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Le Bourg de Hôpital-Camfrout

Dossier IA29005510 inclus dans Monument aux morts réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

L'analyse des données du recensement de la population du 19e siècle nous informe sur le nombre d'habitants du bourg mais aussi sur le nombre de maisons et les métiers exercés.

Habitants et maisons :

1846 : 184 habitants pour 42 maisons.

1856 : 215 habitants pour 43 maisons

1861 : 215 habitants pour 34 maisons.

1866 : 335 habitants pour 50 maisons.

1881 : 379 habitants pour 61 maisons.

1891 : 444 habitants pour 70 maisons.

1896 : 449 habitants pour 75 maisons.

1901 : 432 habitants pour 73 maisons.

1911 : 461 habitants pour 74 maisons.

Les métiers :

En 1846, les métiers recensés sont les suivants : cultivateur (5), journalier (11), tailleur de pierre (15), fendeur de pierre (2), matelots et marins (5), commerçants (débitant de tabac, boucher, cordonnier).

En 1856, les métiers les plus exercés sont cultivateurs, journaliers, tailleurs de pierre, commerçants (aubergiste, cabaretier, cordonnier, couturière), marin et forgeron. Il est intéressant de constater qu'une personne peut exercer plusieurs métiers : domestique et forgeron, domestique et mousse, domestique et tailleur de pierre. Les épouses exercent le plus souvent le même emploi que leur mari : cultivatrice, commerçante.

En 1866, 50 tailleurs de pierre sont recensés, 4 chef carriers, 14 cultivateurs et 15 journaliers et 27 liés aux métiers du commerce et du service (6 cordonniers, 1 épicière, 1 buandière, 15 couturières, 2 cabaretières). Des métiers liés à la mer : 1 calfat et 15 marins. Des douaniers, des menuisiers, charpentier, fournier, briqueur et ébéniste.

En 1876, le nombre de cultivateur est en baisse (5), tandis que les métiers liés au commerce augmentent ainsi que le nombres de personnes travaillant dans les carrières (41).

Le recensement des maisons du bourg et de la rue Emile Salaün met en évidence cette augmentation de population et le développement des activités commerciales (maisons à boutique).

Dénominationsbourg
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique
AdresseCommune : Hôpital-Camfrout

Le bourg de l'Hôpital-Camfrout s'est développé autour de l'église paroissiale, en fond de ria. Le bourg de l'Hôpital-Camfrout est un lieu de passage depuis longtemps en raison de sa proximité avec l'abbaye de Landévennec et il s'y trouvait une maladrerie ainsi qu'un lieu d'accueil pour les pèlerins.

Les accès au bourg de l'Hôpital-Camfrout, facteurs de développement :

La modification du tracé de la route de Quimper à Landerneau a eu une incidence sur le développement du bourg. Avant 1843 c'est la route du Faou à Daoulas qui traverse l'Hôpital-Camfrout, la route de Landerneau passant par Keranot à l'est de la commune. A cette même période, l'exploitation des carrières de kersanton devient quasi industrielle. Ces deux facteurs font que l'architecture du 19e siècle (type ternaire ; architecture commerciale) est très présente au bourg.

Les voies d'accès vers l'ouest de la commune se sont développées au 20e siècle que ce soit en direction de Kerascoët ou de Traon. Le long des ces axes, depuis le bourg, c'est un habitat datant pour l'essentiel du second quart du 20e siècle.

Le bâti du bourg :

Le long de l'actuelle rue de la mairie, il reste quelques maisons du 17e siècle, dont celle du 10, rue de la mairie, datée 1666, qui a conservé ses volumes et sa façade. Ces maisons sont situées sur un enrochement schisteux.

A Pors huel, partie sud de la rue de la mairie, se situe l'ancien presbytère 18e siècle avec un puits.

La partie nord de la rue de la mairie n'est bordée par un quai que depuis la fin du 19e siècle. La rue Rudevel, est aussi une ancienne rue du bourg. Elle n'a été doublée par la rue de la rive qu'au cours du milieu du 20e siècle. Plusieurs constructions de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle (certaines construites à l'emplacement de maisons plus anciennes) et une maison du 17e siècle s'y trouvent.

Au cours du second quart du 20e siècle, le bourg s'est développé vers la rue de la rive lors de la création de la route vers le Pouligou et de l'endiguement de la rive droite du Camfrout ; un bel exemple de maison jumelée est à signaler, typique de l'architecture urbaine (17,18, rue de la rive). L'actuelle rue de Tibidy présente aussi des exemples d'architecture urbaine du second quart du 20e siècle. Le développement induit par la création de la rue Emile Salaün est abordé dans un autre dossier.

L'étude du cadastre ancien montre peu de changements dans le parcellaire. L'implantation du bâti est aussi identique mais les maisons ont été modifiées au cours de la fin du 19e siècle et début 20e siècle lors du développement économique de la commune : 1, 3, et 4 rue de la mairie sont des anciens commerces ; la façade de la maison située au 6, rue de la mairie a été modifiée dans les années 1930.

Les bâtiments publics :

La mairie n'est située dans le bourg que depuis 1870. Auparavant l'administration publique était hébergée à Lescoat, demeure du maire d'alors M. Le Bras. En 1870, la commune fait construire une mairie-école dans le bourg. De nouvelles écoles sont construites en 1886 et en 1916 dans le bourg. La proximité de nombreux hameaux de Logonna et Irvillac (jusqu'en 1946) donnait à ces écoles du bourg un positionnement central. Contrairement à d'autres communes, il n'y a pas d'école dite rurale.

Le recensement réalisé en octobre 2012 permet d'analyser le bâti du bourg de la façon suivante :

Les limites du bourg prises pour le recensement concernent le bourg, la rue de Tibidy, la partie sud de la rue de Keraliou, la rue de la rive (avant Le Pouligou) et rue Rudével.

Si les 17e et 18e siècle ne représente que 10% du bâti c'est en raison des modifications et rénovations réalisées. Le 19e siècle représente 36% du bâti et le 20e siècle (jusque années 1945), 50%. Ce que les dates portées confirment.

Période(s)Principale : 17e siècle
Dates1666, porte la date
1872, porte la date
1885, porte la date
1912, porte la date
1922, porte la date
1924, porte la date
1925, porte la date

Le bourg s'est développé au sud (rue de Keraliou et rue de Tibidy), à l'ouest (rue de la rive). Le développement induit par la création de la rue Emile Salaün est abordé dans un autre dossier.

Rue de la mairie :

Maisons du 17e siècle en kersanton construites sur affleurement schisteux, à rez-de-chaussée, étage carré et étage de comble. L'essentiel des maisons de cette rue sont de type ternaire et ont eu une fonction de commerces, elles sont enduites. Certaines sont en mauvais état du fait de l'arrêt de la fonction commerciale.

Rue de la rive : maisons de type pavillonnaire soit rez-de-chaussée surélevé, étage carré et toit à longs pans (6, rue de la rive), parfois jumélée (17 et 18 rue de la rive), soit maisons de très petites tailles mais recevant, en guise de signe distinctif, un enduit ciment avec motifs symétriques (14, rue de la rive) ou jumelées avec couverture en tuiles mécaniques ; quelques variantes du type ternaire (4, rue de la rive, datée 1922 ; 12 rue de la rive, datée 1924). Au clos Lannec, une maison du second quart 20e siècle présente des encadrements de fenêtres en micro-diorite quartzite (utilisation tardive).

Les maisons situées rue de Rudével (ancienne route allant vers l'ouest de la commune) ne garde aucune trace d'ancienneté, des modifications ou reconstructions ayant eu lieu à la fin du 19e siècle. A signaler cependant la maison sise au 5, rue Rudevel : charpente 18e siècle avec des ouvertures aux linteaux de bois, la porte en accolade en façade nord est peut-être un remontage, cheminée sur mur gouttereau.

Rue de Tibidy : ne comprend que des maisons du second quart du 20e siècle : soit de type pavillonnaire au rez-de-chaussée surélevé (7, route de Tibidy) soit des variantes du type ternaire à un ou deux niveaux (14, route de Tibidy ; 7, route de Tibidy) avec des entrées de portails stylisés en ciment ; les maisons sont implantées en milieu de parcelles de grandes surfaces. En s'éloignant du bourg on trouve une ferme datée 1912 et une autre de la fin du 19e siècle de type ternaire.

Rue de Keraliou : le bâti date pour l'essentiel des années 1970 et 1980.

Mursschiste moellon
kersantite moellon
granite moellon
microdiorite quartzique pierre de taille
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée sans travées
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
propriété publique

Références documentaires

Périodiques
  • Association du patrimoine "Dec'h, hizio, warc'hoazh".

    n°8, septembre 2006