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Le patrimoine mobilier de l'église Saint-Nicolas (Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine)

Dossier IM35021691 inclus dans Eglise paroissiale Saint-Nicolas (Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine) réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

L´origine de la paroisse de Châteauneuf est mal connue et remonterait au moins au 12e siècle (une bulle pontificale de 1181 la mentionne). Il semble que la chapelle castrale, essentiellement du 15e siècle, soit devenue l´église paroissiale ; probablement édifiée au même endroit que celle d´aujourd´hui, elle comportait une seule nef terminée par un chevet droit. La maîtresse-vitre qui ornait ce dernier fut offerte par les familles de Rieux et d´Epinay ; elle a été réalisée entre 1570, date du mariage de Guy de Rieux avec Magdeleine d'Espinay et 1591, année de la mort de Guy de Rieux. Les armoiries de la famille de Béringhen ont été ajoutées par la suite (au 17e siècle). Elle était consacrée à la Passion du Christ. La description proposée par Guillotin de Corson provient d'un terrier manuscrit du 18e siècle, conservé alors dans les archives du château de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine. Le plan de l´église va évoluer au cours du temps : l´adjonction de quatre chapelles va sensiblement le modifier jusqu´à obtenir l´édifice que nous connaissons aujourd´hui.

Dans la seconde moitié du 15e siècle sont construites en vis à vis deux chapelles qui s´ouvrent sur la nef par une grande arcade en arc brisé ; ces deux chapelles seront elles-mêmes doublées à la fin du 16e et au 17e siècles.

La chapelle sud, dédiée au Saint-Esprit, servait de chapelle prohibitive aux seigneurs de Châteauneuf ; elle est couverte d´une voûte d´arêtes dont la clé porte les armes portées par la famille de Rieux à partir de 1374, soit un écartelé de Rieux et de Rochefort. Elle était éclairée à l´est (baie 4) par une verrière ornée de la Résurrection et du Jugement dernier – disparue -, et à l´ouest (baie 8) par une autre verrière dont quelques fragments ont été redécouverts en 1992, lors de la restauration intérieure de l´église. Elle comportait une tribune seigneuriale reconstruite peu de temps avant la Révolution puis vers 1847, et détruite en 1992. Enfin, elle abritait le tombeau de Jean V de Rieux et de Béatrice de Jonchères, sa femme, morts en 1563 ; ce tombeau fut vraisemblablement élevé par Guy Ier de Rieux à la mémoire de ses parents, en 1563 comme l'indique le texte de l'épitaphe. Il a été détruit pendant la Révolution.

Toujours au sud, une chapelle, dédiée au Rosaire et construite au 17e siècle, prolonge la chapelle seigneuriale vers l´ouest. L´inscription lue par Banéat au début du 20e siècle : « lan 1595 fut comen c - cet acroissement - deglise - et parachevé - par Mre Thomas Poussin - architecte du Roy » concernait peut-être cet ajout ; elle n´a pas été retrouvée.

La chapelle nord est située sous le clocher. A côté d´elle, vers l´ouest, le trésorier de la fabrique, André Belhoste, fit construire, en 1670, une chapelle dédiée à saint Yves et à saint Mathurin.

Très peu de traces nous sont parvenues du mobilier du 18e siècle. Un menuisier nommé Restif fournit en 1710 un retable pour l´autel Saint-Yves. La chaire est acquise en 1732 auprès d´un menuisier nommé François Jamet. Au milieu du siècle sont installés deux retables, l´un pour l´autel Saint-Mathurin, l´autre dans la chapelle du Rosaire, qui obstrua la baie 8. Deux confessionnaux sont fabriqués par Jean Galopet, menuisier à Plouër-sur-Rance, en 1752 ; celui qui subsiste dans la chapelle sous le clocher est peut-être le seul témoin de tous ces meubles.

Des réaménagements intérieurs et des réparations ont lieu dans l´église à partir de 1853, sous la direction de Davoust, entrepreneur à Saint-Jouan-les-Guérêts. En 1872, on décide d´allonger le choeur de quelques mètres, une décision qui fut fatale à la maîtresse-vitre qui disparut alors. Les verrières sont toutes remplacées par l'Atelier du Carmel du Mans. Elles seront restaurées une première fois vers 1950 (tympan de la maîtresse-vitre) ; en 1976, l'Atelier Rennais du Vitrail intervient dans les visages de saint Joseph et de sainte Marie-Madeleine de la même verrière. C'est probablement le même atelier qui remplace la rose de la baie 6 (Pain et poisson), les rosaces de la nef (colombes au calice et saint François-Xavier). Les verrières géométriques des baies 5 et 10 ont peut-être été remplacées dans les années 1980-90.

Le décor de choeur comporte un groupe de 2x4 stalles surmontées de leur lambris, peut-être installées en 1868 par le menuisier Joseph Lechoux, contre le mur est, sous la maîtresse-vitre ; un groupe de 2x3 stalles dont le lambris a été dessiné à l'identique du premier, 2 bancs de choeur ainsi que des décors lambrissés au-dessus de la porte de la sacristie et en face d'elle, ce dernier ensemble ayant été réalisé en 1879.

L'ensemble du maître-autel a été fabriqué, d'après un dessin de l'abbé Brune, par le marbrier rennais Folliot en 1878 pour 3184 F. Béni en 1879, il est actuellement installé dans la chapelle sud-est.

Quatre statues de bois présentent un réel intérêt ; la plus ancienne (16e siècle-17e siècle), celle de saint Denis située dans le bas de la nef, provient très probablement de la chapelle Saint-Denis ou Saint-Dennery, mentionnée en 1572 et 1578 dans le faubourg de la Carrée et fut à l'origine de la foire de Saint-Denis qui existait encore à la fin du 19e siècle. A côté d´elle, celle de saint Mathurin ornait vraisemblablement la chapelle éponyme fondée dans l´église en 1670. Les deux statues situées dans le choeur, de bien meilleure qualité, représentent saint Nicolas de Bari, patron de la paroisse, et saint Gilles ; cette dernière provient peut-être de la chapelle Saint-Gilles du Dolet autrefois à Saint-Suliac, mais qui dépendit de la cure de Châteauneuf jusqu'au 18e siècle.

Lors de cette enquête, il n'a été ouvert aucun dossier sur les cloches et le décor sculpté porté par l´architecture. Par convention, on considère que l'église est orientée est-ouest ; les verrières sont numérotées impaires au nord, paires au sud, en commençant par l'est ; la verrière orientale (maîtresse-vitre) porte le numéro 0.

Parties constituantes non étudiées claquoir, chape, chape, chape, autel, tabernacle, autel, clôture d'autel, stalle, stalle, lambris de demi-revêtement, banc de choeur, niche, statue, chandelier d'autel, croix, fonts baptismaux, lavabo en niche, verrière, statue, coeur de dévotion, statue, custode, chasuble, étole, statue, burettes, chape, chasuble, tabouret d'église, fauteuil de célébrant, tabouret d'église, ampoule à saint chrême, confessionnal, ostensoir, harmonium, seau à eau bénite, encensoir, navette à encens, pupitre-thabor, croix d'autel, chandelier d'église, plateau de communion, chasuble, étole, chasuble, étole, chasuble, statue, statue, croix-reliquaire, étole, chasuble, bourse de corporal, étole, chape, conopée, lanterne de procession, croix de procession, croix de procession, voile huméral, chape, chasuble, chasuble, étole, chasuble, chasuble, étole, chasuble, autel, niche, dalle funéraire, harmonium, croix de procession, tableau, cadre, chape, chape, chape, chape, chape, chape, ostensoir, chape, tableau commémoratif des morts, chape, chape, chape, chape, chape, chasuble, étole, chape, croix d'autel, chasuble, étole, étole, chandelier d'église, chandelier d'église, étole, reliquaire, étole, chandelier d'autel, chandelier d'autel, calice de séminariste, burettes, custode, chandelier d'église, chasuble, chasuble, chasuble, chasuble, étole, chasuble, étole, étole, chasuble, chasuble, étole, chasuble, étole, chasuble, étole, chasuble, étole, étole, étole, étole, chasuble, crèche de Noël
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine
Localisation Commune : Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927.

    t. 1, p. 374 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1883.

    t. 4, p. 386-393 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • POCQUET DU HAUT-JUSSÉ, Bertrand. Le mobilier religieux du XIXe siècle en Ille-et-Vilaine. Bannalec : imprimerie Régionale, 1985.

    p. 262, 351, 360 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • POTTIER, Louis. L'église Saint-Nicolas de Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine. 1993.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 397 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Inventaire général du Patrimoine Culturel. Région Bretagne. Les Vitraux de Bretagne. ; par Françoise GATOUILLAT et Michel HEROLD. Rennes : Presses Universitaires de Rennes (P.U.R.), 2005. (Recensement des vitraux anciens de la France, Corpus Vitrearum, France - Recensement VII).

    p. 272 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)