il est vrai que le duché souffrit moins des désagréments de la guerre qu’une grande partie des régions françaises. La fin du Moyen Âge fut donc favorable à l’essor économique et commercial en Bretagne. Ces deux siècles permirent l’ouverture des campagnes bretonnes qui profita à l’ensemble de la société rurale. D’autant plus que la part des campagnes bretonnes concentre à cette époque l’immense majorité de la population avec une estimation de 93% pour le XVe siècle (CROIX A., 1981, p. 153). A la fin du XIVe siècle et pendant la première moitié du XVe siècle se multiplient les chantiers de constructions, qu’ils soient monumentaux (cathédrales de Quimper, Vannes, Nantes, Saint-Brieuc) ou plus modestes (manoirs, églises, chapelles…). Le travail d’inventaire permet de remarquer qu’un nombre considérable d’édifices sont construits, reconstruits ou aménagés dans le grand ouest de la France à cette période, autant en ville qu’à la campagne. L’essor des manoirs mais aussi des édifices religieux s’inscrit donc dans un contexte de prospérité générale des campagnes et de la société rurale.

Pour résumer, la diffusion des premières charpentes armoricaines ne peut se détacher de la volonté des élites du duché de Bretagne de se retrouver autour de valeurs identitaires qui leur est propre. Ce modèle de charpente apparent émerge véritablement en même temps que se développe les institutions de gouvernement voulues par le duc Jean IV au cours des années 1380-1390. Le contexte politique et économique favorable entraine la construction ou le remaniement de milliers de bâtiments de hauts rangs comme les manoirs, les églises ou les chapelles. D’autant que la densité nobiliaire moyenne pourrait être deux fois plus élevée que celle du royaume. En effet, on estime que les nobles représentent 4% de la population du duché contre 2% en France et 1,7% en Angleterre au milieu du XVe siècle (MIGNOT C. CHATENET M., 1993, p. 312). Le nombre de familles nobles en Bretagne est évalué entre 9000 et 10000 inégalement réparties sur le territoire (POCQUET DU HAUT-JUSSE B.-A., 1966, p. 785-800; LEGAY J.-P et MARTIN H., 1982. : tous deux proposent des ordres de grandeur semblables).

Très tôt les pratiques nobiliaires en termes d’architecture vont évoluer pour adopter le style du royaume. L’usage de la salle basse sous charpente perd progressivement de son aura au cours de la seconde moitié du XVe siècle (RIOULT J. J. in MIGNOT C. CHATENET M., 1993, p. 117). Il semble cependant qu’elle perdure encore au moins un siècle dans les manoirs appartenant à la petite noblesse. En effet, les charpentes armoricaines estimées être mises en œuvre au début du XVIe siècle appartiennent toutes à des édifices manoriaux de dimensions et d’allures modestes comme par exemple le manoir de Porcaro à Comblessac (35). Certains de ces édifices manoriaux ne font pas plus de 50 m2. Nous expliquons la persistance des charpentes armoricaines dans ces logis par la volonté du seigneur de garder un symbole de noblesse qui lui permet de se distinguer de l’habitat paysan. Le manoir de Porcaro à Comblessac ne compte d’ailleurs qu’une seule ferme à liens courbes alors que la seconde est de plan très simple. Les deux fermes sont pourtant indiscutablement contemporaines. Le déclin de la charpente armoricaine dans les édifices religieux est beaucoup plus tardif que pour les manoirs. Toutefois, le milieu du XVIe semble être une date rarement dépassée. La date la plus basse mesurée par dendrochronologie est celle de la nef de la chapelle Saint-Gonéry à Plougrescant dans le nord des Côtes-d’Armor. Le laboratoire Dendrotech estime la mise en œuvre de la charpente entre 1479 et 1494.

Une des raisons principales de l’affaiblissement des charpentes armoricaines dans les édifices civils tient en l’apparition d’une nouvelle forme d’habitat où l’étage plafonné est la norme. Dès lors les deux systèmes de logis cohabitent dès les années 1450. C’est vers cette date qu’apparaissent pour la première fois les planchers-étages au niveau des salles et des chambres. La question de l’insertion des planchers dans les édifices manoriaux à charpente apparente est étudiée depuis plusieurs années par les chercheurs gallois Gwyn Meirion-Jones et Michael Jones :« nous avons décrit ailleurs le phénomène de l’insertion des plafonds/planchers dans les salles basses (et hautes) avec charpente apparente (MEIRION-JONES G., JONES M., PIlCHER J.-R., 1995). Les plus anciens exemples connus datent de la fin du quinzième siècle, mais c’est probablement au siècle suivant qu’appartiennent la plupart des exemples, bien qu’on ait continué d’en placer jusqu’à une date avancée du dix-septième siècle ». Il est très intéressant de souligner que certains manoirs insèrent des plafonds/planchers dissimulant la charpente alors qu’à la même période des chapelles ou des manoirs plus modestes sont édifiés avec une charpente armoricaine. D’ailleurs on continuera de réaliser des charpentes armoricaines apparentes alors que des manoirs abandonnent ce mode de couvrement. De cette manière, des édifices s’équipent de charpente à fermes et pannes simples non apparentes. On relèvera le cas du manoir de Goasven à Plougasnou (29) daté par dendrochronologie des années 1491-1494 (Datation Dendrotech en 2013).

La charpente du manoir de Vassé à Torcé en Ille-et-Vilaine datée par dendrochronologie du printemps 1520d ((Datation Dendrotech 2013) est l’exemple parfait de la charpente à fermes et pannes qui se répandra dans l’architecture manoriale de la petite et moyenne noblesse bretonne du XVIe siècle. Avec le déclin des charpentes apparentes, seul l’aspect mécanique de la structure de couvrement importe. Il n’y a donc plus de raisons pour les commanditaires ou pour les charpentiers de construire une charpente à liens courbes, largement chanfreinée et décorée. Surtout que ce genre de charpente devait nécessiter une main d’œuvre spécialisée avec une sélection plus rigoureuse des arbres pour les pièces courbes comme les aisseliers ou les jambes de force. Pour le commanditaire, le passage de la charpente armoricaine à la charpente française à fermes et pannes classique devait être source d’économie d’argent et de temps, bien que les deux soient souvent liés.

Les charpentes du XVIe siècle paraissent conserver les mêmes dimensions et sections de bois que pour les exemples armoricains. Pourtant les jambes de force et les aisseliers sont rarement présents pour cette période. Il est donc prouvé que la forte section des arbalétriers dans le plan des fermes suffit à elle seule à supporter les charges de la toiture. Ainsi les jambes de forces et les aisseliers sont employés dans le genre armoricain dans un but presqu’uniquement décoratif, servant à la réalisation de l’intrados et à l’harmonie générale des fermes.

Le passage du modèle des manoirs à salles basses sous charpente à un modèle plafonné s’est fait sur une longue durée. Il est impossible de donner une date de début et de fin des édifices à charpente apparente. Jean-Jacques Rioult écrit à propos du succès du logis à salle basse sous charpente (RIOULT J.-J., in MIGNOT C. CHATENET M., 1993, p. 117) : « quelques exemples du dernier quart du XVe siècle témoignent de sa longévité ». L’auteur cite ici l’exemple du manoir de Méliau à Pommeret dans les Côtes-d’Armor où le traitement des moulures de la fenêtre de la salle accuse une date postérieure à 1470. Ce manoir se présente pourtant à nous par un plan ternaire avec une charpente armoricaine. Cependant, les édifices manoriaux construits aux environs de 1500 tendent à remplacer la charpente apparente par un plafond à poutres et solives apparentes. Pourtant, ces logis conservent encore un plan tripartite avec une salle centrale et des chambres latérales à l’étage en demi-niveaux. Il en va ainsi au manoir de La Pommeraye au Foeil (22) construit vraisemblablement après 1550.

Les dernières décennies du Moyen Âge sont marquées par un souci grandissant du confort. En effet, la division des énormes volumes des salles basses sous charpentes par des plafonds-planchers permet de faciliter le chauffage des pièces, de gagner des pièces et de pouvoir circuler sur tout l’étage sans devoir passer par la salle basse comme auparavant. D’autant plus que les chambres latérales des manoirs à salle basse sous charpente exigeaient la présence de deux escaliers, éléments très coûteux à l’époque (MICHAEL J., MEIRION-JONES G., GUIBAL F., PILCHER J., 1989, p. 96; MEIRION-JONES G et JONES M., 1991, p. 183). De nos jours, tous les manoirs à salle basse sous charpente connus dans le Massif armoricain sont pourvus d’un plafond-plancher. Les premiers remaniements apparaissent au cours de la seconde moitié du XVe siècle comme par exemple au manoir du Bois Orcan à Noyal-sur-Vilaine où les planchers ont été datés par dendrochronologie des environs de 1495 (MEIRION-JONES, JONES M., HARRIS R.-B.et al, 1999, p. 67-123). Cette grande phase de reconstruction ou plus précisément de modernisation des édifices manoriaux semble s’étaler jusque dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Ces remaniements sont révélateurs de l’évolution des modes de vie de la noblesse qui dépasse les frontières du Massif armoricain. Le professeur Gwyn Meirion-Jones et l’historien Michael Jones résument très bien cela a propos du manoir de La Hélardière en Donges (44) : « L’intimité et le confort étaient désormais les principaux besoins ; la fonction publique que jouait la salle basse au Moyen Âge était en plein déclin et la salle était en train de se transformer en salle à manger. La Renaissance était arrivée à La Hélardière ». La création d’un plancher au niveau de la pièce centrale permet une circulation continue sur tout l’étage. C’est pour cette raison que les tours d’escalier en vis hors œuvre se démocratisent jusqu’à devenir un des symboles de l’habitat noble au détriment de la charpente armoricaine.

Pour les régions aux limites orientales du Massif armoricain comme l’Anjou, il semble que la salle perde de son volume au cours du XVIe siècle (CARRE G., LITOUX E., in MEIRION-JONES et al., 2013, p. 327-343). Cette diminution concerne la hauteur de la pièce mais aussi sa longueur. Le même constat a été observé dans d’autres régions comme au Pays d’Auge ou dans les îles Anglo-Normandes.

L’abandon progressif des charpentes armoricaines pour les édifices religieux s’explique en partie par la généralisation des voûtes. Les premières voûtes semblent commencer dès la fin du XVe siècle. Contrairement aux idées reçues (DECENEUX M, 1980) ce modèle de charpente n’a jamais été construit dans le but d’être lambrissé. Les lambris sont toujours installés a posteriori. Le plus souvent, les voûtes profitent de la forme circulaire de l’intrados déjà existante (chapelle Saint-Hamon à Plescop (56), la chapelle Saint-Servais à Pont-Scorff (56), église Saint-Pierre de Plougasnou (29), etc.). Il arrive cependant que certaines charpentes soient entièrement dissimulées – entraits compris – par une voûte lambrissée ou maçonnée : église paroissiale Saint-Beheau à Priziac (56), église Saint-Ronan à Locronan (29) et la cathédrale Saint-Samson à Dol-de-Bretagne (35). Il est intéressant de souligner que pour ces deux derniers sites, la voûte maçonnée était prévue dès la construction de l’édifice car les pierres du départ des voûtes ne montrent aucune trace de reprise dans la maçonnerie. Cela nous laisse penser que la voûte ait été réalisée quelques années après la fin du chantier le temps de réunir les fonds nécessaires. En attendant le voûtement, ces deux édifices ont toutefois été pourvues d’une charpente armoricaine visible peu de temps seulement. Cela n’a pas empêché l’accomplissement d’une remarquable charpente richement décorée et d’un alignement continu de corbeaux en pierres sculpté en partie haute des murs de l’église paroissiale Saint-Ronan à Locronan.

Période(s) Principale : 2e moitié 14e siècle, 15e siècle, 16e siècle

Les charpentes armoricaines se présentent sous la forme d'une structure à fermes et à pannes bien particulière. Toutefois, chaque charpente est unique et son appartenance au modèle armoricain repose sur de nombreux critères. Néanmoins, les fermes sont toujours équipées d’un entrait, de deux arbalétriers, d’un ou deux faux-entrait, d’un poinçon (long ou court) et de jambes de force. Lorsque les faux-entraits sont droits, ils sont toujours équipés d’aisseliers courbes. L’emploi de bois cintrés comme les faux-entraits, les aisseliers ou les jambes de force est une des caractéristiques indispensables aux charpentes armoricaines. Leur courbure naturelle s’ajoute au délardement des arbalétriers pour s’inscrire dans un intrados en plein cintre ou en arc brisé. De manière générale, les bois sont larges dans le plan des fermes. Les entraits, les poinçons, les pannes et les faux-entraits droits sont toujours issus de bois de brin alors que les autres pièces sont équarries à la doloire avant d’être sciées de long. A l’instar des exemples médiévaux du nord ouest de la France, le chêne est le matériau exclusif utilisé par les charpentiers. Toujours de manière générale, on observe que les arbalétriers prennent départ entre les murs, au niveau du nu intérieur. Les fermes supportent les pannes par l’intermédiaire d’encoches ou des tenons flottants voir par des chevilles mais aucunement par des échantignoles clouées aux arbalétriers. Chaque versant comporte en moyenne deux cours de pannes mais leur nombre varie de un à trois suivant la dimension de l’édifice. Les charpentes armoricaines ne sont pas qu’un simple moyen de couvrement. En effet, le soin apporté aux pièces et la richesse des décors polygonaux, bagués, trilobés ou moulurés ainsi que l’harmonie générale de la structure témoigne de leur volonté d’apparat. Il s’agit toujours de structures faites pour être vues à fort caractère ostentatoire. Contrairement aux idées reçues, les fermes ne sont jamais lambrissées à l’origine. Il arrive bien souvent que cela se présente dans les édifices religieux mais il s’agit toujours d’une réalisation postérieure. Ainsi, aucun élément ne vient masquer la structure. Lorsque c’est le cas, nous pouvons être persuadé qu’il s’agisse d’une phase postérieure de remaniement. De cette manière, la très grande majorité des édifices manoriaux ont vu leur charpente cachée voir « mutilée » lors de l’insertion des plafonds-planchers. Ces modifications interviennent parfois dès le XVe siècle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Loire-Atlantique : B 1581, 1890, 2187.

    Archives départementales de Loire-Atlantique
Bibliographie
  • COLLECTIF. Le manoir en Bretagne : 1380-1600. Paris, Monum, Cahiers de l´Inventaire, Imprimerie nationale Editions, Inventaire général, 1993, 348 p.

  • BERNARD V., LE DIGOL Y., 2003, Rapport d’étude dendrochronologique, Manoir du Plessis-Mélesse (35), Laboratoire d'archéobotanique, Université Rennes

    Unité Mixte de Recherches 6565 du CNRS
  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929

  • OLIVIER Corentin, Les charpentes armoricaines : inventaire, caractéristiques et mise en œuvre d’un type de charpente méconnu, Mémoire de master 2, Université Rennes 2, sous la direction de LAFFONT Pierre-Yves et BERNARD Vincent, 2013-2014, 410 p.

    Unité Mixte de Recherches 6565 du CNRS
(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne ; (c) Corentin Olivier - Olivier Corentin