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Les cales de la commune de Landévennec

Dossier IA29004739 réalisé en 2011

Fiche

Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationscale, digue, embarcadère
AdresseCommune : Landévennec

Éloignée des axes terrestres de circulation, la commune de Landévennec a su tirer profit de l'Aulne avant que la construction du pont de Térénez ne vienne bousculer les habitudes d'échanges maritimes et fluviales. Au 17e siècle, les moines de Landévennec sont titulaires des droits de passages sur l'Aulne. La qualité du service semble dépendre des tarifs perçus. Si les différents lieux de passage utilisés au 17e siècle sont connus, les passeurs semblent avoir le droit d'accoster où bon leur semble, que ce soit à Poulbehen (indiqué Poul Bec´hin sur le cadastre de 1831, actuellement Porz Coz), à la chapelle du Folgoat ou ailleurs comme indiqué dans le bail de Jan Thomas et Yves Rolland passé le 21 août 1661. Le passage de Poulbehen a fonctionné jusqu´à la fin du 18e siècle. Au cours du 19e siècle, les cales ont été maçonnées afin de pouvoir faciliter les chargements et déchargements de marchandises et embarquement et débarquement d´animaux et de passagers. Il existait un passage à l'anse de Penforn utilisé pour aller au Faou (passage autorisé en 1841 et utilisé jusqu'en 1950). La cale Porz an Treiz communiquait avec celle de Térènez : bien que située sur la commune d'Argol, elle desservait toute la partie sud de la commune de Landévennec. Le Moulin-mer possède sa propre cale où arrivait la matière première et d'où partaient les farines. Un rapport des Eaux et Forêts de 1885 indique que 8/10e des 800 à 1 000 sacs de grains de 100 kilos sont acheminés par mer. C'est la cale de Port-Maria qui était utilisée pour la liaison Port-Launay/Brest, trois fois par semaine. Construite en 1867, elle est prolongée de 40 mètres en 1874 et atteint une longueur de 78 mètres. Lors du conseil municipal du 8 mars 1914, le prolongement de la cale est demandé : sa courte longueur empêche d'accoster par grand coefficient ou même à mi-marée engendrant retards et nécessitant d'utiliser des canots pour débarquer passagers et marchandises.

Période(s)Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

La cale actuelle de Port-Maria n'est plus une cale maçonnée mais cimentée à usage d'embarquement pour les navettes de l'Aulne.

Décompte des œuvres repérés 4
étudié 1

Références documentaires

Périodiques
  • CADIOU, Didier. De bacs en ponts in Avel gornog, n°5, juin 1997.

    pp. 14-23